Dernière modification : 19/08/2011 

- Bourses - Dette souveraine - Économie mondiale


Nouvelle journée de dégringolade sur les marchés européens

Après les Bourses asiatiques qui ont clôturé en baisse, les places financières européennes ont ouvert dans le rouge, ce vendredi, et continuent de creuser leurs pertes. Jeudi déjà, les marchés mondiaux avaient connu une journée noire.

Par FRANCE 24 - Jean-Louis MOURIER, directeur de recherche économique chez Aurel BCG. (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Les Bourses mondiales plongeaient encore vendredi, au lendemain d'une journée noire, les investisseurs entrevoyant le spectre d'une récession aux Etats-Unis et en zone euro et craignant un tarissement des liquidités des banques européennes.

"Les investisseurs se montrent de plus en plus convaincus que le ralentissement de l'économie mondiale est plus fort et plus durable qu'ils le pensaient jusque-là", a souligné Christian Parisot, économiste chez le courtier Aurel BGC.

Les mauvaises nouvelles aux Etats-Unis, première économie mondiale, se sont multipliées ces derniers jours: l'immobilier ne redémarre pas, le chômage repart à la hausse et l'activité manufacturière est faible.

En Europe, le mini-sommet franco-allemand de mardi, destiné à apaiser les marchés concernant la zone euro, n'a pas eu les effets escomptés.

La banque Morgan Stanley a renforcé les doutes sur la vigueur de l'économie mondiale jeudi, en revoyant à la baisse ses prévisions de croissance pour 2011 et 2012.

Ses analystes ont même fait valoir qu'ils jugeaient "les économies des Etats-Unis et de l'Europe dangereusement proches de la récession".

Du coup, les Bourses étaient encore malmenées vendredi: vers 10H00 GMT, Paris cédait 3,05%, Francfort 3,49%, Londres 2,32%, Madrid 2,35% et Milan 2,28%.

Wall Street avait clôturé en nette baisse jeudi: le Dow Jones a lâché 3,68% et le Nasdaq 5,22%.

Signe des inquiétudes liées à l'économie mondiale, les valeurs cycliques -- sensibles à la conjoncture -- reculaient, à l'image d'ArcelorMittal (-3,92%) ou de BMW (-4,13%).

Les doutes sur la capacité des banques européennes à se refinancer continuaient également de peser très lourdement sur les échanges.

A Paris, Société Générale, qui a perdu près de 40% de sa capitalisation boursière depuis un mois, reculait de 4,54% et BNP Paribas 3,45%. A Londres, Barclays cédait 4,74% et à Francfort, Commerzbank dévissait de 2,11%.

"Les valeurs bancaires baissent davantage puisqu'elles sont prêteuses à toute l'économie et on sait que, dans un scénario de récession, le taux de défaillances va croître et que leurs marges vont baisser", a relevé Valérie Gastaldy, spécialiste du secteur bancaire au bureau d'analyses Day by Day.

Le Wall Street Journal avait mis en avant la fragilité du secteur jeudi: selon le quotidien, la Réserve fédérale américaine s'inquiète de la capacité des filiales aux Etats-Unis de banques européennes à maintenir un niveau adéquat de liquidité, au cas où leurs maisons mères seraient contraintes à rapatrier brutalement des capitaux.

Et la Banque centrale européenne avait indiqué dans la nuit de mercredi à jeudi avoir pour la première fois depuis février accordé un prêt, de 500 millions de dollars pour sept jours, à une banque européenne, ravivant les doutes des investisseurs.

Mais l'institution européenne s'est voulue rassurante vendredi.

Son économiste en chef, Jürgen Stark, a dit "prendre au sérieux" les signaux de tension sur le marché interbancaire européen avec des banques de la zone euro qui rechignent à se prêter entre elles.

Néanmoins, "la situation n'est pas comparable à celle de l'automne 2008 après la faillite de Lehman Brothers", la banque d'investissement américaine dont le dépôt de bilan en septembre 2008 avait déclenché la crise financière, a-t-il insisté.

Les inquiétudes sur la Grèce, qui étaient passées au second plan après le sommet du 21 juillet à Bruxelles, ont refait surface.

Des incertitudes pèsent en effet sur le nouveau plan international d'aide à la Grèce, d'un montant de 159 milliards d'euros, car plusieurs pays contributeurs veulent désormais bénéficier de garanties d'Athènes à l'instar de celles obtenues par la Finlande.

L'accord conclu le 16 août prévoit que la Grèce dépose dans les caisses de l'Etat finlandais une somme qui, ajoutée aux intérêts qu'elle produira, couvrira au bout du compte le montant du prêt garanti par la Finlande.

Et ce alors que le ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, a prévenu vendredi que le PIB du pays pourrait chuter de plus de 4,5% en 2011, contre 3,8% prévu jusqu'à présent.

M. Vénizélos a également renvoyé à "la première ou deuxième semaine d'octobre", le bouclage du programme d'échange d'obligations prévu par le plan de sauvetage de la Grèce. "Il faut que les Parlements votent", a-t-il fait valoir.

Sur le marché de la dette, davantage prisé en période d'aversion au risque, les taux à 10 ans de l'Allemagne et de la France se stabilisaient, après avoir sensiblement reculé la veille.

Les taux des obligations américaines, allemandes et britanniques à même échéance avaient même atteint leur plus bas niveau historique jeudi.

"Le marché obligataire est en train de constituer une bulle. Actuellement, prêter de l'argent au gouvernement, c'est payer un impôt, puisque cela rapporte moins que l'inflation. C'est mauvais pour l'épargne", a prévenu Gregori Volokhine, de Meeschaert Capital Markets.

Le prix de l'or, valeur refuge par excellence, grimpait fortement vendredi, se hissant pour la première fois au-dessus de 1.860 dollars l'once.

L'euro se stabilisait face au dollar, dans un marché toujours hésitant, mais reculait face au franc suisse, dont la flambée se poursuivait malgré les mesures prises mercredi par la Banque nationale suisse pour enrayer son envolée.

En Asie, la Bourse de Tokyo a achevé la semaine sur une nouvelle chute (-2,51%), aggravée par la cherté du yen, autre valeur refuge. Hong Kong (-3,08%), Shanghai (-0,98%) et Séoul (-6,22%) ont suivi la même tendance.

Commentaires (2)

et gros? t'as pas un billet?

Un joueur possède 1000€, il entreprend de les jouer au casino pour gagner plus, il échange son argent contre des jetons comme il est de coutume, il pari sur différents jeux, poker, roulette, machines à sous... il perd... mais comme il croit que c'est le meilleur, il pense que c'était vraiment pas de bol, il va alors chez sa banque, il emprunte 1000€, et retourne au casino pour jouer et se refaire... il perd... mais comme il est persuadé que c'est le meilleur, il hypothèque sa maison, envoi sa femme et ses deux enfants chez sa tente Béatrice, et se retrouve avec 1000€, qu'il s'empresse d'aller jouer au casino, comme c'est le meilleur, il va se refaire... il perd...

Dans la vraie vie, cet homme est un accro au jeu, le seul but dans sa vie est d'épater les copains en montrant ses gains (pas le fait d'avoir de l'argent, mais de prouver qu'il est le meilleur, tu vois, j'te l'avais dit qu'c'est moi l'meilleur!!!), il fini dans un hôpital psychiatrique, sa maison est saisie pour rembourser la banque qui sera revendue pour une bouchée de pain, sa femme et ses enfants seront à la rue et il finira par se tirer une balle lorsqu'il affrontera la dure réalité de la vie...

Enfin, dans une vrai vie pour Monsieur tout le monde, parce que dans la planète finance, le joueur est un trader, le casino est la bourse, la banque est l'investisseur, sa maison, sa femme et ses enfants sont des entreprises, et ses 1000€ sont ses capitaux... Dans cette vrai vie là, quand un joueur perd, c'est pas de sa faute, c'est forcément celles des autres, celles des jeux du casino qui sont truqués, ou celles des investisseurs qui refusent d'investir dans un casino aux règles douteuses, ou de la faute des entreprises prisent en otage et acculées de rumeurs sans fondements entrainant licenciement et austérité, ou peut être celle de Béatrice, cette citoyenne modèle, qui a toujours travaillé dure et qui s'occupe de la femme et des deux enfants, qu'on accuse de ralentir la croissance parce qu'elle ne peut plus acheter de TV Sany, de voiture Tayoto, et de maison Vynci avec son petit salaire pour quatre. Mais à force de râler, parce que ça râle plus fort que les autres ces bêtes là, ils finissent toujours par retrouver leurs 1000€ qui s'empressent d'aller jouer... Mais ça, c'est pas nouveau, y a de cela une bonne vingtaine d'années que ça fonctionne sans plus aucunes limites, le trader va se plaindre aux investisseurs, qui viennent se plaindre aux citoyens (l’État), qui s'empressent de donner du pain aux investisseurs (pour avoir la paix) qui s'empressent de le donner aux traders (parce qu'ils sont persuadés qu'ils vont se refaire...).

Enfin ça marche seulement quand y a suffisamment de joueurs honnêtes à sauver dans le casino (l’État à grand cœur, si y a une seule brebis parmi les loups, il n'hésitera pas à aller la sauver...). Maintenant que les investisseurs constatent que c'est pas au casino qu'on se fait du blé (patrimoine, assurance et etc... j'aurais envie de dire dans les champs, mais ce monde serait alors TROP normal) et se font la mâle discrètement (et ils ont raison) alors il ne reste plus que des joueurs accros dans le casino... et les citoyens (l’État) n'ont pas spécialement envie de leurs donner un coup de main (encore 1974, et encore 2005, et encore 2008, et encore 2012 ????? ...), à part peut être pour construire plus d’hôpitaux psychiatriques pour les soigner.

Si une bourse perd et une autre gagne, c'est qu'il y un perdant et un gagnant (vase communicant). Si les toutes les bourses s'effondrent, c'est que plus personnes n'a envie de jouer...

Un citoyen qui ne comprend pas que l'on puisse considérer un trader comme un métier..., qui ne comprend pas qu'on puisse acheter une action dans la fabrication des bonbons Horiba alors que j'ai du diabète, et de la vendre dans les 5min qui suit en assurant m'investir dans l'avenir du bonbon... qui ne comprend pas son État, sensé le représenter (parmi tant d'autres^^), à vouloir désespérément soutenir ces cas sociaux, surtout après s'être fait dépouillé il y a si peu de temps...

p.s. Mr France 24, svp, ne le censurez pas, c'post là, pour de l'amour de l'encre^^

Les marchés européens dans le rouge à l'ouverture

je pense que la tourmente dans laquelle sont englués les marchés n'est que le resultat de mauvaises decisions prises lors de la derniere crise financiere de 2008. les autorites politiques n'ont jusqu'ici engagées aucune veritable reforme nvisant a faire repartir l'economie réelle tel que l'abaissement des taux directeurs afin de faciliter l'acces aux credits et donc de relancer la croissance

Réagir à cet article
To prevent automated spam submissions leave this field empty.

Sur le même sujet

 
 
 
Fermer