Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE DÉBAT

"Islam de France" : l'équation à résoudre du gouvernement.

En savoir plus

LE DÉBAT

"Islam de France" : l'équation à résoudre du gouvernement.

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Puppa Lek Sen, héritier du reggae africain

En savoir plus

FOCUS

Proche-Orient : l’essor du tourisme politique

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Tensions entre Grecs et réfugiés sur l’île de Chios

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Le plan pour l'islam de France

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

États-Unis : Yellen promet une hausse progressive des taux, les marchés réagissent

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Teddy Riner : "Je suis allé chercher ma deuxième médaille d’or avec les tripes"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Rio c'est parti, Lille c'est fini !

En savoir plus

Economie

Washington somme la Suisse de dénoncer les fraudeurs du fisc aux États-Unis

Texte par Dépêche

Dernière modification : 05/09/2011

Les autorités américaines ont exhorté la Suisse à communiquer les données bancaires des fraudeurs du fisc aux États-Unis qui dissimuleraient des avoirs dans la Confédération helvétique, selon le journal suisse SonntagsZeitung.

AFP - Les autorités américaines ont donné jusqu'à mardi à la Suisse pour transmettre les données bancaires de fraudeurs du fisc aux Etats-Unis qui auraient dissimulé leurs avoirs dans la Confédération, a rapporté dimanche le journal SonntagsZeitung.

Les Etats-Unis ont demandé des informations détaillées sur leurs ressortissants ayant caché leur argent en Suisse et ont exigé d'ici mardi des données de la deuxième banque helvétique Credit Suisse, selon le journal, qui se base sur une lettre de trois pages du vice-ministre américain de la Justice, James Cole, datée du 31 août et adressée aux autorités suisses.

La Suisse n'est pas une république bananière.

Patrick Odier, président de l'Association suisse des banquiers (ASB)

Selon ce document, M. Cole demande des données en nombre "conséquent" et de façon "rapide".

Le ministère américain de la Justice, contacté par l'AFP, a refusé de commenter les informations du journal suisse.

Hormis Credit Suisse, une dizaine d'autres banques helvétiques sont concernées par cette affaire, notamment Julius Baer, Wegelin, la Banque cantonale de Zurich et la banque cantonale de Bâle, selon le journal dominical.

Les autorités américaines veulent l'ensemble des données concernant les clients privés et les fondations américains ayant déposé au moins 50.000 dollars dans la Confédération (environ 35.000 euros) sur une période allant de 2002 à juillet 2010.

Cette nouvelle demande des autorités américaines rappelle le sort qu'avait subi la première banque suisse UBS, qui avait été obligée de divulguer aux autorités américaines les noms de 4.450 clients américains auxquels elle avait offert de cacher des fonds au fisc.

L'établissement avait également payé une amende de 780 millions de dollars, évitant ainsi de perdre sa licence bancaire aux Etats-Unis.

Selon un banquier anonyme cité par la SonntagsZeitung, les banques helvétiques pourraient régler une amende d'environ 2 milliards de francs suisses pour solder cette nouvelle affaire d'évasion fiscale.

Un porte-parole de Credit Suisse, contacté par l'AFP, a refusé de commenter ces informations. Le secrétariat d'Etat aux questions financières internationales (SFI), en charge des dossiers fiscaux, n'était quant à lui pas joignable.

L'Agence fédérale de financement du logement (FHFA) a par ailleurs lancé vendredi aux Etats-Unis des poursuites contre 17 banques et institutions financières, dont Credit Suisse, pour tenter de leur faire payer les lourdes pertes subies par deux géants du financement des prêts immobiliers, Fannie Mae et Freddie Mac, lors de la crise des "subprimes" qui a coûté cher non seulement à Washington mais à l'économie mondiale tout entière.

Selon la FHFA, les établissements qui ont vendu à "Fannie" et "Freddie" des titres adossés à des prêts immobiliers ont menti sur certaines caractéristiques de ces titres ou des prêts qu'ils regroupaient dedans, notamment sur les vérifications faites auprès des ménages emprunteurs.

Credit Suisse avait subi de lourdes pertes durant la crise des "subprime" américains, mais avait réussi à se redresser sans l'aide de la Confédération, à l'opposé de sa rivale UBS.

 

Première publication : 05/09/2011

  • SUISSE

    Le Crédit Suisse visé par une enquête américaine

    En savoir plus

  • WIKILEAKS

    L'ex-banquier suisse qui voulait faire tomber le secret bancaire

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)