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Moyen-orient

La tension reste vive aux abords de la bande de Gaza

Vidéo par Kristell BERNAUD

Texte par Dépêche

Dernière modification : 20/08/2011

La violence a repris vendredi entre Israël et Gaza avec des raids aériens qui ont visé un groupe radical palestinien et le tir de roquettes sur le sud de l'Etat hébreu, au lendemain d'une triple attaque sanglante anti-israélienne.

AFP - Le cycle de violences a repris vendredi entre Israël et Gaza avec des raids aériens meurtriers contre des activistes palestiniens et le tir de roquettes sur le sud de l'Etat hébreu, au lendemain d'une triple attaque sanglante anti-israélienne.

La tension s'est étendue à l'Egypte à la suite de la mort de trois policiers égyptien, dans des circonstances non éclaircies, à la frontière avec Israël.

Les frappes de l'armée israélienne, qui ont fait 14 morts et 40 blessés ces dernières 24 heures, ont de nouveau visé un groupe radical palestinien, les Comités de résistance populaire (CRP), accusé par Israël, malgré son démenti, d'être responsable des attaques de jeudi près de la station balnéaire d'Eilat.

Deux activistes des Brigades Al-Qods, la branche armée du Jihad Islamique, une autre organisation extrémiste, ont également été tués vendredi.

"Notre politique consiste à faire payer un prix très élevé à tous ceux qui nous frappent", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un communiqué, alors que l'escalade de la violence fait craindre un nouveau conflit dans la région.

Les frappes de représailles "ne sont que la première réponse", a prévenu M. Netanyahu, au chevet de soldats israéliens blessés lors des attaques de jeudi.

Le porte-parole de l'armée israélienne, le général Yoav Mordehaï, n'a pas exclu une opération terrestre contre la bande de Gaza, contrôlée par les islamistes palestiniens du Hamas.

"ces attentats font penser aux heures les plus sombres du pays"

Ces dernières heures, des combattants de Gaza ont tiré au total 25 engins contre le sud d'Israël, selon un bilan militaire israélien, faisant un blessé grave.

A Gaza, sept Palestiniens ont été tués et six autres blessés vendredi lors des raids aériens israéliens, selon des sources médicales palestiniennes. Parmi les morts figure Samed Abed, 25 ans, un commandant des CRP, a annoncé un communiqué du groupe.

Jeudi, sept Palestiniens, dont le chef des CRP Kamal al-Nayrab et d'autres responsables du groupe, avaient péri dans les premiers raids de représailles dans la bande de Gaza.

Dans un communiqué, l'armée israélienne a dit avoir visé "des terroristes qui se préparaient à lancer des roquettes contre Israël de trois endroits différents dans le nord de la bande de Gaza".

Les CRP ont nié toute implication dans les attaques d'Eilat mais ont promis de "tout faire" pour venger leurs membres tués. Ils ont revendiqué les tirs de "cinq roquettes Grad, trois roquettes +Nasser+ et sept obus de mortier".

"Les occupants (israéliens) viennent juste d'ouvrir une porte à la vengeance qu'ils ne pourront pas refermer", a prévenu leur porte-parole, Abou Moudjahid.

"Il s'agit d'une escalade injustifiée et nous, au sein des CRP, ne sommes plus tenus par aucune obligation (d'accord)", a-t-il prévenu en référence à la trêve observée depuis le 10 avril à l'encontre d'Israël par les principales organisations armées de Gaza, sous la tutelle du Hamas.

A Ramallah, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas Abbas a réclamé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU pour stopper les raids israéliens sur Gaza, a déclaré à l'AFP le négociateur palestinien Saëb Erakat.

Dans un communiqué, Amnesty International a exhorté Israéliens et Palestiniens à épargner la vie des civils: "Les morts et les blessés civils des deux derniers jours en Israël et à Gaza sont profondément alarmants et cette escalade souligne la nécessité pour chaque partie du conflit de prendre toutes les précautions possibles pour éviter des pertes civiles".

L'Egypte a par ailleurs officiellement protesté auprès d'Israël après la mort de trois policiers et a demandé une enquête, selon l'agence officielle Mena.

"Le sang de l'Egyptien est trop cher pour être versé sans réponse", a réagi le Premier ministre égyptien Essam Charaf dans un message publié sur sa page officielle sur Facebook.

Plusieurs centaines de personnes manifestaient vendredi soir devant l'ambassade d'Israël au Caire en signe de protestation et réclamait l'expulsion de l'ambassadeur, selon une journaliste de l'AFP.

La presse israélienne a fait ses manchettes sur "l'attaque terroriste dans le Sud" qui a coûté la vie à huit Israéliens -six civils, un soldat et un policier-, malgré des avertissements sur une opération de commando imminente dans la région.

Les journaux s'inquiétaient du risque de dégradation de la sécurité entre Israël et l'Egypte. "La paix avec l'Egypte, qui constitue depuis trois décennies un pilier de la sécurité d'Israël, a été gravement ébranlée", a relevé le quotidien Haaretz (gauche).

Première publication : 19/08/2011

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