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FRANCE

En l'absence de Chirac, le procès des emplois fictifs se poursuit

Vidéo par Pauline PACCARD

Texte par Dépêche

Dernière modification : 06/09/2011

Le procès des emplois fictifs de la Ville de Paris a repris, mardi, sans l'ex-président français, autorisé à ne pas assister aux audiences pour raisons de santé. Deux de ses directeurs de cabinet ont été longuement entendus.

AFP - Le procès des emplois présumés fictifs de la Ville de Paris est entré mardi dans le vif du sujet avec les interrogatoires de deux anciens directeurs de cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris, qui se sont décrits comme de simples exécutants.

Michel Roussin et Rémy Chardon sont poursuivis comme "complices" dans le volet parisien de l'affaire, qui porte sur 21 emplois rémunérés par la mairie de Paris de 1992 à 1995.

Ce procès tardif s'explique par l'immunité dont a bénéficié Jacques Chirac pendant un temps

M. Chirac, présenté comme "auteur" d'un dispositif qui visait selon l'ordonnance de renvoi à "asseoir son influence politique" et à servir "ses propres intérêts et ambitions, ou ceux de son propre parti", est jugé en son absence, en raison de son état de santé.

Sept autres prévenus sont poursuivis pour avoir occupé ces emplois ou pour avoir bénéficié de collaborateurs payés par la municipalité.

Premier à passer sur le gril, au deuxième jour du procès, Michel Roussin a réduit à un rôle purement "technique" sa responsabilité dans les recrutements litigieux.

Dans la "charge de travail énorme" d'un directeur de cabinet, "la signature des contrats, c'est anecdotique", a déclaré M. Roussin, 72 ans, cheveux blanchis et costume sombre, directeur de cabinet de M. Chirac de 1989 à 1993.

Poursuivi pour complicité d'abus de confiance, il lui est reproché d'avoir signé les contrats d'engagement de 11 chargés de mission. Il encourt trois ans de prison et 375.000 euros d'amende.

"En quoi interveniez-vous dans les recrutements ?", a insisté le président de la 11e chambre correctionnelle de Paris, Dominique Pauthe.

Un "gestionnaire arithmétique"

"Le directeur de cabinet n'a qu'une mission de gestion des contrats, il ne procède pas aux recrutements... C'est un rôle très technique, un rôle de gestionnaire arithmétique", a répondu M. Roussin, assurant qu'il n'avait pas à juger de "l'opportunité" de ces recrutements.

"Le directeur de cabinet ne fait qu'exécuter la demande des autorités qui le saisissent", a-t-il affirmé.

"Ces autorités qui le saisissent, c'est qui ?", a insisté le président.

De quoi Jacques Chirac souffre-t-il ?
"Ce sont le secrétaire général du conseil de Paris, le secrétaire général pour l'administration de la ville qui relaient les demandes des directeurs", a répondu M. Roussin, se gardant bien de mettre en cause Jacques Chirac.

"Il arrivait à M. Chirac de vous demander de préparer un contrat ?", l'a relancé le président. "Oui, monsieur le président", a-t-il répondu. C'était "un nombre infime".

"Et il est arrivé au maire de Paris de signer lui-même des contrats ?". Même réponse positive.

Rémy Chardon, auquel la justice reproche la signature de quatre contrats de chargés de mission de 1993 à 1995, a pour sa part admis avoir reçu une seule fois une consigne orale, provenant "bien sûr" de M. Chirac et concernant l'emploi de François Debré.

Ce journaliste et écrivain à la santé fragile et aux ressources irrégulières, qui décrira dans un roman publié en 1998 un parcours de toxicomane, avait estimé pendant l'instruction qu'on avait voulu "faire plaisir à son père", Michel Debré, en l'engageant.

En l'absence de M. Chirac, M. Pauthe a lu quelques-unes de ses déclarations durant l'instruction.

M. Chirac avait alors mis en avant "le caractère éminemment politique de la fonction de maire de Paris", a rappelé M. Pauthe.

"Si je connaissais l'existence des chargés de mission, je ne connaissais pas leur nombre précis", avait-il également dit, contestant tout "système" et soulignant qu'il n'y a "jamais eu d'enrichissement personnel".

"Ces recrutements je les ai souhaités, autorisés parce qu'ils étaient légitimes autant que nécessaires", avait-il aussi assuré, ajoutant : "j'assume la responsabilité de leur recrutement, même si pour beaucoup d'entre eux je ne les connaissais pas".

Suite du procès mercredi à 13H30.

Première publication : 06/09/2011

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