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Economie

Sarkozy et Merkel se disent "convaincus" de la place d'Athènes dans la zone euro

Vidéo par Marie NORMAND

Texte par Dépêche

Dernière modification : 14/09/2011

Lors d'un entretien téléphonique, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont également exhorté le Premier ministre grec, George Papandréou (photo), à mettre en pratique le programme auquel il avait souscrit dans le cadre du nouveau plan d'aide européen.

REUTERS - La France et l'Allemagne ont pressé mercredi la Grèce de mettre en oeuvre les mesures de redressement qu'elle s'est engagée à prendre dans le cadre du nouveau plan d'aide européen adopté fin juillet.

Dans un communiqué publié à l'issue d'une conférence téléphonique avec le Premier ministre grec George Papandreou, le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel se sont déclarés "convaincus" que l'avenir du pays
était dans la zone euro.

Mais les dirigeants des deux poids lourds de la zone euro ont souligné aussi qu'il était "plus que jamais indispensable de mettre pleinement en oeuvre les décisions adoptées le 21 juillet" par les Européens pour venir en aide à la Grèce.

Les dirigeants français et allemand ont notamment fait part à leur interlocuteur "de l'importance qui s'attache à la mise en oeuvre stricte et effective du programme de redressement de l'économie grecque" qui conditionne le déboursement de ces aides.

Dossier

Toujours selon le communiqué, George Papandreou a exprimé "la détermination absolue de son gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre en oeuvre l'ensemble des engagements souscrits."

Ces assurances ont été confirmées à Athènes par le porte-parole du gouvernement grec.

"Malgré les récentes rumeurs, toutes les parties ont souligné que la Grèce continuait de faire partie de la zone euro", a indiqué Ilias Mossialos à l'issue de cette conférence
téléphonique qui a duré 25 minutes.

Auparavant dans la journée, la porte-parole du gouvernement français, Valérie Pécresse, avait déclaré qu'aucune autre solution que le plan de 110 milliards d'euros négocié fin
juillet n'était à l'ordre du jour, même si Athènes peine à remplir les objectifs budgétaires fixés dans le cadre d'un premier plan de mai 2010.

Plan crédible

"Aujourd'hui, nous sommes dans la mise en oeuvre de l'accord", a-t-elle dit lors du compte rendu du conseil des ministres.

"Il y a d'un côté l'engagement des prêteurs qui doit être concrétisé par des votes des parlements et puis l'engagement du gouvernement et du parlement grecs à mettre en oeuvre toute une série de mesures de redressement", a-t-elle indiqué, ajoutant :
"Nous voulons la garantie de la mise en oeuvre du plan de redressement".

Certains pays européens comme la Finlande exigent que la Grèce mobilise des actifs en garantie pour prix de leur participation au nouveau plan.

D'autres voix, estimant la Grèce incapable de se tirer d'affaires, plaident pour une mutualisation des dettes de la zone euro, seule solution à leurs yeux pour sauver ses pays les plus faibles, alors que d'autres encore spéculent sur une sortie de la Grèce de la monnaie unique.

Valérie Pécresse a fait valoir que le dernier plan d'aide à la Grèce avait été validé par le Fonds monétaire international et qu'il paraissait "crédible" pour remettre le pays d'aplomb.

Elle a invoqué le plan européen d'aide à l'Irlande, qui "avait été jugé dur et difficile à mettre en oeuvre" lorsqu'il a été présenté mais qui a permis, selon elle, à Dublin d'être
"tiré d'affaires aujourd'hui".

S'agissant de la création d'éventuelles euro-obligations, un projet à l'étude par la Commission européenne, la ministre du Budget a répété la position de la France, à
savoir qu'elles ne pourraient être que "l'aboutissement d'un processus de consolidation de la zone euro" et une convergence des politiques budgétaires.

"Cette convergence budgétaire est évidemment un préalable à toute autre question, notamment la question de la mutualisation des dettes. Ca peut être un point d'arrivée, certainement pas un point de départ."

Première publication : 14/09/2011

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