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Afrique

Le calme est de retour à Tripoli après plusieurs jours de combats

Vidéo par Vanessa TSANGA TABI

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 27/08/2011

Seules quelques poches de résistance subsistent dans la capitale libyenne, où le calme semble revenir peu à peu. L'Otan concentre désormais ses frappes dans la région de Syrte, la ville natale de Mouammar Kadhafi, dans l'est du pays.

Après plusieurs jours d'affrontements parfois violents, la capitale libyenne semble retrouver ce samedi un peu de calme. "La nuit et la matinée ont été extrêmement calmes, expliquait dans la matinée Virginie Herz, envoyée spéciale de FRANCE 24 à Tripoli. Nous n'entendons pratiquement plus de coups de feu, à l'exception de quelques salves de tirs de joie. L'ambiance dans Tripoli s'apaise peu à peu. Dans les rues, nombre de barrages ont été démontés. Des comités de quartier en tiennent encore quelques-uns, mais de façon beaucoup plus détendue que les jours précédents. Cette nuit, les anti-Kadhafi ont surtout écouté de la musique et célébré leur victoire."

L'approvisionnement à Tripoli reste très difficile

Une impression confirmée par une famille vivant à proximité de l’ancien quartier général de Mouammar Kadhafi à Bab al-Aziziya, et qu'a pu joindre par téléphone vendredi soir un de leur proche, Hamza Garrush, vivant à Paris depuis 17 ans. "Ils attendent maintenant un feu vert des forces anti-Kadhafi pour pouvoir vraiment sortir de chez eux, raconte t-il sur l’antenne de FRANCE 24. Les médecins, les infirmiers, les pharmaciens ont commencé à reprendre leur travail. La ville semble calme et sous contrôle." 

L'Otan concentre ses frappes autour de Syrte 

Selon des journalistes présents sur place, le quotidien des habitants de la capitale reste toutefois compliqué. L'eau courante et l'électricité n'arrivent que sporadiquement et le prix des carburants est monté en flèche. Il est difficile de s'approvisionner en nourriture et les détritus s'amoncèlent dans certaines rues. "Le manque d'eau est un problème majeur dans certains quartiers de Tripoli. Si vous avez de l'eau potable aujourd'hui, partagez-la, indiquent par exemple ce matin, sur Twitter, les responsables du compte Libya United. Nous encourageons tout le monde à aider ses voisins, tout le monde n'a pas pu acheter et stocker des choses", poursuivent-ils encore. 

Les opposants à Mouammar Kadhafi ont catégoriquement démenti samedi que l'approvisionnement en eau de Tripoli ait été interrompu par les forces loyalistes, mais ils reconnaissent certaines difficultés techniques.

Si l'essentiel de la capitale est entre les mains des anti-Kadhafi, quelques poches de résistance sont toujours signalées, notamment autour de l'aéroport de Tripoli et dans les quartiers de Salaheddine et d'Abou Salim. Dans le reste du pays, les combattants ont pris vendredi le contrôle du poste de Ras Jdir, à la frontière avec la Tunisie. "Il n'y a pas eu de véritable clash, les loyalistes ont pris la poudre d'escampette", a déclaré une source gouvernementale tunisienne. La route reliant Tripoli à Ras Jdir ne serait toutefois pas encore entièrement sous contrôle des combattants anti-Kadhafi, selon l'Agence France Presse, et des combats seraient toujours en cours. 

Dans l'est, les pro-Kadhafi résistent toujours à Ben Jawad, une localité située à 140 km de Syrte, la ville natale de Mouammar Kadhafi. C'est d'ailleurs là qu'ont lieu désormais l'essentiel des frappes menées par les forces de l'Alliance atlantique. Dans un communiqué de presse, l'Otan a indiqué avoir touché vendredi 19 cibles, dont 15 véhicules dans cette zone. Les forces britanniques ont également indiqué avoir bombardé, très tôt ce samedi matin, "un important bunker-quartier général" à Syrte.

Le quartier d'Abou Salim contrôlé par les anti-Kadhafi

Tunnels et luxueuses résidences

Mouammar Kadhafi demeure quant à lui toujours introuvable. À Tripoli, les combattants poursuivent leur traque, fouillant les résidences qui appartenaient aux membres de son clan. Ils ont découvert à cette occasion des maisons luxueuses, avec piscine intérieure ou canapé en or, et de longs tunnels reliant différents bunkers sous la base de Bab al-Aziziya. "Il y a toujours énormément de rumeurs qui circulent, rapporte de son côté Virginie Herz. Certains pensent que Mouammar Kadhafi pourrait se trouver à Syrte. D'autres imaginent qu'il a fui vers l'Algérie ou le Tchad. Mais ce ne sont pour l'instant que des rumeurs." 

L'agence officielle égyptienne Mena, qui cite une source militaire libyenne anti-Kadhafi, a en effet indiqué ce samedi qu'un convoi de six voitures Mercedes blindées avait quitté la Libye pour rejoindre l'Algérie, en passant par la ville-frontière de Ghadamès. "On pense que les voitures transportent de hauts responsables libyens, peut-être Mouammar Kadhafi et ses fils", a déclaré le responsable militaire. Des sources algériennes de sécurité ont cependant affirmé à FRANCE 24 qu'il était impossible qu'un tel convoi ait traversé cette frontière. 

Sur le plan diplomatique enfin, le Conseil national de transition, qui prend progressivement ses quartiers à Tripoli, a essuyé un revers vendredi, l'Union africaine ayant refusé de reconnaître sa légitimité. "Il y a encore des combats. Donc nous ne pouvons pas dire que le CNT est la force qui est légitime maintenant", a déclaré le président sud-africain, Jacob Zuma.

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a quant à elle appelé vendredi soir à ce qu'il n'y ait "pas de représailles" entre opposants et partisans du régime de Kadhafi. Les deux camps sont en effet accusés d'avoir commis de nombreux règlements de compte, des actes de tortures ou des opérations de tabassages. Dans le quartier d'Abou Salim, à Tripoli, des cadavres de combattants pro-Kadhafi pourrissaient ce samedi au soleil. Plusieurs étaient ligotés, tués par balle dans le dos. Des opposants au régime Kadhafi ont confirmé qu'il y avait eu une vague d'exécutions sommaires. Des journalistes de l'AFP ont également assisté à des tabassages d'une rare violence de partisans présumés du régime, qui n'ont dû leur survie, peut-être temporaire, qu'à la présence de reporters.

 

 

Première publication : 27/08/2011

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