- France - Immigration - Immigration clandestine - Révolution tunisienne - Tunisie
À Paris, l’aide d’urgence aux immigrés tunisiens s'achève
Face à l’afflux de Tunisiens sans papiers à Paris après la chute de Ben Ali en janvier, la mairie de la ville avait voté une aide d’urgence. Ce dispositif qui prend fin mercredi, laisse plusieurs dizaines de personnes en situation de précarité.
Le dispositif d’aide d’urgence aux migrants tunisiens à Paris arrive à terme mercredi. Mis en place au mois d’avril par la mairie, au moment où des centaines de Tunisiens en situation irrégulière affluaient vers la capitale française, ce dispositif visait à leur offrir un hébergement, de la nourriture ainsi qu’une assistance médicale, juridique et administrative.
"Depuis avril, nous avons débloqué 1 425 000 euros en trois fois pour venir en aide aux migrants tunisiens", explique Pascale Boistard, adjointe chargée de l’intégration et des étrangers non-communautaires à la mairie de Paris. "Nous avons trouvé 300 places en hébergement d’urgence, accompagné les associations caritatives mobilisées à leurs côtés, effectué des maraudes…", énumère-t-elle.
Un millier de Tunisiens sont venus à Paris
En janvier dernier, dans la confusion qui a suivi la chute de Zine el-Abidine Ben Ali après 23 ans au pouvoir, les candidats à l’immigration clandestine – principalement de jeunes hommes originaires des régions pauvres du sud du pays – se sont rués sur les bateaux pour rejoindre l’île italienne de Lampedusa, porte d’entrée de l’éden européen. En ligne de mire : la France.
Près de mille Tunisiens ont afflué vers la capitale française. À leur arrivée, le paradis tant espéré n'est pas au rendez-vous. Les autorités françaises ne leur ont pas déroulé le tapis rouge, bien au contraire.
Venus chercher du travail, persuadés de gagner rapidement de l’argent, ils affrontent le froid et la faim. Nombre d’entre eux dorment dans des parcs, s'alimentent grâce au soutien d’associations humanitaires. Face à la gravité de la situation, le conseil municipal de Paris vote, le 26 avril, une aide d’urgence.
Quatre mois après sa mise en place, la ville de Paris met fin à ce dispositif afin de préparer un plan hivernal consistant à trouver des places en hébergement d’urgence accessibles à tous les sans domicile fixe, Tunisiens ou non. "Cette année, nous devons gérer avec un quart de places en hébergement d’urgence en moins alloué par l’État", explique-t-elle, dans un soupir, avant d’ajouter : "le dispositif d’aide aux Tunisiens voté par la mairie était un plan d’urgence, il n’était pas destiné à durer. Il a été prolongé à deux reprises mais nous ne pouvons pas aller plus loin. On a tout assumé financièrement, on a été abandonné par l’État. La seule présence dont l’État a su faire preuve, ce sont les arrestations et les opérations d’évacuation".
Aide au retour
Le plan d’urgence a permis d’éviter le pire. Sur le millier de Tunisiens sans toit et sans papiers qui erraient dans les rues de Paris au printemps, la plupart ont trouvé refuge dans leurs familles ou dans des structures associatives. Certains d'entre eux – mineurs, malades ou en passe d’obtenir un contrat de travail – pourront continuer à bénéficier d’un accompagnement et d’une aide. Cependant, selon la mairie de Paris, environ 80 Tunisiens arrivés au Printemps s’apprêtent à vivre dans des conditions difficiles. "Ceux-là vont faire l’expérience de la précarité", prédit Pierre Henry, directeur général de l’association France terre d’asile.
Pour ces Tunisiens, reste l’option du retour volontaire. L’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) offre aux migrants souhaitant regagner leur pays un billet d’avion ainsi qu’une enveloppe de 300 euros au titre de l’aide humanitaire au retour. "Beaucoup d’entre eux souhaiteraient rentrer, mais pas à n’importe quel prix, estime Cyril Vanier, journaliste pour FRANCE 24, auteur d’un reportage consacré aux migrants tunisiens en juillet dernier. Il a fallu qu’ils paient en moyenne mille euros aux passeurs pour arriver à Lampedusa. Beaucoup se sont endettés pour partir. Il faut rembourser cette dette. C’est la raison pour laquelle un certain nombre de gens qui souhaitent rentrer en Tunisie ne prennent pas l’offre de l’OFII".
Lors de sa dernière délibération, en juillet, le conseil municipal de Paris a une nouvelle fois débloqué des fonds visant à compléter l’aide au retour volontaire. "Une aide supplémentaire de 700 euros, au titre de l’aide à l’insertion, est accordée par la mairie de Paris aux Tunisiens hébergés à Paris et qui ont obtenu l’aide au retour de l’OFII, explique Pascale Boistard. Nous ne pouvons pas faire profiter de cela aux non-Parisiens, cela sortirait des compétences de la municipalité". Pour l’heure, environ 70 personnes ont bénéficié de cette aide au retour. D’autres devraient suivre car d'après l’élue : "Le montant débloqué par la mairie de Paris permet d’aider encore une trentaine de Tunisiens à retourner dans leur pays".



























Réagissez à cet article
(12) Réactions
travail
je veux un travail dans mon domaine controleur qualite en plastsorgie
Groupe de citoyen de soutien aux jeunes tunisiens de Lampedusa
Bonjour,
Un groupe de citoyen de soutien aux jeunes tunisiens de Lampedusa existe (que deux membres pour l’instant), nous cherchons des bénévoles, pour orienter et conseiller ces jeunes, qui sont pour la plus part dans la rue (parcs, squats, etc.) et les aider à s’organiser en collectif, et justement, et loin de toute démagogie, pour les faire bénéficier de l’accord franco-tunisien sur le séjour et le travail, comme le mentionne l’article ci dessous et dont un extrait:
“…..les autorités françaises se sont engagées, dans l’accord de 2008, à conjuguer leurs efforts avec les autorités tunisiennes pour faciliter la délivrance du titre de séjour susmentionné à 3 500 ressortissants tunisiens chaque année. Dans les faits, force est de constater que l’on demeure loin du compte, ….”
http://nawaat.org/portail/2011/07/25/aider-les-tunisiens-en-detresse-en-france-en-les-faisant-beneficier-de-laccord-franco-tunisie...
Par ailleurs ces jeunes ont eu un “Permesso italien” qui leur permet de circuler en toute légalité en Europe.
Merci d’en parler autour de vous
Ils ont besoin de nous tous; tunisiens en France, amis français et amis étrangers.
Une page provisoire du groupe de soutien :
http://www.gsjtl.lautre.net/
Solidairement
les tunisiens juste un os donné à rogner aux Français
la charité bien ordonnée qui commence par soi même ?
et bien vous avez raison NS continuez à les pomper, l'os à rogner " étranger" marche bien.. pourquoi ne pas s'en priver.
à lire on ne sait pas compter ici : additionnez donc bouclier fiscal+ coût des guerres+avion NS one... pour comprendre la goutte d'eau que représente ceux que l'on vous donne en pâture...
Et oui...on soutient pendant
Et oui...on soutient pendant 24 ans (Mitterrand était au pouvoir) un dictateur, puis quand l'inévitable révolution arrive, on fait la chasse aux clandestins. Bravo la France.
Aide aux emigrés tunisiens
Je trouve réellement insupportable que l'on parle de sacrifice et de récession aux français, afin d'aider à réduire la Dette , et que l'on balance à ces émigrés tunisiens, des billets d'avion et 700€ ,nous avons des sans abris bourrés de diplôme qui n'ont ni job, ni logement commençons par nous occuper d'eux..... d'autant que la plus part des tunisiens qui ont fuit avaient des contact louches avec le régime de Ben Ali dont ils ont bien profité . nous ne sommes pas responsable de toute la misère du monde !! - Que la France aide plutôt les tunisiens ayant fait d'excellentes études et ayant de bonnes formations en leur facilitant l'obtention de leur Visa .
Charité bien ordonnée...
Eh ben, quand je pense qu'on n'a pas d'argent pour plein de choses essentielles mais qu'on déverse des millions sur quelques centaines de clandestins débarqués illégalement ici où il n'y a rien pour eux et où ils sont des fardeaux ! Et les journalistes de se plaindre ensuite qu'on ne leur "déroule pas le tapis rouge", on croit rêver ! Les SDF français aimerait bien être aussi mal traités, eux qui n'ont pas d'hébergement. Heureusement le plan grand froid de la mairie de Paris "ne s'adressera pas qu'aux Tunisiens" clandestins, miracle !
Un clandestin a vocation a être expulsé sans délai et sans contrepartie financière, par définition. Sarkozy ne le fait pas vraiment, contrairement à ce qu'il veut faire croire, et la gauche rame à toute force pour les entretenir ici, en dépit du bon sens. On est mal barré !
"Marrant" d'interviewer un
"Marrant" d'interviewer un journaliste de france 24 sur le site de France 24. Et quelle légitimité !! Il a effectué un reportage en juillet, on peut donc sans hésitation le considérer comme un expert !!
L'article est cependant intéressant !
manipulation des opinions
ça marche bien de vous faire croire que la dette est dûe à cela, ça provoque des haines, des peurs.... et ça vous évite de voir que vous êtes manipulés, on vous donne un ennemi à lyncher... et on préfère voir les humains de détruire les uns les autres, c'est une autre forme de guerre..qui élimine...
LA PUB
mais on ne vous dit pas que 10% seulement du budget de la pub permettrait de faire vivre
decemment la moitié de la terre
LES BANQUES
RIEN QU’EN 2008 3600 milliards d’euros ont été versés aux BANQUES
LE BOUCLIER FISCAL
834 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,6 millions d’euros ont profité en 2008 chacun d’une baisse d’impôt sur le revenu de 368 261 euros grâce au nouveau "bouclier fiscal". L’Observatoire des inégalités publie le compte-rendu de la première année pleine d’application de la loi "en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat" adoptée le premier août 2007 (lire le rapport). Désormais en effet, le montant des impôts directs (impôt sur la fortune, impôt sur le revenu et impôts locaux) ne peut dépasser 50 % des revenus d’un foyer fiscal, contre 60 % auparavant. Coût total de cette mesure pour le contribuable : 458 millions d’euros.
LES GUERRES
les avions français engagés en Libye ne larguent pas systématiquement leurs bombes, faute de cibles, ou pour éviter les pertes civiles. Pourtant, ce sont les munitions qui représentent la part la plus importante de la facture : 60 millions d'euros depuis trois mois. Les bombes guidées par laser ou GPS (GBU 12, GBU 49 et A2SM), utilisées par l'armée de l'air et l'aéronavale, coûtent de 20 000 à plus de 100 000 euros pièce. Il faut par exemple compter 850 000 euros pour un seul missile de croisière Scalp. Les bombes de 250 kg guidées par laser sont utilisées pour détruire les blindés de l’armée libyenne. Les missiles de croisière sont réservés aux cibles dites de « haute-valeur », comme les centres de commandement ou les bases aériennes.
Les primes des soldats engagés dans l'opération s’élèvent déjà à 25 millions d’euros. Elles concernent principalement les marins du porte-avions à propulsion nucléaire Charles-de-Gaulle et du Groupe Aéronaval (GAN) et ceux du navire de projection et de commandement Tonnerre.
Prenez un carnet et un crayon, on y va : le coût d’une heure de vol d’un Rafale est de 40.000 euros (pour les autres avions, il faut compter en moyenne 15 à 30.000 euros de l’heure). Le porte-avions Charles de Gaulle : 50.000 euros l’heure d’intervention ; un sous-marin : environ 10.000 euros. A quoi il faut ajouter, bien sûr, missiles et munitions. Pour donner une idée, et je vous laisserai faire le calcul : en trois jours, les avions français ont déjà effectué un total de 55 sorties et 400 heures de vol. Attention : c’est le coût d’utilisation normal des appareils et non le surcoût engagé par la guerre. En clair, que ces moyens soient déployés ou pas, ils coûtent autant, la seule variable d’ajustement est le carburant. Ces coûts rentrent dans le cadre du budget de fonctionnement du ministère de la Défense... pour 2011, ce budget s’élève à 31 milliards d’euros.
AVION DE NS:
Jeudi 11 novembre 2010 le president Nicolas Sarkozy a inauguré l avion Air Sarko One. Il decouvre son avion lors d une visite pour le G20 en Coree. Le confort absolu pour le president. La creve de faim pour les malheureux de dehors.. L Airbus A330-200 sera reserve pour le president lors de ses deplacements. L achat de l avion coute 176 millions d euros et un entretien de 49 millions d euros la premiere annee puis 10 millions pour les annees suivantes. Pour une heure de vol, il debourse 20 000 euros au lieu de 8000 euros pour l ancien.
En pleine crise economique et apres l affaire des retraites, si ce n'est pas se fiche de vous...
alors arrêtez de ronger l'os " étranger" que l'on vous donne à rogner
Retoure
Il faut absolument les raptrier chez eux en Tunisie qui a besoin d'eux pour reconstruire le pays,la France est assez dans les soucis de chomage et autres ,ils ne seront que plus malheureux de vouloir rester...
Dehors.
Dehors.