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Afrique

Les forces du CNT entrent dans Bani Walid et poursuivent leur assaut sur Syrte

©

Vidéo par David THOMSON

Texte par Dépêche

Dernière modification : 16/09/2011

Les combattants du Conseil national de transition sont entrés vendredi dans Bani Walid et ont poursuivi les combats à Syrte, deux bastions kadhafistes. Sur le front diplomatique, le Premier ministre turc est arrivé ce vendredi à Tripoli.

AFP - Les forces du CNT sont entrés vendredi dans les deux principaux bastions pro-Kadhafi: Bani Walid, à 170 km au sud-est de Tripoli, et Syrte, à 360 km à l'est de la capitale, où le Premier ministre turc est arrivé dans le cadre d'une tournée dans les pays du "printemps arabe".

"Les révolutionnaires sont entrés dans Bani Walid", a déclaré vendredi à l'AFP Mahmoud Chammam, porte-parole du Conseil national de transition (CNT), qui a dit ne pas disposer de plus de détails, assurant cependant que "la situation sera réglée ce soir".

Avant d'ouvrir cette nouvelle brèche dans les régions encore fidèles à Mouammar Kadhafi, les pro-CNT étaient entrés jeudi soir à Syrte, dans la région natale du "Guide" libyen toujours en fuite.

Vendredi, l'assaut se poursuivait, avec notamment de lourds combats autour de l'aéroport de la ville.

"L'idée aujourd'hui, c'est de libérer Syrte (...) nous préparons nos armes", a déclaré à l'AFP Adel Agida, commandant des 85 hommes de la brigade du Lion, interrogé au point de ravitaillement côtier de Hassan, à 60 km à l'ouest de Syrte.

Des dizaines de pick-up lourdement armés et trois chars des renforts pro-CNT venus de l'ouest sont également entrés vendredi à Syrte, des combattants des nouvelles autorités libyennes assurant avoir pris le contrôle de la moitié du bastion pro-Kadhafi.

"Les révolutionnaires contrôlent déjà la moitié de Syrte et si Dieu le veut nous allons prendre la seconde moitié aujourd'hui", a déclaré Ibrahim Sweyib, un combattant du CNT.

"Nous tenons la zone résidentielle 2 et nous devons maintenant prendre les zones 1 et 3", a poursuivi un autre combattant, Inneyo, 24 ans.

"Il y a encore de violents combats à l'aéroport", selon Abdessalam al-Ahmar, un combattant.

"Les révolutionnaires ont avancé hier (jeudi) à l'intérieur de la ville de Syrte pour évaluer la résistance. Aujourd'hui les kadhafistes utilisent plus d'armes lourdes qu'hier", a expliqué Abdelbasset Jari, membre d'une brigade de Misrata.

Plus tôt, les forces du Conseil national de transition (CNT) avaient indiqué avoir essuyé de lourdes pertes dans la bataille pour le contrôle de Syrte avec au moins 11 morts et 34 blessés.

Farah Abdel Kafi, un combattant entré à Syrte jeudi a évoqué la présence de tireurs embusqués pro-Kadhafi sur les toits de la ville, mais a toutefois minimisé la résistance qu'il a jugée "pas terriblement forte".

Six jours après l'expiration de l'ultimatum lancé par les nouvelles autorités libyennes aux pro-Kadhafi, les forces du CNT ont annoncé jeudi soir être entrées dans le centre de la ville méditerranéenne.

"Nos révolutionnaires sont entrés à Syrte aujourd'hui (jeudi) par trois axes principaux", a affirmé jeudi le Conseil militaire de Misrata.

Il a ensuite affirmé que "les révolutionnaires de Misrata avaient atteint le centre-ville de Syrte", "contrôlaient désormais les entrées de la ville et commençaient à passer au peigne fin" le secteur pour débusquer les pro-Kadhafi.

Dans son rapport quotidien des opérations en Libye, l'Otan a indiqué vendredi avoir touché jeudi 16 objectifs militaires à Syrte.

Jeudi soir, Moussa Ibrahim, porte-parole de Mouammar Kadhafi, a assuré que les pro-Kadhafi étaient déterminés à "résister jusqu'à la victoire", lors de sa seconde intervention en 24 heures sur la chaîne Arraï basée en Syrie et qui diffuse régulièrement des messages des dignitaires de l'ancien régime.

"Il y aura des attaques de l'Otan sur les villes qui résistent, Syrte, Bani Walid et Sebha, ce sera des attaques sur plusieurs fronts et plusieurs axes, mais nous nous sommes très bien préparés sur ces axes et nous allons repousser cette agression", a-t-il promis par téléphone.

M. Ibrahim a également dénoncé la visite éclair jeudi du président français Nicolas Sarkozy et du Premier ministre britannique David Cameron accueillis en héros en Libye, les accusant de vouloir "transformer la Libye en fief de l'Occident".

"Ils se sont dépêchés de venir à Tripoli pour conclure des accords secrets avec les collaborateurs et les traîtres et mettre la main sur le pétrole et les investissements sous prétexte de la reconstruction", a dit M. Ibrahim sans préciser d'où il parlait.

Le président français a affirmé lors de cette visite que Mouammar Kadhafi, en fuite depuis le 23 août, était encore "un danger" et qu'il y avait donc "un travail à terminer", le Premier ministre britannique promettant d'aider à sa traque.

"Nous avons dit également au CNT que c'est aux Libyens de construire l'avenir, ce n'est pas à nous", a d'autre part affirmé M. Sarkozy.

"Vous avez voulu la paix, vous avez voulu la liberté, vous voulez le progrès économique, la France, la Grande Bretagne et l'Europe seront aux côtés du peuple libyen", a-t-il encore dit.

Après cette première visite de dirigeants occidentaux, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qui a pu tester sa popularité grandissante dans le monde arabe au cours d'une tournée en Tunisie et en Egypte où deux présidents ont été renversés, est arrivé vendredi à Tripoli.

Accueilli à l'aéroport par le chef du CNT, Moustafa Abdeljalil, et le numéro 2 de cette instance, Mahmoud Jibril, il doit notamment participer à une prière du vendredi à Tripoli et visiter une mosquée de l'ère ottomane, selon des responsables du CNT.

Première publication : 16/09/2011

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