Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Italie : en Basilicate, les migrants sont les bienvenus face à la désertification rurale

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

L'Italie entre dans une zone d'incertitude

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"L'échec de Renzi: avoir sous-estimé la brutalité sociale de sa politique"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La "castritude" selon Ségolène Royal"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Pierre Conesa : "L’Arabie saoudite a une diplomatie à deux facettes"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

"La Turquie ne peut pas se passer de l'Europe"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

UE : les populistes s'enracinent

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Brexit : bras de fer entre le gouvernement et la Haute Cour

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Présidentielle-2017 : Macron fait cavalier seul

En savoir plus

Economie

Kweku Adoboli, le Jerôme Kerviel d’UBS ?

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 16/09/2011

La police de Londres a arrêté jeudi Kweku Adoboli, un trader d'UBS, soupçonné d'être l'auteur d’une fraude qui a fait perdre environ deux milliards de dollars à la banque suisse. Premières informations sur ce nouveau Jérôme Kerviel présumé.

Son nom : Kweku Adoboli. Son travail : trader pour la banque UBS à Londres. Son fait d’arme présumé : il aurait fait perdre environ deux milliards de dollars à son employeur.

Jeudi, la police de Londres a reconnu auprès de l’agence de presse américaine Associated Press avoir arrêté ce jeune homme de 31 ans en lien avec une supposée fraude boursière massive. Le géant bancaire suisse a refusé, pour sa part, de confirmer l’identité de celui qui apparaît comme un nouveau Jérôme Kerviel, ce trader français de la Société Générale dont les frasques sur les marchés, révélées en janvier 2008, avaient coûté 4,82 milliards d’euros à la banque française.

Étonnement, la similitude entre les deux hommes ne se limite pas aux pertes financières qui leur sont imputées.

Kweku Adoboli occupait en effet le même poste au sein d’UBS que Jérôme Kerviel auprès de la Société Générale. L’employé de la banque suisse, tout comme son homologue français, appartenait aux cercles des traders "Delta One". Au sein d’une banque d’investissement, il s’agit de petites équipes qui achètent et vendent en grande quantité des produits financiers sur lesquels ils ne sont pas censés prendre beaucoup de risques. "C’est de l’usinage, un travail très automatisé qui ne demande pas une grande intelligence", explique à France 24 Éric Valatini, un trader. Il précise que des pertes telles que celles imputées à Kweku Adoboli sont nécessairement causées par une fraude.

Démission de son supérieur

Kweku Adoboli travaillait comme trader chez UBS depuis 2006 selon son profil LinkedIn, le plus célèbre des réseaux sociaux professionnels. Auparavant, ce fils d’un employé des Nations Unies avait beaucoup voyagé pendant sa jeunesse en fonction des affectations de son père. Il a ensuite décroché, en 2003, un diplôme en informatique et en management décerné par l’université de Nottingham (centre de l'Angleterre). Kweku Adoboli intègre alors directement la banque suisse où il occupe pendant trois ans un poste d’assistant analyste boursier avant d’intégrer une équipe de traders “Delta One”. Il possédait par ailleurs une page Facebook avec 417 "amis" qui a été fermée quelques heures après son arrestation.

La banque UBS a déclaré jeudi être en train d’enquêter sur les circonstances qui ont permis à l’un de ses traders de perdre 2 milliards de dollars. Elle a cependant déjà prévenu que ces pertes risquaient de faire passer ses comptes dans le rouge sur l’ensemble du troisième trimestre. L’arrestation de Kweku Adoboli aurait, par ailleurs, déjà fait une première victime au sein d’UBS. Le supérieur direct du jeune trader, John Hugues, aurait démissionné selon le site du quotidien britannique Financial Times.

Première publication : 15/09/2011

  • FINANCE

    Une fraude pourrait coûter 2 milliards de dollars à UBS

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)