- Alassane Ouattara - Côte d'Ivoire - Laurent Gbagbo
Le FPI a-t-il les moyens de survivre à son fondateur Laurent Gbagbo ?
Après dix années au pouvoir, le Front populaire ivoirien (FPI), parti de Laurent Gbagbo, entend s'imposer comme un "contre-pouvoir" au régime d’Alassane Ouattara. Un pari difficile pour une formation politique décapitée de ses cadres.
Alors que les élections législatives ivoiriennes se profilent à l’horizon – elles doivent, en principe, avoir lieu avant la fin de l’année -, où va le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo ? Cinq mois après l’arrestation de l’ex-président et sa récente inculpation pour "infractions économiques", l'ancien parti présidentiel a amorcé un timide retour sur la scène politique ivoirienne en organisant, dimanche, dans le quartier abidjanais de Koumassi, son premier meeting depuis la fin de la crise post-électorale Objectif : "sortir de la torpeur" dans laquelle l’a plongé la chute de son fondateur, le 11 avril.
Pour le FPI, tout ou presque s’est écroulé lorsque Laurent et Simone Gbagbo, terrés dans leur bunker, ont été arrêtés le 11 avril dernier par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), favorables à Alassane Ouattara, aujourd’hui président de la République.
Reste que la tâche s’annonce longue et difficile. Si Augustin Guehoun, le chargé de communication du FPI, se réjouit du fait que "le parti n’ait pas été dissous" par les nouvelles autorités, Gilles Yabi, le directeur du projet Afrique de l’Ouest à International Crisis Group (ICG), estime pour sa part que le FPI de Laurent Gbagbo est aujourd’hui "très fragilisé".
Parti décapité
L’ancienne formation au pouvoir a tout, en effet, d’un parti décapité. Plusieurs de ses cadres ont pris le chemin de l’exil ou ont subi le même sort que Laurent et Simone Gbagbo, à l’image de Pascal Affi N'Guessan, l’ex-président du FPI, arrêté en avril puis inculpé en août d’atteinte à la sûreté de l’Etat en compagnie de 11 autres dirigeants de la formation.
Quant à l'ancien président de l'Assemblée nationale Mamadou Koulibaly, celui sur lequel le parti aurait pu s’appuyer pour amorcer sa résurrection, il a claqué la porte. Constatant que son projet de dresser "l’inventaire de dix années de pouvoir du FPI pour tirer les leçons du passé et construire un grand parti d’opposition" ne convainquait pas ses camarades de l’aile dure du parti, il a décidé de créer sa propre formation politique.
C’est finalement un ancien secrétaire du parti, Miaka Ouréto, qui a pris, pour l’instant, en charge la relève.
Droit d’inventaire
"Il faudra encore du temps pour que ce parti se relève", estime Gilles Yabi, de l’ICG. Le chercheur y voit deux raisons : non seulement le FPI porte une lourde responsabilité dans le déclenchement de la crise post-électorale, mais il lui faut aussi faire le bilan de ses dix années au pouvoir. Et le bilan n’est pas "glorieux".
"Le parti de Laurent Gbagbo ne payera pas seulement pour son implication dans les violences post-électorales, mais aussi pour sa gestion économique du pays, explique le spécialiste. Plusieurs cadres de cette formation politique ont été associés aux scandales de corruption pendant qu’ils étaient aux commandes des affaires publiques."
Un "passé lourd" dont le FPI ne semble pas vouloir se dédouaner. "Dans l’exercice du pouvoir, nous avons commis certes des faits reprochables, concède Laurent Akoun, le porte-parole de l’ancien parti présidentiel. "Mais contrairement à d’autres, nous [le pouvoir de Laurent Gbagbo et le FPI, NDRL] n’avons jamais bradé la souveraineté de l’Etat ivoirien". Un argument que le parti compte bien faire valoir dans son rôle de premier parti d’opposition à Alassane Ouattara, lequel a bénéficié du soutien de la communauté internationale lors de la crise post-électorale.
"Nouveau contrat social"
Aujourd’hui, le FPI souhaite "s’ériger comme un contre-pouvoir institutionnel", souligne Laurent Akoun. Mais dans sa lutte pour la reconquête du pouvoir par les urnes, le FPI doit convaincre ses adversaires et les électeurs qu’il a changé. "On essaye déjà de confier des responsabilités aux nouveaux cadres, tout en travaillant avec les anciens qui sont arrêtés ou en exil", explique Laurent Akoun.
Dans les faits en revanche, le parti peine encore à s’affranchir de l’influence d’anciens membres encore échaudés par l’atmosphère de chasse aux sorcières ayant accompagné la chute de Gbagbo. "Ceux qui sont restés au pays sont encore aussi préoccupés par leur avenir judiciaire et matériel : seront-ils poursuivis ou pas ? La question les inquiète au plus au point", explique Gilles Yabi.
En attendant qu’une hypothétique loi d’amnistie clarifie la situation, les nouveaux dirigeants sont réticents à l’idée de partager avec la presse une quelconque stratégie électorale. "C’est encore trop tôt. Les nouveaux dirigeants du pays doivent nous donner les garanties nécessaires avant de participer à un quelconque scrutin", répond Laurent Akoun
Les prochains mois détermineront sans doute si le FPI dispose des moyens de survivre à ses fondateurs. Gilles Yabi y croit. "Contrairement à beaucoup de partis africains associés à la personne de son créateur, le FPI a le mérite de s’être construit comme une structure." Reste à convaincre les hommes de s’engager dans un "nouveau contrat social", comme Laurent Akoun l’appelle de ses vœux.


























Commentaires (15)
ce n'est pas normal ce qu'ils
ce n'est pas normal ce qu'ils font à propos de l'ancien Chef de l'Etat Ivoirien.
Tout se paye sur terre.
La France peutelle survivre à l'indépendance vraie de l'Afrique?
Née du refus de Sarkozy d'accepter les résultats, du simulacre d’élections tenues le 28 novembre 2010 en Côte d'Ivoire, tel que proclamés par conseil constitutionnel ivoirien (CCI), seul organe suprême habilité à donner les résultats définitifs, et qui donnaient Gbagbo vainqueur au dépens de son adversaire d'ADO, Sarkozy, l’ami de longue date de ce dernier instrumentalisa la communauté dite internationale, qui s'engagea alors dans une guerre stupide, causant des dizaines de milliers de morts, à l'issue de laquelle Gbagbo fut vaincu militairement, puis capturé le 11 avril 2011 à 12 h 45 dans sa résidence présidentielle, sur laquelle 150 missiles sol-air avaient été préalablement largués par la licorne (armée-française), fragilisant ainsi son armée et entamant le moral de ses troupes qui cessaient de livrer bataille. Après sa capture supposée par les forces d'ADO, mais savamment orchestrée par la licorne, il (Gbagbo) fut d'abord déporté dans le nord de la Côte d'Ivoire à Korhogo d'où il fut ensuite déporté, depuis le 30 nov. 2011, en catimini, à la Cour Pénale Européenne (CPE ou ECC), pardon Internationale (sic!) (CPI ou ICC) à quelques jours d'une mascarade d'élections législatives qui auront lieu le 11 dec. 2011! Après sa déportation à la CPE de la Haye, il (GbaGbo) attend d'être cloué au pilori par la seule volonté de Sarkozy! Et déjà dans le camp du Rassemblement des Homicidaires Difficilement Pardonnables (RHDP), on frétille de joie, on sable le champagne, on ovationne le menu fretin de 82 milliards de promesse d’aide de Bruxelles, on chante, le menu refrain, le disque rayé en malinké "ADO puissansi, a magni dèh, qui veut dire, litt., la force d'ADO n'est pas bonne, tellement forte!" Mais qui vivra verra! Bientôt il fera jour en terre 'éburnéenne, car le soleil s’est, à présent, couché, mais il finira par se lever! Ils ont certes gagné une bataille, mais pas la guerre, de l’indépendance économique de la Côte d’Ivoire et partant des pays Africains! Bientôt la France exprimera ses vifs regrets aux dignes fils de la Côte D’Ivoire et se perdra en conjecture, en repentance, et en excuses, d’avoir si longtemps fait du mal à ce pays dont elle doit beaucoup pour sa stabilité économique dans l’UE. C'est cela, ce que l'histoire retiendra! Wait and see!
gbagbo criminal
sincerement on veut la paix mais nous on veut que gbagbo soit juge si on doit laisser ses partisans on le fera pour notre pays mais lui il doiut etre juge et aller en prison
LA POLITIK
PENSE VS KE CES NORMALE POUR 1 BF DE MALTRAITE 1 FILS DIGNE DE CE PAYS
le fpi a t il les moyens de survivre
tout le monde a son temps nul n est eternel sauf dieu alors que le fpi sache que les ivoiriens ne vont plus se laisser berner et je dirai que houphouet etait un vrai visionnaire et il avait raison sur le compte de gbagbo laurent c est un destructeur hors paire
a proposde la rci
pourkoi les occidentaux aiment semeler dans les affairesde l afrik laisser ns gourverner notre continent ki est l afrik ce meme probleme c est passe o togo au gabon maisl ocident n a pasreagir
Soyons sérieux avec nous même
Soyons sérieux avec nous même avant que les gens nous prennent au sérieux.En toutes choses, il faut être objectif, laissez les rêveries car je reconnais en KOUDOU une personne qui a des qualités et aussi des défauts comme tout le monde.Mais il n'a pas su faire car en réalité il a voulu se jouer les populistes en attirant l'affection d'un groupuscule de personne au détriment de la majorité.ça ne marche pas ça parce qu'en réalité il n'est pas une personne qui a les compétences des gérer une nation.En effet pour gérer une nation il faut avoir du cran, souvent il faut être dur souvent il faut être doux.Vous savez ces mêmes femmes d'adjamé et d'Abobo diront dans quelques mois "ADO PUISSANCI" car lui , il a une vision, des stratégies, des moyens et des hommes pour faire de la RCI un pays émergent.Cependant je suis d'accord avec toi DIALLO KOFFI sur un point, la françafrique, ils nous ont exploité et continue de nous exploiter.Mais en toutes choses, il faut la manière et KOUDOU n'a pas usé de la manière.Quand quelqu'un est fort que toi alors, laisse la force mais utilise la russe. Actuellement c'est un mal nécessaire, toutefois nous jeunes africains devrions nous mettre au travail afin d'arracher notre indépendance économique et cela passe par ta formation, ma formation, notre formation.Arrêtons de jouer au dame, les amusements dans les maquis et boîtes et levons nous pour allez chercher le développement.SVP, la côte d'ivoire reste et restera mais ces présidents vont passer, ouvrons nous à l'entende, à l'union.Si FHBoigny a réussi c'est parce qu'il n'a pas crée la division entre les fils et filles de la Côte d'Ivoire car la division n'apporte que le CHAOS.
Question à reformuler !
Ce n'est pas au FPI que la guerre est faite depuis 1993 ! Mais à la Côte d'Ivoire .Relisez et revisionnez vos archives. Bédié, Guéi et Gbagbo n'ont en commun que leur identité ivoirienne!
Alors !
Sarkozy partira un jour
Ce que Gbagbo a fait est indestructible dans le coeur de beaucoup d'ivoiriens. Gbagbo a ouvert les yeux de millions de jeunes ivoiriens qui n'attendent que le bon moment...et croyez moi cela viendra. Le plus dure dans une lutte, c'est l'adhesion de tous et cela Gbagbo l'a réussi. La majorité des ivoiriens savent très bien pourquoi ADO est là: pour les interets français.Donc tout le monde attends que sa parenthese soit close..et la lutte avec ou sans Gbagbo reprendra
Le Panafricanisme
A chaque fois que l'Afrique à un leader qui va contre les intérêts des occidentaux il est soit tué (Lumumba- Sankhara) ou écarté (Gbagbo Kadafi).
Aucun être humain n'est saint, mais combien de dirigeants africains peuvent tenir tête à ces occidentaux???????
Alors il ne s'agit pas de parti politique mais d'indépendance total de l'Afrique.
Que vous vous appelez Pierre ou Paul du partie A ou B du pays C ou D cela importe peu.
Pouvez vous vous dresser contre le terrorisme d'état des pays occidentaux? Pouvez vous empêcher que les richesses de l'Afrique soient bradées à ces occidentaux?????
Si la réponse est OUI alors peut importe votre nom, religion,partie, sexe ...
La jeunesse africaine est prête à vous suivre.
LE COMBAT CONTINU.
L'europe n'appartient pas aux africains nous devons appliquer la réciprocité
causes de la décadence africaines et les solutions proposées
L'Afrique hormis le Sahel, a tout pour réussir : terres fertiles et immenses, importantes ressources minières et pétrolières. Même les catastrophes naturelles (volcans, tremblements de terre,tsunamis, typhons...) qui frappent beaucoup de pays (le Japon dernièrement), épargnent l'Afrique. Malgré tous ses atouts, l'Afrique est caractérisée par la misère, les guerres et les pandémies.
La cause en incombe aux dirigeants africains.
pour preuve, la côte d'ivoire , naguère prospère, est devenue misérable à cause de ses dirigeants successifs qui ont refusé l'industrialisation telle que proposée par la "Nouvelle Vision" de M. Thierry Tan. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder les vidéos sur ce sujet http://developpementafricain.com .
Le FPI a t'il les moyens de suirvire.
Ce que nous observons aujourd'hui dans notre pays n'est pas étrange,le benin l'a connu; au benin N.Soglo a battu M.Kérékou et après Cinq ans de mandat, celui qui été battu a reprise le pouvoir.Aujourd'hui le président Bédié qui est parti par un coup d'état est président du PDCI, alors effacer un ancien chef d'état et fondateur de son parti politique en rien de temps est une chose qui n'est pas concevable.Quant vous parlez de bilan, je pense que depuis 2002, le pouvoir Gbagbo n'a pas travaillé convenablement parce que notre pays était divisé en deux et depuis l'installation de la rebellion notre pays n'avait pas toutes ces assises pour son expension.Dans ces circonstances de cause; les refondateurs qui ont consacré tous leurs pouvoirs à regler les problèmes internes enfin que MR Ouattara soit candidat ne doivent pas être blamés.Après Marcoussis,nous avons assisté à des ballets diplomatiques, accords sur accords et le dernier qui a permit l'organisation de l'élection présidentielle était celui de ouagadougou.Alors quelque soit la gravité de la situation comme les dirigeants ivoiriens d'aujourd'hui le pensent et le concrétisent dans leurs faits, je pense que c'est le chef de l'état qui fuit ses responsabilités politique, c'est lui qui refoule l'ouverture d'esprit politique.Après analyse, nous constatons que ces arrestations et les mandats d'arrêts contre les plus proches collaborateurs du président Gbagbo sont des fausses argumentations pour les empêcher à participer aux activités politiques et aux débats politique.Alors je pense que si la sécurité était guarantie, des mandats d'arrêts légitimes; même sans Gbagbo, le FPI a les moyens nécessaires, matériels et humaines pour la conquête du pouvoir. Alors après concertations,nous interpellons le président Ouattara et son prémier ministre de beaucoup refléchir sur le devenir de notre pays; dans la plus part des pays du monde qui vivent des crises; leur reconciliation passe par des actes concrets, mais aussi politique.Ce que nous aimerons voir aujourd'hui dans notre pays est d'abord le travail de cette commission, conduite par le prémier ministre Banny et c'est à la suite de son aboutissement qu'on peut organiser les prochaines écheances électorales..
ce parti va étonner tous les
ce parti va étonner tous les sceptiques car même si aujourd'hui la plupart des cadres est à l’extérieur, cela n'est pas forcément un obstacles. c'est le parti en côte d'ivoire qui a fait la promotion des générations.après les pères fondateurs il y a eu la génération des AFFI.AUCUNE génération n'a droit à des privilèges comme ailleurs; en plus ils sont aguerris à l'adversité. car 10 ans de pouvoir mais 10 ans d'adversité quotidienne et permanente(rébellion armée et gouvernement avec une majorité de rebelles et d'opposants).
gbagbo
Je ne pense pas que de cote d'ivoire le fpi soit génant mais par contre ailleurs là peut être, car Mr GBAGBO avait tissé une toile géante dansle monde et surtout par de l'argent. On verra bien nous on vit en RCI et on supporte pour l'instant MR WATTAO qui reigne en maître dans la zone 4
fpi -rci
il faut reconnaitre qu'au fpi tout commençait et se terminait par
par une seul stratégie GBAGBO ou rien, cette stratégie s'est retournée contre le parti après la chute de Gbagbo.C'est bien dommage.
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