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FRANCE

Atmosphère électrique au Campus de l'UMP

©

Vidéo par France 3

Texte par Charlotte BOITIAUX

Dernière modification : 03/09/2011

Le Campus de l'UMP qui se tient jusqu’à dimanche à Marseille n'a pas débuté sous les meilleurs auspices. Querelles politiques et phrases assassines écornent l’image d’unité du parti au pouvoir à quelques mois de l’échéance présidentielle.

Le Campus de l'UMP (Union pour un mouvement populaire), placé sous le signe du rassemblement pour l’élection présidentielle de 2012, s'est ouvert vendredi dans une atmosphère électrique. Le président Nicolas Sarkozy avait pourtant donné son mot d'ordre : l'unité. C’est plutôt mal engagé.

À moins de huit mois de l’échéance présidentielle, désaccords politiques et petites phrases assassines enveniment la grand-messe annuelle. Loin de l’image d’un parti fédérateur "en ordre de bataille" prônée quelques jours plus tôt par le secrétaire général du parti, Jean-François Copé, le campus d’été ressemble plutôt à un grand champ de bataille.

Devedjian et Raffarin ruent dans les brancards

Les deux responsables de cette zizanie : Patrick Devedjian et Jean-Pierre Raffarin.

"J'ai eu une conversation avec le président, nous avons construit un processus de clarification" (Jean-Pierre Raffarin, au Campus de l'UMP)

Le premier a ouvert les hostilités en critiquant, vendredi, le manque de souffle du projet présidentiel de son parti dans un entretien au journal Le Monde. L’ancien secrétaire général de l’UMP a déploré l'absence du grand projet de société qu’exige selon lui la situation actuelle. À ses yeux, "il faudra proposer un projet profondément novateur qui réponde aux angoisses d'une société bouleversée par la mondialisation (…)".

Le second, l’ancien Premier ministre, n’a pas supporté l’affront d’avoir été "insulté" par le président français. Nicolas Sarkozy l’avait traité "d’irresponsable" après que Jean-Pierre Raffarin eut critiqué son relèvement de la TVA à 19,6 % sur les billets d'entrée des parcs à thème. Sur son blog, le sénateur de la Vienne, piqué au vif, avait annoncé sa "mise en congé" du petit-déjeuner hebdomadaire de la majorité présidentielle. Depuis, la hache de guerre serait enterrée. "Je voulais vous donner une information : je ne suis pas en colère. Je suis venu participer, dans l'unité, à la fête de l'UMP. Je suis là par amitié pour le secrétaire général en qui j'ai confiance et qui est un bon rassembleur", a lancé l'ancien Premier ministre en arrivant ce samedi dans la cité phocéenne.

La raison de ce revirement est simple. Le président Nicolas Sarkozy lui aurait "confirmé" ce samedi l'abandon de la hausse de la TVA sur les parcs d’attraction au cours d'une "conversation approfondie", selon les propos de Jean-Pierre Raffarin. Cette augmentation, une des mesures du plan de rigueur annoncé par le gouvernement pour réduire les déficits publics, devait rapporter 90 millions d'euros, selon Bercy.

Petites phrases assassines

"Ils se sont parlés, les choses se sont apaisées" (Jean-François Copé, au Campus de l'UMP)

Quoi qu'il en soit, ces deux épisodes ont fait voler en éclats l’unité recherché par le camp de la droite. Pis, ils interviennent à un moment critique pour l’UMP qui cherche déjà à rassembler les diverses sensibilités de son propre parti. "Différents groupes de droite ont émergé au sein de l’UMP", analyse Roselyne Febvre, spécialiste politique sur FRANCE 24 et envoyée spéciale à Marseille. "Il y a la droite populiste et la droite dite ‘centriste’, plus humaniste. Et ces deux courants s’opposent sur le projet [de rédaction du futur programme présidentiel, NDLR] du ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire. Des sujets comme l’allocation chômage pour les hauts revenus font actuellement débat."

Malgré la réconciliation de dernière minute entre Jean-Pierre Raffarin et Nicolas Sarkozy, d'autres joutes verbales sont venues empoisonner le grand rassemblement de la majorité. Quelques heures après le coup de colère de Jean-Pierre Raffarin, ce fut au tour de Lionnel Luca de sortir de ses gonds. Ce ténor de la Droite populaire n’a pas résisté à l’envie de remonter les bretelles de l'ancien Premier ministre en dénonçant son comportement "ringard" et "stupide". "On ne demande pas de compte au président de la République, franchement soyons sérieux !"

Autant d'échanges d'amabilités qui font mauvais genre à l’heure où le chef de file du parti présidentiel s’était donné comme mission de détonner par rapport au Parti socialiste – largement critiqué par l'UMP pour ses dissensions internes -. "L’UMP est un parti moderne et cela n’aurait aucun sens de vouloir interdire à tel ou tel de s’exprimer", a tenté de minimiser Jean-François Copé. Mais l’embarras est là et la recherche d'unité sérieusement mise à mal. "L’objectif de Jean-François Copé de rassembler ses troupes, de gommer les accrochages et les petites phrases assassines au sein du parti s’annonce difficile", commente Roselyne Febvre.

Le parti déjà miné par l'affaire Bettencourt

Et, pour ne rien gâcher, le campus d’été des Umpistes devra également faire face au dernier rebondissement de l’affaire Bettencourt - épisode dans lequel Nicolas Sarkozy est accusé d’avoir reçu de l’argent en liquide de la patronne de l’Oréal en 2007 et où l’affaire des écoutes du journaliste du Monde refait surface.

Deux polémiques qui remettent au premier plan le sombre dossier de l’Affaire Bettencourt dont le gouvernement cherche à s’amender. Pour rappel, l'affaire Woerth - l'ancien ministre du Budget (2007-mars 2010) est impliqué dans une affaire de fraudes fiscales liée à l'héritière du géant des cosmétiques – avait déjà jeté le discrédit sur le gouvernement Sarkozy.

Surtout, ajoute notre envoyée spéciale, "le niveau très bas de Sarkozy dans les sondages est un handicap lourd pour le parti. Difficile d’être rassembleur dans son camp quand le propre président ne rassemble pas les Français autour de lui." Le 24 août dernier, lors d’un dîner avec Jean-François Copé, Nicolas Sarkozy avait déjà appelé à l'unité : "Montrez que vous êtes unis et rangés derrière moi !" Un appel resté lettre morte.

"Sarkozy est handicapé par un niveau très bas dans les sondages"

Première publication : 03/09/2011

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