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Economie

Les Bourses asiatiques ouvrent en baisse, plombées par la crise en zone euro

Texte par Dépêche

Dernière modification : 12/09/2011

Tokyo a perdu -2 % lundi à l’ouverture dans la foulée de la baisse enregistrée à Wall Street vendredi. Le sommet du G7 des Finances, qui n’a débouché sur aucune mesure concrète ce week-end, n’a pas enrayé la chute des marchés.

AFP - Les Bourses asiatiques affichaient de nettes baisses lundi matin, dans le sillage de la dégringolade des places européennes et asiatiques, après un sommet du G7 qui a promis une réponse "forte" et "coordonnée" à la crise mais sans préciser sa stratégie.
              

La zone euro menacée

Les places asiatiques ont piqué du nez à l'ouverture, l'euro s'est affaibli --touchant son plus bas niveau face au yen depuis dix ans-- et le pétrole aussi. L'or était stable.
              
A Tokyo, l'indice Nikkei 225 des valeurs vedettes était en baisse de 2% à la mi-séance, après avoir ouvert en repli de 2,24%. Vers 03H00 GMT, Hong Kong cédait 3,27% et Sydney 3,32%.
              
Séoul, Shanghaï et Taïpei étaient fermées, pour cause de jour férié.
              
Vendredi, un vent de panique avait de nouveau soufflé sur les Bourses européennes et américaines, prises en étau entre l'inquiétude suscitée par la double crise, économique et de la dette, et des signaux inquiétants, tels que la démission de l'économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE).
              
Jürgen Stark a démissionné vendredi, faisant éclater au grand jour les désaccords au sein de l'institution sur la gestion de la crise de la dette. Son mandat ne devait s'achever que le 31 mai 2014.
              
Depuis plusieurs semaines, cet ardent défenseur de l'orthodoxie monétaire à l'allemande ne cachait pas son malaise sur le programme de rachat d'obligations publiques mené par l'institution monétaire de Francfort (Allemagne) afin de soulager les pays les plus fragiles de la zone euro.
              
Il a été remplacé dès samedi par Jörg Asmussen, secrétaire d'Etat aux Finances et homme de confiance du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble.
              
Mais ce prompt remplacement n'a pas rassuré les marchés.
              
"Les désaccords au sein de la BCE font craindre que le problème de la dette ne sera pas résolu avant longtemps. Les investisseurs redoutent en outre qu'un défaut de paiement de la Grèce ne pèse lourdement sur les banques allemandes et françaises", a expliqué Yutaka Miura, de la maison de courtage Mizuho Securities, cité par Dow Jones Newswires.
              
Le pétrole était lui aussi en net repli, à Singapour: dans les échanges électroniques du matin, le baril de "light sweet crude" pour livraison en octobre perdait 1,23 USD à 86,01 USD et le baril de Brent de la Mer du Nord pour livraison en octobre 1,02 USD à 111,75 USD.
              
"Ce qui provoque la baisse des cours (du pétrole), ce sont les craintes liées à la dette dans la zone euro, la crainte que la Grèce se retrouve en défaut de paiement, plongeant alors les banques européennes dans une situation semblable à celle provoquée par (la faillite de) Lehman" en septembre 2008, a déclaré Victor Shum, de Purvin and Gertz, à Singapour.
              
"C'est cette peur qui mène les marchés. Tout est lié à la dette de la zone euro", a-t-il ajouté.
              
D'autant que les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des sept pays les plus riches de la planète (G7), réunis en fin de semaine à Marseille (France), n'ont pas énoncé de mesures concrètes pour faire face à la crise.
              
Ils ont promis d'apporter une réponse "forte" et "coordonnée" à la crise mais sans préciser leur stratégie.
              
"Il y a désormais des signes clairs de ralentissement de la croissance mondiale", a reconnu le G7 dans une déclaration à l'issue de la réunion de ses grands argentiers. "Nous sommes décidés à apporter une réponse internationale forte et coordonnée pour relever ces défis", a ajouté le G7, sans toutefois révéler comment il compte s'y prendre.
              
"La réunion du G7 Finances ce week-end n'a pas annoncé de mesures concrètes et nous en sommes réduits à nous demander s'ils peuvent faire quelque chose", a déclaré Sumino Kamei, de la banque de Tokyo-Mitsubishi UFJ.
              
L'euro a chuté lundi à son plus bas niveau en dix ans face au yen. Lors des échanges asiatiques, la monnaie unique est tombée à 104,90 yens, au plus bas depuis juillet 2001.
              
Elle est ensuite légèrement remontée à 105,32 yens vers 01H30 GMT, en baisse par rapport à sa cotation de New York vendredi à 21H00 GMT (105,91 yens).
              
L'euro était aussi en net recul vis-à-vis du dollar, à 1,3594 dollar vers 01H30 GMT, contre 1,3649 dollar vendredi à 21H00 GMT.
              
L'or, valeur-refuge, était stable à 1.846 dollars l'once à Hong Kong contre 1.851 USD en clôture à Londres vendredi.
              

 

Première publication : 12/09/2011

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