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Economie

La Commission européenne exclut une sortie forcée de la Grèce

Texte par Dépêche

Dernière modification : 08/09/2011

La Commission européenne a affirmé jeudi "qu'aucune sortie ni expulsion de la zone euro n'est possible d'après le traité de Lisbonne". Une réponse au ministre néerlandais des Finances qui avait évoqué cette éventualité.

AFP - La Commission européenne a exclu jeudi une sortie forcée de la Grèce de la zone euro et a rappelé qu'il n'y avait aucun débat sur le sujet à Bruxelles, alors que certains pays n'hésitent plus à appeler Athènes à quitter l'Union monétaire.

"Aucune sortie, ni expulsion de la zone euro n'est possible d'après le traité de Lisbonne. La participation à la zone euro est irrévocable. Il n'y a aucune discussion à ce sujet", a affirmé jeudi Amadeu Altafaj, porte-parole du commissaire aux Affaires économiques, Olli Rehn, lors d'un point de presse.

Le ministre néerlandais des Finances, Jan Kees de Jager, a jeté le trouble en affirmant jeudi que les pays de la zone euro qui n'arrivent pas ou ne souhaitent pas à l'avenir respecter les exigences du Pacte de stabilité doivent abandonner d'eux-mêmes la monnaie unique.

"Si un pays ne souhaite pas satisfaire aux exigences (de la zone euro), alors, il n'y a pas d'autre option que de la quitter", a assuré le ministre, lors d'une conférence de presse à La Haye. "Si on n'arrive pas se tenir aux règles du jeu, alors il faut quitter le jeu", a-t-il dit.

Avant lui, le Premier ministre libéral néerlandais, Mark Rutte, s'était également déclaré favorable à la mise en oeuvre de sanctions telles qu'une réduction des aides financières européennes et "une perte du droit de vote" pour les pays ne respectant pas le pacte à l'avenir.

Il avait estimé qu'en "dernier recours", un pays pouvait décider de quitter la zone euro.

Ces déclarations surviennent alors que le ton monte en zone euro contre la Grèce depuis le départ d'Athènes de la troïka (UE-FMI-BCE), qui examinait ses comptes.

La délégation a dû interrompre sa mission la semaine dernière après avoir constaté les retards dans la mise en oeuvre des réformes réclamées par les créanciers de la Grèce, surtout dans le domaine des privatisations, et la dérive prévisible du déficit public par rapport aux objectifs fixés.

Ce départ inopiné pourrait compromettre le versement d'une nouvelle tranche d'aide promise par l'Union européenne et le Fonds monétaire international, d'un montant de 8 milliards d'euros. Cette somme devait être versée mi-septembre.

Le versement d'une aide est soumis à des "conditions importantes", a rappelé M. Altafaj lors du point de presse.

Première publication : 08/09/2011

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