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Asie - pacifique

Le candidat de l'opposition perd de peu le scrutin présidentiel

Texte par Dépêche

Dernière modification : 28/08/2011

Tony Tan, ex-vice-Premier ministre, a remporté l'élection présidentielle de la cité-État de Singapour avec 7 260 voix de plus que son adversaire. L'opposition a dénoncé pendant la campagne les faux-semblants du miracle économique singapourien.

AFP - L'ex-vice-Premier ministre Tony Tan a remporté l'élection présidentielle à Singapour, avec une très faible avance sur son principal adversaire selon le décompte final de dimanche, qui souligne les divisions profondes au sein de la population de la cité-Etat.

M. Tan, 71 ans, banquier de profession et vétéran de la politique, n'a obtenu que 7.269 voix de plus que Tan Cheng Bock, un médecin, son concurrent numéro un, sur un peu plus de deux millions de bulletins de vote valides.

M. Tan a recueilli 744.397 voix, soit 35% des suffrages, un score bien inférieur aux 60% enregistrés en mai aux élections législatives par le parti au pouvoir depuis un demi-siècle, le Parti de l'action populaire (PAP).

"Le président est un président pour tous les Singapouriens, pas seulement pour ceux qui ont voté pour moi (...). Je promets de travailler pour chacun d'entre vous", a déclaré le nouveau chef de l'Etat, qui a des fonctions surtout honorifiques.

Le Premier ministre, Lee Hsion Loong, a appelé à l'unité nationale. Pendant la campagne, l'opposition avait réclamé un président réellement indépendant, capable de garder un oeil sur le parti au pouvoir.

"Maintenant que l'élection est derrière nous, nous devons agir ensemble, en tant que Singapouriens, pour faire face aux défis que Singapour doit affronter, et faire progresser notre pays", a dit le Premier ministre.

Ce vote très serré montre que les habitants de la cité-Etat "en ont assez de l'élitisme", et que Tony Tan est considéré comme un digne représentant de l'establishment politique, estime Bridget Welsh, professeur de sciences politiques.

"Les Singapouriens veulent plus de contre-pouvoirs face au PAP", ajoute-t-elle, précisant que que les électeurs se sentaient désormais "plus forts" et n'avaient plus peur de s'exprimer en faveur d'un changement.

Les critiques s'expriment notamment via les réseaux sociaux et les sites internet dédiés à la politique.

Le résultat "signale que les Singapouriens sont divisés entre ceux qui voulaient soutenir le candidat considéré comme le plus proche du PAP et donner ainsi un vote de confiance au gouvernement, et ceux qui voulaient un président plus indépendant", renchérit Murray Hiebert, chercheur au Centre d'études stratégiques et internationales pour l'Asie du Sud-Est, basé à Washington.

Les candidats à la présidentielle ne représentent pas de parti politique, car la fonction est non partisane, mais Tony Tan est dans l'esprit des électeurs étroitement associé au parti au pouvoir, qu'il n'a quitté qu'en juin.

Son principal concurrent, Tan Cheng Bock, s'était présenté comme le défenseur des citoyens ordinaires et se prononçait pour une séparation ferme entre présidence et gouvernement, bien qu'étant lui aussi un ancien membre du PAP.

Le président dispose du droit de veto sur des postes-clé du gouvernement et est le garant des réserves de changes de Singapour, qui totalisent 250 milliards de dollars US (172,4 milliards d'euros). Mais le gros de ses fonctions sont surtout honorifiques.

Singapour, ancienne colonie britannique dotée d'un système parlementaire d'inspiration britannique, a créé la fonction de président en 1965, à sa sortie de la fédération de Malaisie. Elle est surnommée la "Suisse de l'Asie" pour sa prospérité économique.

Début mai, le PAP, au pouvoir depuis 52 ans, avait remporté sans surprise les élections législatives. Mais avec 60% des suffrages, elle réalisait son score le plus faible depuis l'indépendance et l'opposition a triplé le nombre de ses députés, à six (sur 87).

L'opposition avait alors fait campagne en dénonçant l'envers du "miracle économique singapourien", c'est-à-dire la cherté de la vie, en particulier du logement, et l'accroissement des inégalités entre les très riches et les employés de base.

 

Première publication : 28/08/2011

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