Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

ICI L'EUROPE

Traité transatlantique : les consommateurs lésés ?

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Dacian Ciolos, commissaire européen à l'Agriculture et au Développement rural

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Le hip-hop fusion à la française

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : à Kobané, la colère des Kurdes contre la Turquie

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

La Tunisie se prépare à voter

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Nouvelle tentative pour mettre fin au conflit entre Kiev et Moscou

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Sommet européen sur l'emploi : la croissance à l'ordre du jour

En savoir plus

REPORTERS

L'héritage du président Mujica en Uruguay

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

La chasse au carbone

En savoir plus

  • Ankara va faciliter le passage des peshmerga vers Kobané

    En savoir plus

  • L'armée suédoise traque un introuvable sous-marin russe

    En savoir plus

  • Ebola : le transport aérien, dossier épineux de la gestion de l’épidémie

    En savoir plus

  • Procès des journalistes en Papouasie : "Ils n’ont pas commis de faute très grave"

    En savoir plus

  • Tout ce que vous pensez savoir sur Ebola... et qui est faux !

    En savoir plus

  • L’Algérie refuse de remplacer le Maroc pour l’organisation de la CAN-2015

    En savoir plus

  • François Hollande inaugure la Fondation Vuitton à Paris

    En savoir plus

  • Paris et Berlin s'entendent pour stimuler l'investissement en Europe

    En savoir plus

  • Vidéo : à Kobané, la colère des Kurdes contre la Turquie

    En savoir plus

  • Ebola : réunion de l'UE pour mieux lutter contre le virus

    En savoir plus

  • Kate et William attendent leur deuxième enfant pour avril

    En savoir plus

  • Quand l’EI ne veut plus que ses militants postent de selfies

    En savoir plus

  • La crainte s'empare des Iraniennes après des attaques à l'acide

    En savoir plus

  • Le gouvernement japonais fragilisé après la démission de deux ministres

    En savoir plus

  • À Hong Kong, l'exécutif accuse des "forces étrangères" d'être à la manœuvre

    En savoir plus

FRANCE

La rentrée des enseignants s'annonce morose

Texte par Amara MAKHOUL-YATIM

Dernière modification : 02/09/2011

Les enseignants rentrent dans leurs établissements ce vendredi avant les élèves le 5 septembre. Mais celle-ci s’annonce difficile cette année : 16 000 postes sont supprimés alors que les effectifs subissent une forte augmentation.

La rentrée revêt pour nombre d’enseignants un goût amer. En cause, les suppressions de postes effectives cette rentrée et leurs conséquences sur l’organisation des classes.

"Les enseignants vont faire leur rentrée dans une situation tendue ou du moins dégradée par rapport à l’année dernière", déplore Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU, syndicat majoritaire dans l’enseignement primaire.

Dès le 27 septembre, une journée de grève unitaire est annoncée à l’appel des fédérations et syndicats de l'Éducation nationale. "Une grève unitaire, qui rassemble aussi largement et aussi tôt le monde de l’Éducation – primaire et secondaire seront représentés aussi bien dans le privé que dans le public -, c’est une première depuis longtemps", remarque Daniel Robin, co-secrétaire du Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées.

Après 50 000 suppressions de postes entre 2007 et 2010, 16 000 sont de nouveau prévues dont 14 000 en 2012, ce qui portera le total des suppressions à 80 000 en quatre ans.

"La vraie question aujourd'hui, c'est le sur-mesure et non la quantité", a souligné le ministre de l’Éducation Luc Chatel, interrogé sur cette question, lors de sa traditionnelle conférence de presse de rentrée, jeudi.

Une augmentation importante des effectifs

L’inquiétude est d’autant plus grande qu’on assiste cette rentrée à une augmentation du nombre des élèves, et ce, à tous les niveaux des cursus scolaires.

Dans le secondaire, ils seront 80 000 élèves de plus pour 4 800 professeurs de moins. Dans le primaire 9 000 postes seront supprimés, soit 1 500 classes fermées, alors que seront accueillis 8 000 élèves de plus, d’après les chiffres du Snes-FSU.

L’afflux d’élèves supplémentaires est attribué à une augmentation du nombre des naissances en France au cours de la dernière décennie, avec des pics qualifiés de "minis baby booms"en 2000 et 2005. Pour Daniel Robin, les suppressions de postes sont d’autant plus "inacceptables et incohérentes", que "ce genre de données démographiques est tout à fait prévisible!"

Pour expliquer ce déséquilibre, Sébastien Sihr rappelle l’engagement de Nicolas Sarkozy au début de son mandat de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Ainsi, de moins en moins de postes sont proposés aux concours.

"Mais cette règle est appliquée à la lettre dans toute la fonction publique, même dans l’Éducation où c’est plus qu’incohérent", déplore-t-il.

"La politique qui consiste à supprimer des emplois alors que l'on sait que dans les quinze années qui viennent, on aura de 30 000 à 50 000 élèves par an de plus à accueillir, c'est du suicide", juge Daniel Robin.

Luc Chatel estime, quant à lui, responsable d'assumer cette politique. "Ceux qui disent qu'ils vont recréer des postes en 2012 vous mentent", a-t-il ajouté lors de sa conférence de presse de rentrée.

L’enseignement menacé

Les conséquences des suppressions de postes sont multiples selon les syndicats, et concernent en premier lieu, l’inévitable augmentation des effectifs par classe.

Le risque est également de voir certaines matières supprimées. "Ce sont les options qui vont trinquer, mais aussi les langues vivantes", estime Daniel Robin. Face à la pénurie de professeurs, nombreux sont les établissements qui vont diminuer leur effectif d’enseignements optionnels et se contenter de l’anglais et de l’espagnol pour les langues vivantes.

Du côté du primaire, on déplore avant tout la diminution des postes d’enseignants des Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED), dont 600 viennent d'être supprimés. Selon le SNUipp-FSU, ce sont près de 30 000 élèves en difficulté qui ne pourront pas être aidés.

Une année qui s’annonce difficile

Pour pouvoir malgré tout assurer une rentrée dans les meilleures conditions, "les professeurs remplaçants ont été utilisés dès la rentrée et affectés dans le secondaire à des postes de permanents", explique Daniel Robin. Cela signifie qu’il risque d’y avoir des difficultés à remplacer les enseignants malades par exemple. "Dans certaines académies, selon les disciplines, comme en lettres modernes ou en mathématiques par exemple, on n’a plus un seul professeur remplaçant."

Le primaire souffre du même mal. "Nous sommes très inquiets pour la période de janvier/février, traditionnel pic d’épidémies où nombre d’enseignants sont absents ", confie Sébastien Sihr. "On risque cette année d’avoir des classes fermées."

La grogne des enseignants ne semble donc pas près de s’apaiser.
 

Première publication : 01/09/2011

  • FRANCE

    Les étudiants s'insurgent contre le coût de la rentrée

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)