Dernière modification : 22/09/2011 

- Chypre - Gaz - Turquie


Début de l'exploration de gaz au large de Chypre, Ankara voit rouge

Début de l'exploration de gaz au large de Chypre, Ankara voit rouge

Chypre a entamé dimanche ses recherches de gaz en Méditerranée. Ankara, qui ne reconnaît pas la République de Chypre, s'y oppose et menace de mener ses propres travaux de sondage sous escorte militaire.

Par Dépêche (texte)
 

AFP - Chypre a annoncé lundi avoir entamé des opérations d'exploration de gaz en Méditerranée et la Turquie, qui s'oppose vivement à ce projet, a menacé de commencer "très prochainement" ses propres recherches sous escorte militaire.

"Nous allons entreprendre très prochainement, peut-être cette semaine, ces travaux dans notre zone économique exclusive", a dit le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan à la presse.

M. Erdogan a regretté que Chypre ait entamé des explorations en mer "dans des zones contestées" et insisté sur le fait que ces zones seraient "sous la surveillance constante" de l'aviation et de la marine turques.

La compagnie américaine Noble Energy a commencé des explorations gazières au large de Chypre, a annoncé lundi le directeur des services chypriotes de l'Energie, Solon Kassinis, à l'agence de presse locale CNA.

Selon M. Kassinis, les forages ont débuté dimanche soir et se déroulent sur la plate-forme Aphrodite, dans la zone économique exclusive chypriote.

Ankara refuse que la République de Chypre -reconnue au plan international- procède à des explorations en Méditerranée, arguant que les autorités chypriotes-grecques, qui contrôlent le sud de Chypre, ne peuvent exploiter les ressources naturelles de l'île, tant qu'elle n'est pas réunifiée.

Nicosie affirme de son côté que l'exploration de gaz profite à tous les Chypriotes.

Chypre est divisée en secteurs turc (nord) et grec (sud) depuis 1974.

Plus tôt dans la journée, le ministre turc de l'Energie Taner Yildiz, a prévenu que son pays riposterait et que "la marine turque pourrait escorter" les navires d'exploration que la Turquie dépêcherait.

L'UE a aussitôt appelé Ankara à la retenue.

"En ce qui concerne les forages pétroliers, nous avons, d'une manière générale, dit que nous appelions la Turquie à s'abstenir de toute sorte de menaces, ou sources de frictions, ou d'actions qui pourraient affecter de manière négative" ses liens avec Chypre, a déclaré un porte-parole du chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.

La compagnie pétrolière turque TPAO est prête à intervenir dans les eaux au nord de Chypre une fois conclu un accord entre Ankara et la République turque de Chypre du nord (RTCN, reconnue par la seule Turquie) sur le tracé des frontières maritimes, a encore déclaré le ministre turc.

Nicosie a signé avec Israël un accord délimitant les zones économiques exclusives entre les deux pays en Méditerranée, afin de continuer à rechercher ensemble des gisements sous-marins dans de gigantesques réserves de gaz localisées dans cette région.

Mais les rapports entre Ankara et Israël sont actuellement exécrables, ce qui complique encore la situation.

Les relations bilatérales sont au bord de la rupture à cause de l'attaque israélienne d'un navire turc, en 2010, au cours de laquelle neuf Turcs ont été tués. Ankara qui réclame des excuses officielles, a expulsé l'ambassadeur d'Israël et suspendu ses accords militaires avec l'Etat hébreu.

Dans un entretien le 9 septembre avec la chaîne de télévision Al-Jazira, M. Erdogan avait mis en garde Israël sur sa coopération énergétique avec Chypre.

"La Turquie sera ferme sur son droit à contrôler les eaux territoriales dans l'est de la Méditerranée" et "a entrepris des mesures pour empêcher Israël d'exploiter unilatéralement les ressources naturelles" de cette région, avait-il dit.

La Turquie, pays émergent qui aspire à entrer dans l'UE, a menacé de "geler" ses rapports avec l'Union européenne si une solution n'était pas trouvée à la division de Chypre, lorsque la présidence tournante de l'UE reviendra à la République de Chypre, en juillet 2012

Commentaires (5)

LA TURQUIE KÉMALISTE EST MORTE, SURGIT UNE TURQUIE ISLAMIQUE..

LES RÉACTIONS "OTTOMANES" DE LA TURQUIE LA CONDUIRONT À UNE ATTITUDE HOSTILE À L'UNION EUROPÉENNE.
uNE CONFRONTATION MILITAIRE, À TERME, N'EST PLUS à exclure.
comment les dirigeants européens peuvent-ils accepter des pourparlers avec la Turquie, alors quwe ce pays refuse de reconnaitre la république de Cypre, membre del'u.e!!!!
la vénalité de quelques états (contrats économiques par exemple) est méprisable et leurs dirigeants plutôt des chefs de bandes politiques que des chefs de gouvernement.
La lacheté se paye toujours au prix fort (Munich!!!).

TURQUIE

Décidément ils veulent se battre partout ces Turques.
ils s'occupent de GAZA alors qu'ils ne reconnaissent pas CHYPRE.
Est ce le retour de l'empire Ottoman ???

Et ben alors ?

La Turquie n'a pas le droit de dire ou faire quoi que ce soit et d'ailleurs tous les pays musulmans...en fait, les méchants!!
Par contre nous les européens (et Israël aussi), les gentils,on fait ce qu'on veut et personne n'a le droit de critiquer.
Démocratie a géométrie variable.

encore la turquie ....

décidément, ca devient ennuyant a la fin, encore et toujours la Turquie. En effet, ces dernières semaines on entend plus parler que de la Turquie, friction avec Israël, attaque des kurdes en Iraq, friction avec l'Europe au sujet de Chypre, menace turque sur le trafic maritime en Méditerranée de l'est, visite du premier ministre turc dans les pays nouvellement libérés (Tunisie, egypte, Libye).
depuis la réélection du premier ministre turc une troisième fois, celui ci semble que des ailes lui pousse, il a du boire du "red Bull"... enfin, il faudrait les calmer les amis turcs car ils peuvent vite prendre gout au fait qu'ils ont des idées sut tout , d'autant plus que c'est très populiste comme discours, mais souvenons nous, ceux sont toujours des discours populiste qui deviennent des actes populistes et qui deviennent des guerres de massacres , attention , l'Europe devrait freiner un peu les turcs de peur de se retrouver avec un gros bagarreur a ses portes;;;

et alors?

la turquie n'a aucun droit sur les eaux internationales de la mediterranee de l'est. justement parce qu'elles sont internationales..de plus. elle ne devrait pas avoir voix au chapitre tant qu'elle est un pays occupant un autre sans aucun droit.c'est un pays qui essaye de s'imposer dans la region apres avoir ete frustre par l'europe qui n'ose pas dire en face qu'elle n'en veut pas.si la turquie veut s'imposer en tant que pays respectable et comme exemple aux pays arabes nouvellement democratises, elle devrait respecter toutes les nations du voisinage, les traiter de facon respectueuse et ainsi elle pourra cooperer et contribuer au developpement de la region.elle deviendra ainsi une force dans la region sur laquelle on pourra compter.sinon, des risques de conflit pourraient se propager dans la region.

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