Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

POLITIQUE

Bruno Le Roux : il est "indigne" de se servir du drame de Sivens

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le choc de simplification ne doit pas être contredit par un choc de complexification"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Ouagadougou en pleine crise, Jérusalem sous tension

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Gaz russe : un accord enfin trouvé entre la Russie, l'Ukraine et l'UE

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Fin de règne au Burkina Faso ?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Journée insurrectionnelle au Burkina Faso

En savoir plus

DÉBAT

Burkina Faso : quelle transition possible ? (Partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

Crise au Burkina Faso : l’état de siège déclaré (Partie 1)

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Tibéhirine : "Nous voudrions expertiser" les prélèvements, dit Trévidic

En savoir plus

Nos grands reporters et nos correspondants aux quatre coins du globe vous proposent des reportages long format. Ils viennent ensuite les décrypter en plateau. Le samedi, à 20h40.

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 27/08/2011

Somalie : faim de guerre

La Somalie endure aujourd’hui la plus grave crise humanitaire au monde, selon l’ONU. La population est contrainte de fuir les provinces ravagées par la famine. Certains choisissent de rallier Mogadiscio, une capitale en guerre où les humanitaires ont les pires difficultés à leur venir en aide.

Ils sont près de cent mille, installés dans des huttes de branches et de chiffon un peu partout dans Mogadiscio. Tous sont en haillons, le visage émacié, le regard délavé par la faim et des journées de marche interminable sous un soleil de plomb.

Ils ont tous la même histoire : une terre rendue stérile par la pire sècheresse en 60 ans, les bêtes qui meurent de faim les unes après les autres, l’aide humanitaire bloquée par les Shebabs, les premiers décès dans le village et puis la décision de tout abandonner, de partir à pied le ventre vide pour ne pas mourir de faim.

À Mogadiscio, ils pensaient trouver de l’aide, des sacs de nourriture distribués et une vraie chance de rebondir, de trouver une nouvelle vie. Mais le plus souvent, il n’y a rien ; sinon la violence quotidienne d’une ville en proie à une guerre civile depuis plus de 20 ans.

Mogadiscio est un enfer. C’est l’un des endroits les plus dangereux de la planète où des miliciens armés appartenant à différents clans s’affrontent parfois en pleine rue, au fusil d’assaut, pour quelques sacs de céréales. Dans ce contexte les organisations humanitaires ont bien du mal à travailler.

Des hommes armés font régner la terreur dans les camps

Les entrepôts du Programme Alimentaire Mondial (PAM) sont pleins, et à l’aéroport, on décharge des caisses de médicaments et de nourriture à longueur de journée. Le problème est de distribuer l’aide. Le 5 août, une grande distribution de nourriture sèche était organisée, mais elle s’est terminée en fusillade. Une dizaine de réfugiés sont morts et les assaillants sont repartis avec des camions chargés de nourriture.

À Mogadiscio, les travailleurs humanitaires étrangers sont une cible, et la nourriture, une denrée bien trop précieuse, ils ne peuvent pas travailler dans les camps. Seule solution, s’appuyer sur des partenaires locaux qui doivent eux-mêmes batailler et prendre de gros risques pour que l’aide parvienne aux déplacés.

Quand les distributions fonctionnent, ce sont les bénéficiaires eux-mêmes qui se font attaquer. Au camp de Badbado, plusieurs déplacés racontent avoir été obligé de remettre la nourriture qui leur avait été donnée à des hommes armés. Les camps ont grossi si rapidement qu’ils sont devenus incontrôlables. L’insécurité y est totale.

La seule solution trouvée par les humanitaires est de distribuer des rations de nourriture déjà cuite. Les déplacés repartent avec un repas prêt à consommer qui n’a presque pas de valeur marchande. Le problème est qu’ils doivent revenir chaque jour et faire la queue durant des heures pour nourrir leur famille une seule fois.

Les Shebabs sont partis, mais l’insécurité demeure

Le 6 août, les insurgés islamistes radicaux Shebab se sont retirés de la ville. Jusque-là, les combats étaient quasi-quotidiens entre eux et les forces loyales au gouvernement de transition reconnu par la communauté internationale.

Depuis, les militaires de l’armée somalienne, et de l’AMISOM, la force de maintien de la paix de l’Union Africaine, se sont déployés dans les anciens bastions Shebabs. Grâce à ce retrait, les organisations humanitaires espèrent pouvoir intensifier leurs programmes. Mais la ville n’est toujours pas sûre. Des poches d’insurgés se cachent toujours dans certains quartiers et les Shebabs ont fait savoir qu’ils opéraient un retrait tactique, et qu’ils changeaient de stratégie au profit d’une guérilla terroriste. S’ils mettent leurs menaces à exécution, Mogadiscio pourrait devenir une ville encore plus dangereuse que lorsque les fronts étaient clairement définis.

Selon la FAO, En Somalie, 3,7 millions de personnes sont en situation de crise, et 3,2 millions ont besoin d'une aide immédiate dont dépend leur survie.

Par James ANDRE

COMMENTAIRE(S)

Les archives

24/10/2014 Espagne

Catalogne, la rebelle espagnole

Le 9 novembre prochain, les Catalans devaient se prononcer par référendum sur leur indépendance. Mais le scrutin a été annulé par décision de justice, après un recours du...

En savoir plus

17/10/2014 Cannabis

L'héritage du président Mujica en Uruguay

Avec la légalisation du mariage homosexuel, de l'avortement ou la dépénalisation du cannabis, l'Uruguay est devenu ces dernières années un véritable laboratoire social en...

En savoir plus

26/09/2014 Russie

Vidéo : la Crimée à l’heure de la russification

En mars 2014, la Crimée votait massivement pour un rattachement à la Russie, lors d’un référendum jugé illégal par la communauté internationale. Si la majorité des habitants sont...

En savoir plus

26/09/2014 Organisation de l'État islamique

Vidéo : elle filme au péril de sa vie à Raqqa, fief de l'EI en Syrie

Nous vous proposons un document exceptionnel de 12 minutes, tourné dans la ville de Raqqa, bastion de l’organisation de l’État islamique, au nord de la Syrie. Cachée sous son...

En savoir plus

10/10/2014 Séisme en Haïti

Le drame du choléra en Haïti

Quelques mois après le terrible séisme de janvier 2010, une épidémie de choléra s’est soudainement abattue sur Haïti. Les casques bleus de l'ONU sont accusés d’avoir transmis la...

En savoir plus