Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REPORTERS

Exclusif - Dans l'enfer des prisons secrètes

En savoir plus

#ActuElles

Suède : un modèle de parité ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

UE - USA : la guerre économique est-elle déclarée ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

UMP et PS sous tension

En savoir plus

TECH 24

Giroptic : la start-up lilloise star de Kickstarter déjà GoPro killer ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Conférence sociale : le gouvernement mise sur l'apprentissage

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Amnesty dénonce les violences faites aux femmes en Égypte

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

France : la loi anti-djihad de Cazeneuve

En savoir plus

FOCUS

L'essor d'un bouddhisme radical

En savoir plus

  • Gaza : seule une solution politique peut garantir la sécurité d’Israël

    En savoir plus

  • Défilé du 14-Juillet : la présence de soldats algériens fait polémique à Alger

    En savoir plus

  • "Maintenant, fais tes prières" : Amnesty dénonce la torture dans l'est ukrainien

    En savoir plus

  • Cynk, l’entreprise fantôme qui valait quatre milliards

    En savoir plus

  • Exclusif - Dans l'enfer des prisons secrètes

    En savoir plus

  • Tuerie de Bruxelles : Nemmouche accepte d'être extradé vers la Belgique

    En savoir plus

  • Les forces kurdes revendiquent la prise de deux champs pétroliers

    En savoir plus

  • Le FC Barcelone casse sa tirelire pour s’offrir le controversé Luis Suarez

    En savoir plus

  • À Kaboul, Kerry plaide pour un audit des résultats de la présidentielle

    En savoir plus

  • Vidéo : à Gaza, entre pénuries et guerre psychologique

    En savoir plus

  • La fillette américaine, "guérie" du sida, est toujours séropositive

    En savoir plus

  • Vidéo : le sélectionneur du Niger Gernot Rohr livre sa vision du Mondial

    En savoir plus

  • En images : une station service israélienne touchée par une roquette

    En savoir plus

  • Vidéo : à Tel-Aviv, les habitants vivent dans la peur des tirs de roquettes

    En savoir plus

  • Obama face à la "crise humanitaire" des mineurs clandestins au Texas

    En savoir plus

Asie - pacifique

L'opposante Aung San Suu Kyi a rencontré le président Thein Sein

©

Vidéo par Cyril PAYEN

Texte par Dépêche

Dernière modification : 07/10/2011

Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix et leader de l'opposition birmane, libérée en novembre après sept années de résidence surveillée, a rencontré pour la première fois le président Thein Sein, au pouvoir depuis mars dernier.

AFP - L'opposante birmane Aung San Suu Kyi a rencontré vendredi pour la première fois le président Thein Sein, dernier geste en date du nouveau régime "civil" pour améliorer ses relations avec ses adversaires.
              
Leur entretien a duré environ une heure au bureau du président dans la capitale Naypyidaw, selon un proche de la lauréate du prix Nobel de la paix. Mais rien n'a filtré sur le contenu.
              
"C'est une étape importante pour la réconciliation nationale. Nous devrions tous travailler ensemble", avait déclaré à l'AFP avant cette rencontre Ko Ko Hlaing, principal conseiller politique du président.
              
L'opposante, libérée en novembre de sept années de résidence surveillée, avait largement remporté les élections de 1990 avec la Ligue nationale pour la démocratie (LND), mais n'a jamais été autorisée à prendre le pouvoir. La LND a été dissoute l'an dernier par les autorités pour avoir refusé de participer aux élections de novembre, les premières en 20 ans.
              
Depuis ce scrutin décrié, la junte du généralissime Than Shwe s'est auto-dissoute et a passé la main fin mars à un gouvernement dit "civil" mais largement contrôlé par les militaires. Thein Sein, ancien Premier ministre de la junte, est lui-même un ancien général.
              
Le régime avait demandé à l'opposante en juin d'arrêter ses activités politiques et mis en garde contre la tournée politique qu'elle avait évoquée, susceptible d'entraîner "le chaos et des émeutes". Mais il semble depuis avoir changé de stratégie.
              
Mme Suu Kyi, qui a passé la majorité des 20 dernières années enfermée, a rencontré par deux fois ces dernières semaines le ministre du Travail. Et le nouveau gouvernement "civil" a promis vendredi dernier, lors de sa première conférence de presse, de continuer le dialogue avec elle.
              
L'opposante a également pu effectuer sans encombre dimanche son premier déplacement politique en dehors de Rangoun, lors duquel elle a appelé à l'unité du pays et attiré des milliers de partisans sur son passage.
              
Les Etats-Unis se sont dits "encouragés" par ce déplacement. Et l'ONU a "salué" le dialogue avec l'opposante.
              
Mais la communauté internationale réclame également des mesures concrètes du nouveau régime. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a en particulier une nouvelle fois réclamé la "libération" des quelque 2.000 prisonniers politiques.
              
Le dialogue avec l'opposante est "important", a commenté vendredi un diplomate occidental à Rangoun, ajoutant malgré tout que les motivations du gouvernement n'étaient pas claires.
              
Pour David Mathieson, de l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch, il est pour l'instant impossible de savoir si ces derniers développements sont simplement du "théâtre" ou "un véritable moment de changement".
              
"Nous ne connaissons simplement pas le fonctionnement interne du nouveau gouvernement. Mais en termes de libertés fondamentales, et (quant à savoir) si la situation des droits de l'Homme s'améliore, certainement pas".
              
Le gouvernement birman a également autorisé la venue pour la première fois depuis février 2010 du rapporteur spécial de l'ONU pour les droits de l'Homme en Birmanie, Tomas Ojea Quintana, qui doit arriver ce dimanche pour une visite de plusieurs jours.
              
Après sa dernière mission, l'Argentin avait estimé dans un rapport que certaines violations des droits de l'Homme dans le pays pourraient constituer des "crimes contre l'humanité" et réclamé une enquête internationale.
              
La junte avait totalement rejeté ces accusations et ne l'avait plus autorisé à entrer dans le pays par la suite.
              
Les médias d'Etat ont d'autre part abandonné depuis quelques jours des slogans publiés quasi quotidiennement depuis des années, qui fustigeaient les médias étrangers comme la BBC, accusés de diffuser des "programmes meurtriers" et de "semer la haine parmi le peuple".
             
 

Première publication : 19/08/2011

  • BIRMANIE

    Premier déplacement politique pour Aung San Suu Kyi depuis sa libération

    En savoir plus

  • BIRMANIE

    Le gouvernement s'accorde avec l'opposition d'Aung San Suu Kyi

    En savoir plus

  • BIRMANIE

    Le nouvel homme fort du pouvoir civil reste sous le contrôle de la junte militaire

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)