Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

François Hollande maintient le cap malgré la claque électorale

En savoir plus

DÉBAT

Départementales en France : la droite gagne, la gauche encaisse, le FN trébuche (partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

Départementales en France : la droite gagne, la gauche encaisse, le FN trébuche (partie 1)

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Grèce : Tsipras veut "un compromis honnête" avec les créanciers

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Jackson Pollock et le Moyen-Orient "

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Départementales : un humour déplacé ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Quelle gauche ?"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le Nigeria attend dans la fébrilité les résultats de la présidentielle

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Antonio Costa : "Avec l'Euro, il y a quelques gagnants mais beaucoup de perdants"

En savoir plus

Moyen-orient

À Moscou, Alain Juppé accuse le régime syrien de crimes contre l'humanité

Vidéo par Alexander TURNBULL , Natacha VESNITCH

Texte par Dépêche

Dernière modification : 08/09/2011

En visite diplomatique à Moscou, le ministre français des Affaires étrangères a regretté que le régime syrien se soit "livré à des crimes contre l'humanité" et invité la Russie à soutenir une condamnation au Conseil de sécurité.

AFP - Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a accusé mercredi à Moscou le régime syrien de s'être rendu coupable de "crimes contre l'humanité" en réprimant les manifestations de l'opposition.

"On constate que le régime syrien s'est livré à des crimes contre l'humanité", a déclaré M. Juppé lors d'une conférence de presse à l'issue d'entretiens avec son homologue russe Sergueï Lavrov, dont le pays refuse jusqu'ici de se joindre à une condamnation au Conseil de sécurité de l'ONU.

"La façon dont il (le régime syrien, ndlr) a réprimé la manifestation populaire n'est pas acceptable", a ajouté le chef de la diplomatie française.

M. Juppé a souhaité que la Russie accepte de soutenir une condamnation du régime syrien au Conseil de sécurité, que Moscou bloque depuis des mois.

"La répression du régime est tout à fait disproportionnée et aboutit à des effusions de sang tout à fait inacceptables. C'est la raison pour laquelle le Conseil de Sécurité doit adresser un message fort (à Damas) pour que cette brutale répression cesse", a-t-il souligné.

Sergueï Lavrov lui a en substance opposé une fin de non-recevoir.

"La priorité aujourd'hui est d'entamer un dialogue, des négociations. (...). Nous estimons qu'inciter certaines forces d'opposition au boycott de ce dialogue est une voie dangereuse vers la répétition du scénario libyen, ce que ni la Russie ni la France ne veulent", a-t-il ajouté.

M. Lavrov a en outre observé que la Russie avait adressé au Conseil de sécurité de l'ONU "un projet de résolution qui exige de toutes les parties qu'elles mettent fin à tout recours à la violence".

Ce projet appelle "les dirigeants syriens à faire avancer les réformes qui ont déjà été mises en place, et l'opposition à ne pas se livrer à une confrontation armée et à ne pas refuser les invitations au dialogue", a ajouté M. Lavrov.

Membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, la Russie a permis l'adoption d'une déclaration du Conseil de sécurité condamnant la répression, sans pour autant soutenir une résolution en ce sens.

Alliée de longue date de la Syrie et fournisseur d'armements à ce pays, la Russie prône avant tout la non-ingérence et appelle au dialogue politique interne depuis le début du soulèvement populaire en mars.

M. Juppé était à Moscou avec le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, pour une réunion annuelle du Conseil de coopération franco-russe sur les questions de sécurité.

Première publication : 07/09/2011

  • SYRIE

    Les forces de sécurité lancent une opération de grande envergure à Homs

    En savoir plus

  • SYRIE

    Damas reporte sine die la visite du secrétaire général de la Ligue arabe

    En savoir plus

  • SYRIE

    Le CICR autorisé pour la première fois à visiter les prisons syriennes

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)