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Dernière modification : 25/08/2011

"Kadhafi, plutôt vif que mort"

Presse internationale, Jeudi 25 août. A voir dans la presse internationale ce matin, Tripoli après la chute de Kadhafi. Le colonel est toujours en fuite, et sa tête vient d’être mise à prix:1,7 millions de dollars, mort ou vif. Mais beaucoup préfèreraient le voir arrêté, et jugé.

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On commence cette revue de presse internationale avec la situation à Tripoli, et un reportage du Guardian, qui revient sur l’entrée des combattants dans Tripoli et la chute du QG de Kadhafi.
 
L’ancien régime a désormais déserté le cœur du pouvoir, Bab al Azizia mais aussi le quartier des ministères, et le reporter nous raconte ces bureaux abandonnés par l’ancien gouvernement, ces bureaux ouverts «comme si  les ministres étaient juste sortis pour leur pause déjeuner», où les portraits de Kadhafi sont toujours suspendus aux murs.
Un peu plus loin, l’ambassade britannique, pillée en mars dernier par les forces loyalistes, la piscine de l’ambassadeur abandonnée, remplie d’algues désormais, avec cette affichette qui est restée: «Prière de se doucher avant la baignade».
Une découverte on l’aura compris assez  surréaliste de la capitale, une expérience «serpentine» à travers la ville, à travers des check points de fortune, parfois montés avec des ordures ménagères, le portrait de Kadhafi délibérément jeté au milieu.
Le reporter croise des combattants; la plupart se montrent amicaux, mais pas tous. Certains l’arrêtent et exigent ses papiers: «qui nous dit que vous n’êtes pas un espion ?», lui demandent-ils. Les habitudes ont la vie dure…
 
Et cette fébrilité s’explique aussi par la disparition du colonel Kadhafi, qui est toujours en fuite au moment où nous parlons, et qui reste une source d’inquiétude à Tripoli, au point que les  insurgés viennent de mettre sa tête à prix: 1,7 million de dollars pour la tête du "Guide" libyen, mort ou vif.
Mais ce matin The Daily Beast plaide pour qu’on le capture vivant: le colonel doit être livré au tribunal de La Haye pour répondre des crimes contre l’humanité qu’il a commis.
Certes, conclut le journaliste, Kadhafi doit payer pour ce qu’il a fait aux Libyens, mais il doit aussi répondre de l'attentat de Lockerbie qui a tué 270 personnes en 1988, et de l’attentat du DC-10 d'UTA qui a fait 170 morts, en 1989.
The Daily Beast qui revient également ce matin sur les dividendes récoltés par le président Obama après l’intervention de la coalition en Libye. Le président américain peut se consoler de ses déconvenues domestiques - croissance en berne et guérilla parlementaire avec les Républicains - grâce à ses succès extérieurs. Sa stratégie mesurée, multilatéraliste, et au cas par cas est entrain de porter ses fruits. Et c’est sans compter ce qui est sans doute sa plus grande réussite: la mort de Ben Laden.
Un autre sujet est aussi largement évoqué ce matin, la démission de Steve Jobs de la direction d’Apple. L’Américain qui a cofondé et dirigé Apple pendant 35 ans, le père de l'iPhone, qui est devenu l’une des figures emblématiques de la Silicon Valley, un gourou presque. Je vous propose de jeter un coup d’œil à cette déclaration d’amour qu’on a trouvée sur le Huffington Post: «Nous sommes Steve Jobs», une déclaration d’amour à cet homme visionnaire.
Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse française (du lundi au vendredi, 6h23-7h10-10h40 heure de Paris) et la Revue de presse internationale (du lundi au vendredi à 9h10 et 13h10). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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