Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Football: sanction démesurée pour Brandao ?

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Tchéky Karyo

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Beyrouth des Arts du couturier Elie Saab

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Jacques Attali, président de PlaNet Finance

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Beyrouth des arts, avec Nadine Labaki (partie 1)

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Beyrouth des arts (partie 2)

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Jeff Koons, l'icône du néo-pop s'expose à Paris !

En savoir plus

FOCUS

Massacre de Thiaroye : une histoire toujours controversée, 70 ans après

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Réunion de l'Opep sous haute pression

En savoir plus

SPORT

Jean-Pierre Bernès, le paria devenu agent millionnaire

Texte par Emmanuel VERSACE

Dernière modification : 25/08/2011

Rescapé du plus gros scandale du football français, Jean-Pierre Bernès a réussi un retour gagnant dans le monde des affaires et du ballon rond. L’ex-dirigeant de l’OM fait désormais partie des agents les plus puissants de France.

À une semaine de la fin des transferts, Jean-Pierre Bernès, ex-dirigeant de l’OM reconverti en agent de joueurs depuis 1999, est déjà le grand gagnant de ce mercato.

Son dernier coup en date est le transfert de son client, le milieu de terrain Samir Nasri, passé d’Arsenal à Manchester City pour un montant de 28 millions d’euros. Avant lui, deux autres de ses protégés, Jérémy Ménez et Blaise Matudui, ont signé au Paris Saint-Germain pour 8 millions d’euros chacun ; Alou Diarra, capitaine de l’équipe de France et néo-Marseillais, a été, quant à lui, acheté pour 5 millions d’euros.

De ces 49 millions au total, Bernès touchera 10 % via sa société Foot Conseil, sans compter un pourcentage perçu sur le salaire brut des joueurs. "Avec Alain Migliaccio, Karim Aklil, Christophe Mongai et Franck Belhassen, il fait partie des cinq agents qui se font de l'argent dans la profession en France", explique un de ses confrères sous couvert d'anonymat.

La chute après l'affaire Valenciennes-OM

Résumé de l'affaire VA - OM (France 2)

Si pendant longtemps l’homme était intrinsèquement lié à l’affaire Valenciennes-OM, le plus grand scandale de l'histoire du football français (voir encadré et vidéo ci-contre), Jean-Pierre Bernès s’est depuis forgé une solide image d’agent "requin" pour les uns, de "doué" pour les autres.

Condamné en 1995 par le tribunal correctionnel de Valenciennes à deux ans de prison avec sursis dont trois semaines fermes, Jean-Pierre Bernès est également interdit d’exercer toutes activités liées au football. Une interdiction que lèvera la Fifa en 1996. Après une dépression et plusieurs tentatives infructueuses pour revenir dans les affaires, Bernès est contraint de se faire à l’idée que les clubs ne veulent plus de lui. Avec l’aide de son ami, Alain Migliaccio, agent condamné à ses côtés dans l’affaire des comptes de l’OM, il tente une reconversion en tant qu'agent de joueurs.

L'affaire VA-OM en bref

En 1993, Jean-Pierre Bernès et d'autres dirigeants de l'Olympique de Marseille dont le président du club de l'époque Bernard Tapie, sont accusés d’avoir versé de l’argent (250 000 francs) au défenseur valenciennois Jacques Glassmann et deux autres joueurs, Jorge Burruchaga et Christophe Robert. Le but est d'encourager les joueurs du VA à lever le  pied lors d’un match de championnat quelques jours avant la finale de Coupe d’Europe que va disputer, puis remporter, l’OM.

"Il a réussi, c’est un fait"

Son premier coup, avec l’attaquant lyonnais Florian Maurice, lui permet de mettre le pied à l’étrier. La suite est le succès que l'on connaît. Mais cette réussite suscite les critiques car Bernès n’est pas seulement en charge de gérer des joueurs français de renom (Franck Ribéry, Sébastien Squillacci, Jérémy Mathieu, Jimmy Briand, Marc Planus), il gère aussi la carrière sportive de plusieurs entraîneurs de Ligue 1 dont celle de Didier Deschamps (OM), Christophe Galtier (St-Etienne), Jean Fernandez (AS Nancy Lorraine) et bien d’autres, sans oublier Laurent Blanc, ex-coach des Girondins de Bordeaux et actuel sélectionneur de l’équipe de France.

Un double emploi normalement interdit par la Fédération française de football (FFF) et dont le milieu critique le possible conflit d’intérêt. "Au-delà du personnage, dont on dit ce qu’on veut, je pense qu’à terme sa position est intenable. Gérer à la fois des entraîneurs et des joueurs est source de confusion et d’interprétation", résume un agent de la Fifa dans un article paru dans le JDD en 2010. "C’est sûr, c’est plus simple de caser des joueurs quand on a dans son "écurie" Laurent Blanc", confie un autre à France24.com.

"C’est quelqu’un de doué, sinon il ne travaillerait pas avec autant de grands joueurs. Il a réussi, c’est un fait. La seule chose qui m’a dérangé quand il a débuté est que la Fifa exige un casier judiciaire vierge. Ce n’est pas son cas", confie-t-il perplexe. "Dans la profession, ce sont les joueurs qui font les agents et pas le contraire. Maintenant, même Bernès n’est pas à l’abri d’un retournement de situation", conclut-il.

Première publication : 25/08/2011

  • FOOTBALL

    Samir Nasri sur le point de rejoindre Manchester City

    En savoir plus

  • FOOTBALL

    Jérémy Ménez et Blaise Matudui rejoignent officiellement le PSG

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)