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FRANCE

Les socialistes accueillent le retour de DSK avec prudence

Vidéo par Vanessa TSANGA TABI

Texte par Charlotte BOITIAUX

Dernière modification : 04/09/2011

Une dizaine de jours après que la justice américaine a décidé de l’abandon des poursuites pénales contre DSK, l’ex-patron du FMI est arrivé en France, ce dimanche. Le camp socialiste reste sur la réserve à quelques mois de l’élection présidentielle.

Il était attendu par une cohue de journalistes. Plus de trois mois et demi après son arrestation à l’aéroport JFK de New York, le 14 mai, Dominique Strauss Kahn est arrivé à l’aéroport parisien Roissy Charles-de-Gaulle, ce dimanche matin à 7 h (heure de Paris). Vêtu d’un sobre costume noir et aveuglé par les flashs des photographes, l’ancien patron du Fonds monétaire international (FMI), âgé de 62 ans, qui a bénéficié d’un non-lieu le 23 août dernier dans le cadre d'une affaire d'agression sexuelle présumée, est descendu de l’avion aux bras de son épouse Anne Sinclair.

Décontracté à sa descente d'avion

"Il a été très souriant à sa descente d’avion", rapporte Anne Soetemondt, envoyée spéciale de FRANCE 24 à Roissy, "il était plutôt décontracté malgré la cinquantaine de journalistes de toutes nationalités amassés autour de lui. Mais il n’a pas dit un mot, se contentant de saluer la presse avant de regagner son domicile Place-des-Vosges."

"J'ai vu un homme totalement soulagé qui revient de l'enfer" (Michel Taubmann, biographe)

Son retour en France ne signifie pas pour autant la fin de ses ennuis judiciaires outre-Atlantique. Débarrassé du volet pénal américain, il lui reste encore à affronter la plainte au civil de la victime présumée Nafissatou Diallo. Le 28 août, les avocats de DSK n’ont pas exclu de poursuivre à leur tour la femme de chambre dans le cadre d’une procédure civile, si les attaques de ses avocats devenaient "trop indignes".

L’ancien patron du FMI n’est pas non plus tiré d’affaire en France. Depuis le mois de juillet, Dominique Strauss-Kahn est visé par une plainte pour "tentative de viol" déposée par la romancière française Tristane Banon, 32 ans. Ce qui a entraîné l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet de Paris. La plaignante se heurte toutefois à l'absence de preuves matérielles, huit ans après des faits qui se seraient produits en 2003. "Il ne faut pas oublier que dans cette nouvelle affaire judiciaire, Dominique Strauss-Kahn a lui aussi porté plainte contre la jeune femme pour dénonciation calomnieuse. Il n’y a donc pas une seule victime", tient à rappeler Michel Taubmann, auteur d"Un Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn", interrogé par FRANCE 24.

DSK encombrant pour les socialistes ?

"Les personnalités politiques talentueuses ne sont pas nombreuses..." (Jack Lang)

Outre le volet judiciaire, reste à savoir quel sera l’avenir politique - s’il existe - de l’ancien favori à la présidentielle de 2012, unanimement décrit comme un remarquable économiste et un européen convaincu. Car le retour de DSK en pleine campagne pour la primaire socialiste, ne fait pas l’unanimité. Pis, il embarrasse sérieusement les candidats du Parti socialiste, lesquels, à l'instar de Martine Aubry, la patronne du camp de gauche en congé, ont déjà pris leurs distances avec l'ex-vedette des sondages. Mardi sur Canal+, la maire de Lille s'était démarquée de son ancien allié en affirmant partager l'avis de "beaucoup de femmes" sur "l’attitude" de Strauss-Kahn à leur égard.

Plus tôt dans la semaine, d'autres membres du camp socialiste n’avaient pas mâché leurs mots. Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire, avait demandé que l'ex-patron du FMI fasse des excuses "aux socialistes, au peuple de gauche" et "ensuite qu'il garde le silence". L'ancien Premier ministre Michel Rocard a été encore plus vindicatif, le 29 août sur Canal +, en jugeant qu'il était atteint d'une "maladie mentale", avant de s'excuser. Même François Hollande qui avait déclaré quelques jours plus tôt à l'antenne de France Inter que DSK était un homme "utile dans les mois et les années à venir", a pris ses distances jeudi à Auzat (Ariège) avec l'ancien maire de Sarcelles. Le député de Corrèze a affirmé ne pas vouloir participer à cette "espèce de feuilleton".

Du côté des proches de DSK, le ton est nettement plus cordial mais la prudence est de rigueur et on s’abstient de parler politique - du moins pour le moment. "Je souhaite qu'il ait sa totale liberté pour retrouver les siens, pour retrouver la France et pour qu'il puisse aussi se reconstruire lui-même.

" La question est de savoir maintenant quand DSK va s'exprimer"

Il s'exprimera devant les Français au moment qu'il choisira", a ainsi déclaré Pierre Moscovici, député strauss-kahnien, aujourd’hui coordinateur de la campagne de François Hollande. "Il n'est plus candidat à l'élection présidentielle. Il prendra désormais un peu de distance avec la politique politicienne. Je pense qu'en 2012, il sera l'une des personnalités qui comptera en Europe", s’est exprimé de son côté Jean-Marie le Guen, un de ses fidèles lieutenants, sur l'antenne de FRANCE 24.

Plus enthousiaste, Jack Lang, l’ancien ministre de la Culture qui avait soutenu la candidature de DSK en avril dernier dans la course aux primaires, n’hésite pas, lui, à spéculer sur son éventuel retour dans les affaires politiques du pays. "Les personnalités talentueuses et compétentes ne sont pas nombreuses. Il a été un grand patron du FMI, un remarquable ministre de l’Économie. Si à un moment ou à un autre, il accepte d’apporter sa contribution au parti, ça serait une bonne chose", a-t-il déclaré à FRANCE 24.

"Sa parole aura du poids"

Quoi qu’il en soit, le monde politique attend sur le qui-vive une déclaration de DSK. "Non seulement pour qu’il s’explique dans cette affaire d’agression sexuelle mais aussi pour avoir des informations concernant son positionnement éventuel dans la campagne présidentielle", commente Marc Perelman, spécialiste politique de FRANCE 24.

Car pour le moment, la donnée DSK reste une inconnue dans le jeu politique à quelques mois de l’échéance présidentielle. Va-t-elle modifier l’échiquier du PS ? La question reste entière. "Sa parole aura du poids, mais elle dérange. Les ténors du parti n’oublient pas que les militants de gauche ne veulent pas voir DSK jouer un rôle dans la présidentielle", rappelle Marc Perelman. Selon un sondage BVA publié vendredi 26 août, 77 % des sympathisants de gauche ne souhaitent pas son retour dans la course à l'investiture.

 

Première publication : 04/09/2011

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