Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Des troupes sénégalaises et nigérianes aux frontières de la Gambie

En savoir plus

FOCUS

Centrafrique : les déplacés disent adieu à contrecœur au camp de Mpoko

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Live by Night ", quand Ben Affleck joue les gangsters

En savoir plus

FACE À FACE

Primaire à gauche : Manuel Valls en difficulté

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Ne l'appelez plus Theresa Maybe"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Brexit et météo : le froid s'installe"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

"Un effet Trump" sur l'emploi américain ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Nigeria : un camp de déplacés visé par erreur par l'armée, 52 morts

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Brexit rime avec "Frexit"

En savoir plus

Afrique

Un témoin inculpé pour faux témoignage à l'audience du procès Moubarak

Texte par Dépêche

Dernière modification : 07/09/2011

La quatrième audience du procès d'Hosni Moubarak a été marquée par l'inculpation du commandant Mohamed Abdel Hakim pour "faux témoignage". Il aurait menti sur l'équipement de trois unités anti-émeute déployées le 28 janvier au Caire.

AFP - Un commandant de police entendu mercredi au procès de l'ex-président égyptien Hosni Moubarak au Caire a été inculpé en pleine audience pour "faux témoignage" au profit de l'accusé, a déclaré le parquet dans la salle.

Le commandant Mohamed Abdel Hakim est accusé d'avoir fait un "faux témoignage favorable aux accusés", au premier rang desquels figure l'ancien chef d'Etat, a déclaré un procureur, Mostafa Souleimane.

Le procureur l'a accusé d'avoir déclaré à l'audience que trois unités anti-émeute déployées le 28 janvier au Caire face au soulèvement populaire n'étaient équipées que de munitions à blanc et de grenades lacrymogènes, alors que durant l'enquête il avait aussi fait état de munitions de chasse mortelles.

Ces premières déclarations avaient servi de base pour inculper M. Moubarak et son ministre de l'Intérieur de l'époque, Habib el-Adli, pour le meurtre de manifestants lors de la révolte, a-t-il ajouté.

Cette mise en cause d'un commandant fait suite à plusieurs témoignages de gradés de la police favorables à M. Moubarak et à son ministre de l'Intérieur de l'époque, Habib el-Adli, jugé en même temps que lui.

Ces témoignages n'ont pas permis d'étayer les accusations selon lesquelles MM. Moubarak et Adli seraient impliqués dans des ordres de faire feu avec des munitions mortelles.

Les avocats des familles des victimes de la répression ont vivement dénoncé ces derniers jours le fait que les témoins supposés "à charge" convoqués par le parquet soient de fait devenus "à décharge".

Certains avocats ont mis en doute la sincérité des dépositions à la barre du tribunal faites par des policiers encore en fonction.

Quelque 850 personnes ont été tuées durant l'insurrection qui a abouti le 11 février à la démission de M. Moubarak.

L'audience de mercredi, entamée en milieu de matinée, est la quatrième du procès de M. Moubarak qui a débuté le 3 août. Comme lors des séances précédentes, le président déchu, 83 ans et hospitalisé, a comparu allongé sur une civière.

Les deux fils de l'ancien chef d'Etat, Alaa et Gamal, sont jugés en même temps que lui pour des accusations de corruption.

Les avocats des familles de victimes ont par ailleurs demandé mercredi la comparution de plusieurs hautes personnalités en tant que témoins, notamment le chef du conseil militaire aujourd'hui au pouvoir, le maréchal Hussein Tantaoui, et l'épouse de M. Moubarak, Suzanne.

M. Moubarak est le premier dirigeant renversé par les révoltes qui secouent le monde arabe depuis décembre dernier à comparaître en personne devant la justice.

Première publication : 07/09/2011

  • ÉGYPTE

    Le procès de Moubarak ajourné après des échauffourées

    En savoir plus

  • ÉGYPTE

    Audition des premiers témoins dans le procès d'Hosni Moubarak

    En savoir plus

  • ÉGYPTE

    Ahmed Refaat, juge d’Hosni Moubarak

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)