Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Transition floue au Burkina Faso

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Burkina Faso: Compaoré victime de son entêtement

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Drame de Sivens : retour sur l'affaire Rémi Fraisse

En savoir plus

TECH 24

La high tech peut-elle venir à bout du virus Ebola ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Les tests de résistance des banques sont-ils fiables ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

L'amendement "dividendes" qui fâche les PME

En savoir plus

#ActuElles

Au Pakistan, des femmes se mettent aux "métiers d’hommes"

En savoir plus

REPORTERS

États-Unis – Mexique : la frontière de tous les dangers

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Beyrouth des Arts du couturier Elie Saab

En savoir plus

Economie

WikiLeaks publie les câbles diplomatiques américains non-censurés

Vidéo par Alice DARFEUILLE

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 02/09/2011

L’organisation fondée par Julian Assange a décidé, ce vendredi, de publier les 251 287 câbles diplomatiques américains en sa possession. Sans les expurger des noms d’éventuels informateurs locaux des États-Unis : une décision controversée.

C’est un tweet qui fera date dans l’histoire de WikiLeaks : "Cablegate : mise en ligne de 251 287 câbles diplomatiques américains consultables à l’aide de mots-clefs". L’organisation fondée par Julian Assange a publié, ce vendredi, l’intégralité des télégrammes diplomatiques américains classifiés en sa possession, dans leur version non-expurgée des noms et détails permettant d’identifier les éventuels contacts locaux des ambassades des États-Unis.

Cette initiative a rapidement été condamnée par les principaux médias avec lesquels WikiLeaks travaillait jusqu’à présent. Dans un communiqué conjoint, ces derniers "déplorent la décision [de WikiLeaks, NDLR] de publier des câbles non édités, qui peut mettre des sources en danger".

Lors du lancement de l’opération "câblegate" en novembre dernier en effet, WikiLeaks et cinq journaux ("Le Monde", "El Pais", "Der Spiegel", "The Guardian" et "The New York Times") avaient épluché les télégrammes diplomatiques afin de les contextualiser et de les expurger des noms des informateurs des États-Unis.

Pour autant, la décision prise aujourd’hui par WikiLeaks ne l’a pas été sur un coup de tête. Le site réfléchissait en effet depuis plusieurs jours déjà à franchir le pas, une version intégrale des câbles diplomatiques circulant depuis plusieurs mois sur la Toile, à la suite d’une fuite que l’organisation attribue à une "négligence grossière" du "Guardian".

"Question de légitimité"

Le roi de la divulgation de documents secrets avait même lancé - toujours sur Twitter - un sondage sur une éventuelle mise en ligne de ces télégrammes sensibles dans leur version intégrale. Jeudi soir, les résultats indiquaient clairement (à 100 contre 1 selon WikiLeaks) que les internautes étaient favorables à ce grand saut dans l’inconnu…

"Ce n’est pas parce qu’il y a eu une fuite qu’il faut jeter aux oubliettes des principes aussi essentiels que la protection des sources et des personnes susceptibles d’être mises en danger", tempère toutefois Agnès Callamard, directrice d’Article 19, une ONG britannique spécialisée dans la défense de la liberté d’expression en contact avec WikiLeaks depuis juillet 2010. Prenant ses distances avec l’organisation de Julian Assange, celle-ci estime que WikiLeaks a commis "une erreur de jugement qui marque un tournant dans l’évolution de l’organisation".

"En prenant une telle initiative, WikiLeaks a perdu toute légitimité en tant que vecteur d’informations", reprend Agnès Callamard. Selon elle en effet, la décision prise par l’organisation apporte sur un plateau des arguments aux États pour condamner la démarche du site, alors que celui-ci "a souvent révélé des informations essentielles".

Première publication : 02/09/2011

  • INTERNET

    Fuite de câbles diplomatiques : WikiLeaks attaque The Guardian

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Washington accuse WikiLeaks de mettre des "vies en danger"

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    De nouvelles révélations de WikiLeaks sur Guantanamo inquiètent Washington

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)