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Face au CNT, Alger se terre dans la diplomatie du silence
Depuis le début de la crise libyenne, l'Algérie a opté pour le silence et la non-ingérence. C'est l'un des derniers pays arabes à ne pas reconnaître officiellement la légitimité du CNT, plombant les relations diplomatiques entre les deux pays.
Le drapeau monochrome de la Libye de Kadhafi qui flottait jusqu’à présent sur le fronton de l’ambassade libyenne d’Alger est tombé, remplacé lundi par l’étendard rouge, noir et vert de la Libye nouvelle. Un geste symbolique mais sans portée politique. "La mise en place du nouveau drapeau libyen sur l’ambassade d’Alger est probablement une initiative individuelle de la part de Libyens qui vivent à Alger. Cela n’a rien d’une reconnaissance officielle", précise Abdallah Ben Ali, chroniqueur politique internationale pour FRANCE 24.
La diplomatie algérienne restait en effet encore muette jeudi, se refusant toujours à reconnaître officiellement le Conseil national de transition (CNT), l’organe politique des opposants au régime libyen.
Depuis le début de la crise libyenne, Alger a opté pour le silence et la non-ingérence. Le gouvernement d’Abdelaziz Bouteflika n’a pas condamné les exactions de Kadhafi et a toujours refusé, avec la Syrie, l’intervention de l’Otan en Libye. Alger et Damas sont aujourd’hui parmi les dernières capitales arabes à ne pas reconnaître officiellement la légitimité politique des combattants anti-Kadhafi.
Le sentiment anti-algérien
Les relations diplomatiques sont d’autant plus houleuses entre les deux pays que le CNT accuse l’Algérie d’avoir soutenu le régime de Kadhafi, en facilitant le passage d’armes et de mercenaires entre les deux pays depuis le début de la crise. Une accusation mal digérée par Alger qui dément fermement et soumet désormais la reconnaissance du Conseil de transition à des excuses publiques.
Du côté libyen, les suspicions restent bien ancrées et nourrissent un fort sentiment anti-algérien. Le chef de la diplomatie algérienne, Mourad Medelci, a demandé au secrétaire général de l’ONU "d’assurer la protection des diplomates et des locaux de la mission algérienne" après que l’ambassade d’Algérie à Tripoli a fait l’objet d’une "série de violations" dans la nuit du 21 au 22 août.
La menace d’Aqmi
Parmi les craintes avouées de l’Algérie, celle du terrorisme. Le gouvernement de Bouteflika exige que le CNT s'engage avec "vigueur" contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
L’Algérie, qui possède une frontière commune de près de 1 000 kilomètres avec la Libye, redoute que des groupes djihadistes liés à Aqmi profitent de la défection de Kadhafi pour acheminer des armes, en provenance des stocks abandonnés du régime libyen, vers leurs bases du Sahel.
Dès la fin février et le soulèvement de Benghazi, de grandes quantités d'armes ont été prélevées par les groupes salafistes et les djihadistes des casernes et dépôts de munitions où elles étaient stockées. En avril, un responsable de la sécurité Algérienne confiait à l’agence Reuters ses inquiétudes : "Si le régime Kadhafi tombe, ce sera toute la Libye, en tant que pays aux frontières étanches (...), qui disparaîtra, au moins pendant un bon moment, suffisamment long pour qu'Aqmi se redéploie jusqu'à la Méditerranée", avait-il alors déclaré sous couvert d’anonymat.
Crainte de la contagion
Outre la menace terroriste, le pouvoir algérien, confronté à un climat social délétère, voit d’un mauvais œil la chute du dictateur voisin et craint le risque de contagion. Le président Bouteflika, qui enchaîne les réformes et contre-réformes au gré des évolutions des révoltes arabes, a vu ses deux homologues, Ben Ali et Kadhafi, être chassés du pouvoir ; il redoute d’être le prochain sur la liste.
"L’autoritarisme moyenâgeux du régime libyen arrangeait parfaitement 'les affaires' du pouvoir algérien en crise cyclique de légitimité. Et aujourd’hui que la tête de Kadhafi est mise à prix par le CNT libyen, on se sent presque "solidaire" dans les palais d’Alger avec le colonel en fuite", écrit le journaliste algérien Fayçal Métaoui, dans une tribune enflammée d’El Watan le 26 août.
Comment l’Algérie peut-elle alors ne pas se sentir directement visée par les déclarations du ministre des Affaires étrangères turc, Ahmet Davutoglu, qui affirmait, le 22 août à Addis-Abeba, que "les événements en cours en Libye sont une leçon pour les dirigeants de la région. Ils montrent que ceux qui n’écoutent pas leur peuple ne peuvent pas rester au pouvoir".
Mais si l’Algérie connaît les mêmes frustrations que ses voisins, la poignée de manifestations qui ont lieu depuis janvier dernier ont été presque toujours étouffées. Les revendications sont restées éclatées par secteur socioprofessionnel, sans trouver de voix commune ni l’élan d’une colère collective.
"L’Algérie sort d’une décennie noire de guerre civile qui a commencé en 1992. Il y a un vrai traumatisme dans la population qui se montre donc réticente à destabiliser l’État et à retomber dans le chaos", tempère cependant le journaliste de FRANCE 24 Abdallah Ben Ali.
Pour éviter le chaos social, Abdelaziz Bouteflika est donc resté sans voix et sans diplomatie ; une omerta qui risque peut-être de le laisser sans avenir.




























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(47) Réactions
oui pr lalgerie
il faut pas oublier que lalgerie a vecu le pire et voila apres la crise nous essaillons de nous guerire laissez nous vivre en paix ona la liberte de sexprimer de circuler de faire lislam comme nous voulons une liberte totale stoooooooooooooop
Libye/Algérie
l'Algérie se dit complètement neutre avec des engagements comme:
le libre passage d'armes & de mercenaires sur la frontière Libye/Algérie, les transfères de milliard de dollars des dirigeants libyens via les banques Algériennes, le libre passage & l’accueil de 6 voitures blindées remplis de dirigeants Libyens & très certainement (en suivant son argent..)L'EXIL doré de kadhafi, heureusement que l'Algérie se dit neutre car si il y avait ingérence, ils envahiraient la Libye...
sereins.
Les chiens aboient et la caravane passe....
Ah ben ca promet, on dit que
Ah ben ca promet, on dit que la france est un pays de libre expression, mais je voie que ma reaction n'a meme pas ete validee. et vous parlez des pays du maghreb. je me demande ou est la vrai democratie. bravo france 24
Je ne sais pas qui est ce
Je ne sais pas qui est ce journaliste, mais permetez moi de vous dire que vous 'avez rien compris. et que vous etes a cote de la placque. on ne peut pas comparrer le regime algerien au regime des autres pays du maghreb. vu que chez nous le president est elu par le peuple a la base. et j'en passe. donc renseignez vous avant d'ecrir et de publier ce jenre de difamation. merci
Front du fer et de l'acier.
Historiquement les quatre pays Irak, Syrie, Libye et Algérie se sont regroupé en une affinité politique, en créant le front du fer et de l'acier dans les années soixante dix, se proclament nationaliste et révolutionnaire. Ces régimes sont tous issus d'un coup d'Etat. Au fil du temps, ils se sont consolidés en véritables dictatures. En Algérie, Boumedienne a soutenu Guedafi pour renverser le Roi de Libye. Depuis ce temps, il y avait des liens étroits entre les deux pays sur le plan politique et idéologique. Puis, il y des investissements publics et privés algériens en Libye que le pouvoir espères maintenir.
vive l algerie peuple revolutionnaire
a tout les harkis qui essaient de nous destabiliser vous n y arriverai jamais boutflika nous l avons unis et nous jouissons d une liberté d expression en algerie donc pourquoi se revolté lui meme a dit qu il ne se representera plus au prochaine elections. a tout les algeriens mobilisé vous pour ne ppas faire comme ces boeuf d egypte de lybie etc dirigé jusqua present par l occident et son sionisme ne leur laisson pas la breche pour ne pas etre attaqué car notre pays risquerai d etre divisé tout ce qu il veule c est bien notre petrole et de destabilisé l islam ALGERIE POUR TOUJOURS
Pauvre Algerie
le regime criminel algerien ne peut durer EN USANT LE MENSONGE , LA MANIP. ET SES RESEAUX MAFFIEUX POUR PERDURER ALORS AU SUIVANT APRES BEN ALI, MOUBAREK ET KADDAFI AU SUIVANT!!!
Pas que pour le pétrole
La NATO ne s'est pas occupée de la Libye uniquement pour le pétrole, mais aussi pour réduire l'indépendance de ce pays et son influence dans le monde africain.
Par exemple: Qadhaffi avait le projet d'abandonner le dollar comme monnaie d'échange pour le pétrole et d'instaurer une nouvelle monnaie (le Dinar d'or) avec la participation d'autre pays africains. (Chose que j'espère voir en Algérie: abandon du dollars comme monnaie d'change pour le pétrol et le gaz, liquidation des réserves de dollars contre de l'or, rappatriement des fonds placés à l'étranger)
Comme disait Sarkösy l'américain:"nous irons ensemble vers ce nouvel ordre mondial, et personne, je dis bien personne, ne pourra s'y opposer"
BRAVO A L'ALGERIE
L'otan sioniste piloté par sarkonard et bhl le pd sont responsable de la guerre civile en Lybie, responsable des viols commis sur des femmes, responsable de la torture et la mort d'africains, responsable du chaos et ils remettent tous ces crimes sur khadafi ce ne sont que de gros laches. Les rebelles sont des barbares sanguinaires. JE DIS UN GROS BRAVO AUX ALGERIENS POUR NE PAS RECONNAITRE CES CRIMINELS J'ESPERE QUE LA TUNISIE FERA DE MEME ON C'EST BATTU POUR LA JUSTICE ET NON POUR FAIRE TRIOMPHER DES CRIMINELS.