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Moyen-orient

L'isolement régional d'Israël, une menace pour la paix ?

Texte par Sylvain ATTAL

Dernière modification : 13/09/2011

Crise diplomatique avec la Turquie, tensions avec Le Caire, Israël a bien du mal à trouver sa place sur le nouvel échiquier géopolitique du Moyen-Orient. Explications de Sylvain Attal, spécialiste de politique internationale à FRANCE 24.

France 24 : Comment expliquer la réaction de la rue égyptienne - après l’attaque de l’ambassade israélienne – qui jusqu’ici, ne semblait pas se soucier d’Israël ?

Sylvain Attal : Plusieurs éléments de l’actualité peuvent venir expliquer cet acte de violence contre les bâtiments officiels israéliens du Caire. Premièrement, il y a eu l’épisode de la mort de cinq soldats égyptiens [lors d'un grave incident à la frontière avec l'État hébreu, en août dernier, NDLR]. Secundo, le refus du gouvernement de Benjamin Netanyahou de reconnaître l’État palestinien à l’ONU [qui va officiellement présenter une demande d'adhésion aux Nations unies le 20 septembre, NDLR] a aussi pu mettre le feu aux poudres. Sans oublier le dernier rapport de l’ONU [publié suite à l’assaut israélien de la flottille pour Gaza, qui avait causé la mort de neuf personnes en mai 2010, NDLR] qui légitime le blocus de Gaza.

Et puis, tout simplement, cette violence peut s’expliquer par le besoin de défoulement. Le peuple égyptien n’en peut plus de la lenteur des réformes.

F24 : Après la crise diplomatique avec la Turquie, les émeutes contre l'ambassade israélienne en Égypte, et aujourd’hui la demande d’adhésion de la Palestine à l’ONU, Israël subit revers sur revers…

S.A : Oui et aujourd’hui, c’est le traité de paix entre l’État hébreu et l’Égypte qui se trouve  vidé de sa substance : les livraisons de gaz ont été suspendues [pour la quatrième fois depuis le mois de février, le pipeline livrant du gaz à Israël a été la cible d'un attentat, NDLR], il y a de moins en moins d’échanges commerciaux entre les deux pays, et maintenant il n’y a plus d’ambassadeur israélien au Caire... Le plus inquiétant reste la coopération sécuritaire, jadis incarnée par Omar Suleyman - chef des services secrets égyptien. Aujourd’hui, elle est anéantie. L’armée égyptienne, dont la présence dans le Sinaï a pourtant été renforcée, est impuissante à stopper les attaques terroristes contre le sud d’Israël.

Les services israéliens - qui redoutaient que le printemps égyptien ne leur soit défavorable -, craignent maintenant que le Sinaï devienne un second Gaza, c’est-à-dire une base d’attaques contre leur pays. Il n'est pas impensable que confrontée à une agression d'envergure, l'armée israélienne soit contrainte d'agir elle-même dans le Sinaï.

F24 : Pourtant, malgré ce sombre tableau, les autorités du Caire n’ont pas rompu leurs relations avec Israël, contrairement au gouvernement turc ?

S.A : En Turquie le gouvernement a devancé son opinion publique dans sa campagne anti-israélienne. En Égypte, c’est le peuple qui prend les devants depuis la chute de Moubarak. Dans les deux cas Israël sert de bouc émissaire. Le rétablissement de l'"état d’urgence" dans le pays - suite à la crise de l’ambassade - confortera sûrement les Égyptiens dans l’idée que le pays est toujours dirigé par un gouvernement à la solde de l’Amérique qui défend les intérêts de l’État hébreu avant ceux de son peuple.

F24 : Les israéliens pensent que le monde arabe est en voie d’islamisation. Est-ce une paranoïa de leur part ?

S.A :Plutôt un pessimisme de plus en plus partagé. La Turquie est dirigée par un gouvernement islamiste, de moins en moins modéré et de plus en plus proche du Hamas. En Égypte, les Frères musulmans restent assez discrets mais tirent les ficelles en coulisse.

Au Caire, la démocratisation est toujours à l’état de promesse, les vrais démocrates sont de plus en plus anxieux... Après le "printemps" et "l’été" arabe, il faut maintenant attendre de voir si le "vent d’automne" sera porteur de menaces pour l’État Juif.

FR24 : Quelles sont les marges de manœuvre d’Israël ?

S.A. : Beaucoup d’Israéliens ont compris que ces changements dans le monde arabe pouvaient être une chance pour eux, à condition de ne pas céder aux provocations, comme l’a fait le ministre des Affaires étrangères Avidgor Lieberman qui a laissé entendre que si Ankara aidait le Hamas, Israël pourrait armer le PKK [Parti des travailleurs du Kurdistan]...

Or le gouvernement de Netanyhaou reste engagé dans une politique du "tout sécuritaire" alors qu’il faudrait mener une diplomatie active. Vous connaissez l’adage : "Quand ces choses nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs." Le Premier ministre ferait bien de s’en inspirer.

 

Première publication : 12/09/2011

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