Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Madagascar, nouvelle journée de mobilisation à Antananarivo

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Immigration: tensions à la frontière franco-italienne

En savoir plus

LE DÉBAT

Emmanuel Macron aux Etats-Unis : le président et Trump, une complicité et des désaccords

En savoir plus

LE GROS MOT DE L'ÉCO

Uberisation : naissance de l’entreprise 2.0

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Naïssam Jalal et le trio Amzik, nouveaux visages des musiques orientales

En savoir plus

L'INFO ÉCO

États-Unis-France : les taxes de la discorde

En savoir plus

DANS LA PRESSE

Loi asile-immigration : "hystérisation" ou "Bérézina morale"?

En savoir plus

L’invité du jour

Jean-Claude Heudin : "L’intelligence artificielle, c’est un peu comme la force dans Star Wars"

En savoir plus

FOCUS

Cameroun : les ravages du Tramadol, drogue de synthèse prisée des jeunes

En savoir plus

FRANCE

L'Afssaps met en garde contre un médicament utilisé comme "coupe-faim"

Texte par Dépêche

Dernière modification : 27/08/2011

L'Epitomax, médicament conçu pour lutter contre l'épilepsie et la migraine, est utilisé par certains patients pour perdre du poids en raison de ses effets indésirables. L'Afssaps lance un avertissement contre cet usage détourné.

REUTERS - L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a lancé une mise en garde contre un médicament conçu à l'origine pour le traitement de l'épilepsie et de la migraine, mais utilisé par les patients pour perdre du poids.

L'Epitomax, dont 90.000 boîtes sont vendues chaque mois, est utilisé comme coupe-faim et comme produit d'amaigrissement en dehors de toute autorisation de mise sur le marché pour cet usage, affirme samedi le directeur de l'Afssaps, Dominique Maraninchi, dans un entretien à La Provence.

"Dans une lettre aux médecins et aux professionnels de santé, nous rappelons que les effets indésirables de ce médicament sont bien connus et fréquents", dit-il.

"Prendre ces risques pour maigrir au lieu de se faire suivre normalement est grave. Le médicament n'est pas un jeu", ajoute-t-il.

Directeur de l'Afssaps depuis février, Dominique Maraninchi explique avoir tiré les enseignements de l'affaire du Mediator.

Communément utilisé comme coupe-faim, ce médicament produit par le laboratoire Servier est accusé d'avoir causé de 500 à 2.000 décès en France en 33 ans de commercialisation (1976-2009).

"Dans le dossier Mediator, il y a eu des tergiversations, du temps perdu sur les expertises et les décisions qui ont eu un lourd impact humain. Aujourd'hui l'Afssaps réagit très rapidement pour stopper les dérives", dit-il.

Le professeur marseillais cite ainsi le cas de l'Actos, un autre antidiabétique à l'origine de problèmes cardiaques sérieux, retiré du marché en quatre mois.

Dominique Maraninchi rappelle que la réactivité et la transparence seront au coeur de la loi sur le médicament qui doit être débattue à l'Assemblée nationale à partir du 27 septembre.

"L'Afssaps aura les moyens de son indépendance pour recruter, développer l'expertise en interne et échapper aux lobbying des laboratoires", promet-il.
 

Première publication : 27/08/2011

  • ÉTATS-UNIS

    L'évolution de la politique de prévention contre le tabagisme irrite les cigarettiers

    En savoir plus

  • SANTÉ

    Un accord permet la vente à bas prix de médicaments contre le sida aux pays pauvres

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)