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Economie

Les Bourses européennes terminent la semaine en forte baisse

Texte par Dépêche

Dernière modification : 09/09/2011

Perturbée par la crise en zone euro, les mauvais résultats de Wall Street et la démission de l'économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE), les principales places boursières européennes ont clôturé en forte baisse ce vendredi.

AFP - Un vent de panique a soufflé sur les Bourses européennes vendredi, prises en étau entre l'inquiétude suscitée par la double crise, économique et de la dette, les pertes de Wall Street et des signaux inquiétants, tels que la démission de l'économiste en chef de la BCE.

"Altimètre dans le rouge. La boussole est déréglée", résumait Bruno Cavalier, chef économiste chez Oddo Securities, évoquant le pessimisme et la peur qui dirigent les salles de marché ces dernières semaines.

"Il faut du temps avant qu'un nouveau dynamisme économique ne naisse. Et en attendant, les marchés vont continuer à être très volatils, nerveux", prédisait Frédéric Buzaré, responsable de la gestion actions chez Dexia AM.

C'est dans cette ambiance hautement fébrile que s'est ouvert, vendredi vers 14H00 GMT, le sommet du G7 à Marseille où les grandes puissances devaient tenter de formuler une réponse convaincante à la crise.

Mais vendredi le secrétaire au Trésor des Etats-Unis Timothy Geithner a quelque peu douché les espoirs d'une action concertée et forte des banques centrales des sept pays les plus industrialisés de la planète.

Ceux-ci devront d'abord "refaire leurs comptes et décider où ils ont de la latitude pour chercher ce qu'ils peuvent faire pour aider à renforcer la croissance", a estimé M.Geithner.

En l'absence d'avancées sur une réponse politique à la crise forte et concertée, un regain d'inquiétudes sur la santé économique de la zone euro et la reprise économique mondiale a fait plonger les marchés vendredi.

Parmi les principales places financières du continent, à Paris l'indice vedette CAC 40 a lâché 3,60%, à Francfort le Dax a perdu 4% tandis qu'à Milan le FTSE Mib cédait jusqu'à 4,93%. De son côté le Footsie-100 à Londres, a un peu mieux résisté en n'abandonnant que 2,35%.

Pour un analyste souhaitant rester anonyme, le risque de contagion de la crise grecque et le fort ralentissement de la conjoncture économique expliquaient la dégringolade. Les valeurs bancaires en particulier, victimes de rumeurs sur leur mauvaise santé financière, ont été étrillées.

Sur le marché des changes, l'euro est brièvement repassé sous le seuil de 1,37 dollar pour la première fois depuis fin février.

Vers 13H40 GMT, la devise européenne est tombée à 1,3699 dollar, son niveau le plus faible depuis le 23 février, avant d'osciller autour de 1,37 dollar.

Alors que la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a exhorté vendredi matin les pays développés à "agir avec audace" pour contrer le ralentissement de la croissance économique, les Européens affichaient à nouveau leurs dissensions.

Vendredi après-midi, le chef économiste de la BCE, l'Allemand Jürgen Stark, a démissionné de ses fonctions, invoquant "des raisons personnelles".

Toutefois, le haut responsable avait exprimé à plusieurs reprises ces dernières semaines son opposition au programme de rachat d'obligations publiques mené par la BCE pour soulager les pays fragiles de la zone euro.

Et de son côté, le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble a opposé une fin de non-recevoir à de nouveaux programmes de conjoncture qui dégraderaient les finances publiques, estimant que "combattre la crise avec un endettement encore plus prononcé" serait "le mauvais chemin à prendre".

Outre-Atlantique, Wall Street, peu convaincue par le plan de relance de l'emploi présenté la veille par le président américain Barack Obama, a encore ajouté à la nervosité ambiante en évoluant dans le rouge.

A 16H00 GMT, le Dow Jones perdait 2,56% et le Nasdaq 1,96%.

Première publication : 09/09/2011

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