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Asie - pacifique

Attentat meurtrier devant la Haute Cour de New Delhi

Vidéo par Nabia MAKHLOUFI , Luke SHRAGO

Texte par Dépêche

Dernière modification : 07/09/2011

Une explosion à la bombe devant la Haute Cour de justice de New Delhi a causé la mort d'au moins onze personnes et en a blessé des dizaines d'autres ce mercredi matin. Les enquêteurs étudient une revendication envoyée par un groupe islamiste.

AFP - Au moins 11 personnes ont été tuées et 66 autres blessées par l'explosion d'une puissante bombe mercredi devant la Haute cour de New Delhi, en plein centre de la capitale indienne, à peine deux mois après un triple attentat meurtrier ayant visé Bombay.


Selon la police, la bombe, placée dans une mallette près de l'une des principales portes d'entrée du tribunal, a explosé vers 10H15 locales (04H45 GMT) alors qu'une centaine de personnes faisait la queue pour entrer dans le bâtiment.

"Onze personnes ont été tuées et 66 ont été blessées", a déclaré un porte-parole de la police, Rajan Bhagat. Un précédent bilan faisait état de 10 morts et 62 blessés.

La police a diffusé le portrait-robot de deux suspects, deux jeunes hommes, sur la base d'auditions de témoins.

Les enquêteurs étudiaient la revendication d'une organisation se présentant comme le Harkat-ul-Jihad al-Islami (HuJI), un groupe islamiste lié à de précédentes attaques perpétrées sur le sol indien.

Le message, envoyé par courrier électronique à des médias indiens, demande à ce que la peine de mort prononcée contre un Indien du Cachemire, Mohammed Afzal Guru, soit "abrogée immédiatement ou bien nous ciblerons des tribunaux plus importants et la cour suprême indienne".

Afzal Guru a été condamné en 2004 à la peine capitale pour son implication dans un attentat contre le parlement indien en 2001.

"Il serait très prématuré à ce stade de faire un commentaire sur le courrier électronique mais oui, ce message doit être étudié sérieusement parce que le HuJI est un groupe terroriste de premier plan", a déclaré le directeur général de l'agence fédérale d'investigation (NIA), S.C. Sinha.

L'Inde et le Pakistan ont été le théâtre des principales opérations du HuJI.

Le Premier ministre, Manmohan Singh, a condamné un "acte lâche de nature terroriste" et a appelé le pays et tous les partis politiques à s'unir dans la "longue guerre" contre le terrorisme, lors d'une déclaration faite depuis le Bangladesh où il se trouve en voyage officiel.

Le ministre de l'Intérieur a de son côté dénoncé la tentative "d'instaurer la peur et de déstabiliser le pays".

Le 13 juillet dernier, l'Inde avait été visée par un triple attentat, toujours non élucidé, qui avait fait 26 morts et plus de 100 blessés à Bombay.

Il s'agissait de l'attaque la plus meurtrière qu'ait connue la mégapole économique indienne depuis celle perpétrée par des militants islamistes en 2008, qui avait fait 166 morts.

Des images prises peu après l'attentat par téléphone mobile et diffusées sur les chaînes d'informations montraient des victimes en train de hurler devant le bâtiment au milieu de dossiers répandus à terre et de morceaux de corps.

"Le bruit a été tellement fort. C'était une vision à vous retourner les tripes, des corps gisaient dans des mares de sang", a témoigné auprès de l'AFP Durgesh Kumar Pandey, un avocat de 32 ans.

Un avocat du tribunal travaillait dans son bureau lorsque la bombe a explosé. "J'étais dans mon cabinet lorsque j'ai entendu une énorme explosion. Les fenêtres de la pièce ont été soufflées", a dit M.I. Chowdhary.

C'est la deuxième fois que la Haute cour de Delhi est la cible d'un attentat. En mai dernier, une bombe de faible puissance avait explosé dans un parking près de la cafétéria du tribunal, sans faire de victimes.

Les derniers attentats à New Delhi remontent à septembre 2008 lorsqu'une série d'explosions à la bombe visant des quartiers commerçants avaient fait 22 morts. Un groupe islamiste local, les "Moudjahidine indiens", avait revendiqué les attaques.

L'Inde assure avoir renforcé ses mesures de sécurité depuis les sanglants attentats de Bombay en 2008 mais les experts, sceptiques, pointent à chaque nouvelle attaque les failles de la police et des services de renseignement en matière de lutte antiterroriste.

 

Première publication : 07/09/2011

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