Dernière modification : 13/09/2011 

- Cyclisme - Dopage


Le mari de Jeannie Longo soupçonné d'avoir acheté de l'EPO

"L’Équipe" révèle que le mari de Jeannie Longo aurait acheté de l'EPO en 2007. Une casserole de plus pour la cycliste qui est déjà mise en cause par l'Agence française de lutte contre le dopage pour avoir contrevenu aux règles de localisation.

Par FRANCE 24 (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Le mari de la championne cycliste Jeannie Longo, menacée de sanction pour manquement aux exigences de localisation antidopage, aurait acheté de l'EPO en avril 2007, affirme mardi L'Equipe, qui publie des fac-simile des courriers électroniques liés à la transaction.

Selon le quotidien sportif, Patrice Ciprelli, entraîneur et époux de Jeannie Longo, aurait acheté de l'EPO chinoise, appelée Eposino, via un site internet américain et un ancien cycliste Joe Papp, arrêté en 2007 pour avoir participé à un vaste trafic de produits dopants.

Dans un entretien à L'Equipe, Joe Papp confirme : "j'ai vendu de l'EPO à Ciprelli à cette époque. Il a spécifiquement et directement demandé sur notre site ce que lui coûteraient 80.000 iu (unités) d'EPO livrées en France. Il a d'ailleurs indiqué que c'était pour sa femme".

Le nom de Jeannie Longo n'a toutefois pas été prononcé, précise l'ex-cycliste américain. La transaction a donné lieu à un envoi des produits à l'adresse d'une parente de Patrice Ciprelli en Isère. Jeannie Longo n'était pas la seule sportive entraînée par Patrice Ciprelli à l'époque.

Jeannie Longo raconte sa carrière (en anglais)

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Le quotidien sportif publie des fac-simile des échanges de courriers électroniques entre MM. Ciprelli et Papp ainsi qu'entre ce dernier et son fournisseur chinois.

Selon L'Equipe, le dossier Ciprelli a été transmis par l'Agence américaine antidopage (USADA) à son homologue française, l'AFLD, qui a sollicité la police française "afin d'étudier les possibles suites pénales à donner à cette affaire". S'ils étaient avérés, les faits, commis en 2007, seraient toutefois prescrits depuis 2010.

Ces révélations interviennent alors que Jeannie Longo, la sportive préférée des Français selon un récent sondage, est mise en cause par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) pour un défaut de localisation.

L'AFLD lui reproche trois manquements en 18 mois aux règles de localisation qui imposent aux sportifs d'indiquer où ils se trouvent quotidiennement de 6 heures à 23 heures, avec un créneau préférentiel d'une heure par jour.

Jeannie Longo, âgée de 52 ans, a déclaré le 9 septembre avoir "été contrôlée plus qu'aucun autre athlète au monde sans que jamais les résultats laissent le moindre doute sur son exemplarité sportive".
 

Commentaires (1)

La presse dite sportive!

A force de fouiller dans les poubelles, la presse, toutes presses confondues, ne va plus tarder à être identifiée qu'à leur contenu!
Et elle se demandera alors comment elle en est arrivée là...Mais ça sera trop tard!

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