Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

La Toile divisée à propos de Darren Wilson

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Adèle Haenel, nouveau visage du cinéma français

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : le Cameroun ferme ses frontières avec le Nigeria

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Moins d'un Français sur deux est imposable

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Vers une police sous surveillance ?

En savoir plus

DÉBAT

Syrie, la guerre oubliée

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Irak : au coeur des monts Sinjar

En savoir plus

DÉBAT

Centrafrique : comment sortir de l'impasse ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"L'écureuil et le serpent"

En savoir plus

  • Gaza : pourquoi les négociations sur un cessez-le-feu permanent sont un cauchemar ?

    En savoir plus

  • Fabius veut coordonner avec l'Iran la lutte contre l'État islamique

    En savoir plus

  • Ce qu'il faut retenir de la vidéo de la décapitation de James Foley par l'EI

    En savoir plus

  • Darius, ce jeune Rom lynché en juin et SDF en août

    En savoir plus

  • Heurts à Bangui entre soldats français et individus armés

    En savoir plus

  • Vidéo : après une nuit plus calme, la situation reste tendue à Ferguson

    En savoir plus

  • Hollande : "La situation internationale est la plus grave depuis 2001"

    En savoir plus

  • Gaza : la trêve une nouvelle fois rompue, Israël vise un chef du Hamas

    En savoir plus

  • La Fifa interdit au FC Barcelone de recruter

    En savoir plus

  • Au bord de l'éruption, le volcan islandais Bardarbunga menace le trafic aérien

    En savoir plus

  • Quand l’Égypte sermonne Washington sur les émeutes de Ferguson

    En savoir plus

  • RDC : le retour tant espéré des réfugiés angolais dans leur pays

    En savoir plus

  • Reportage : les combattants kurdes reprennent le barrage de Mossoul

    En savoir plus

  • Présidentielle 2017 : Alain Juppé candidat à la primaire de l'UMP

    En savoir plus

  • Glissements de terrain meurtriers à Hiroshima

    En savoir plus

FRANCE

Villepin et Chirac accusés d'avoir reçu des fonds occultes d'Afrique

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 16/09/2011

Jacques Chirac et Dominique de Villepin sont accusés par Robert Bourgi, le "Monsieur Afrique" de Nicolas Sarkozy, d'avoir reçu des financements occultes de la part de dirigeants africains. Les deux hommes ont décidé de porter plainte.

AFP - Jacques Chirac et Dominique de Villepin sont accusés, par un des piliers de la "Françafrique", Robert Bourgi, d'avoir reçu, par mallettes entières, des fonds occultes de dirigeants africains, ce que l'ex-Premier ministre qualifie de "fariboles".
              
Dans le Journal du Dimanche, l'avocat d'origine libanaise Robert Bourgi, 66 ans, décrit avec luxe de détails des remises de fonds d'Afrique - "plusieurs dizaines de millions de Francs", "incalculable !", dit-il - qu'il aurait opérées auprès de l'ex-président et l'ex-Premier ministre français entre 1997 et 2005.
              
Sa confession coïncide avec la sortie d'un livre-brûlot du journaliste-enquêteur Pierre Péan "La République des mallettes" décrivant un tourbillon de commissions et rétrocommissions autour d'Alexandre Djouhri, ami de M. de Villepin.
              
La noria de "valises" africaines aurait commencé pour M. Bourgi, selon lui, en mars 1997, "le jour de l'enterrement de mon maître Jacques Foccart".
              
Jacques Foccart créa, sous de Gaulle, la Françafrique, système décrié de réseaux d'influence maintenus par Paris avec ses ex-colonies d'Afrique noire.
              
Les livraisons auraient pris fin en 2005 quand M. de Villepin lança abruptement, selon M. Bourgi: "l'argent de tous les Africains sent le soufre".
              
"Par mon intermédiaire", "cinq chefs d'état africains -Abdoulaye Wade (Sénégal), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et, bien sûr, Omar Bongo (Gabon) ont versé environ 10 millions de dollars pour cette campagne de 2002", prétend l'avocat.
              
L'actuel ministre des Affaires étrangères Alain Juppé n'est pas épargné. "L'argent d'Omar Bongo a servi a payé le loyer pendant des années" de son club 89, accuse M. Bourgi.
              
Rendez-vous devant une boutique de fleurs, tambours africains, surnoms fleuris ("Villepinte", "Chambertin") émaillent ce récit.
                          
Bourgi exonère Sarkozy
                       
Pourquoi cet homme de l'ombre rompt-il son long silence ? "J'en ai assez des donneurs de leçons et des donneurs de morale".
              
Dans des documents diplomatiques ayant fuité via Wikileaks, M. Bourgi est décrit comme "un mercenaire uniquement préoccupé par son bien-être".
              
Souvent qualifié de conseiller officieux de Nicolas Sarkozy - à l'Elysée, on se contente de relever qu'il n'est dans aucun organigramme - M. Bourgi exonère le président qui "m'a demandé de travailler pour lui, mais sans le système de financement par +valises+".
              
Au contraire, Michel de Bonnecorse, conseiller Afrique de Chirac, a assuré à Péan que Bourgi avait, avant 2007, déposé une mallette "aux pieds du ministre de l'Intérieur" Sarkozy.
              
Accusation que l'Elysée a refusé de commenter.
              
Comme il avait qualifié le livre de Péan de "fantasmes", M. de Villepin parle à propos de Bourgi de "fariboles" et d'"écran de fumée". "On voit ce lapin sortir du chapeau à un moment très particulier", pendant le procès Chirac et avant la décision d'appel sur Clearstream, analyse-t-il. "Volonté de salir la présidence Chirac", voire de ligoter ses propres ambitions présidentielles, a-t-il glissé.
              
Alors qu'à l'UMP, on s'étonne que M. Bourgi ne s'adresse pas directement à la justice, Marine Le Pen, présidente du FN s'est empressée de parler de "République pourrie jusqu'en son centre".
              
François Hollande (PS) a pour sa part demandé au Garde des Sceaux l'ouverture d'une enquête sur ces graves allégations.
              
Interrogé auparavant par l'AFP sur l'éventuel lancement d'une procédure judiciaire, le parquet s'était refusé à tout commentaire.

Première publication : 11/09/2011

  • CAMEROUN

    Biens mal acquis : l'entourage du président dénonce une manipulation

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)