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Afrique

Les "amis" de la "Libye nouvelle" se félicitent de la chute du régime Kadhafi

Vidéo par Anne SOETEMONDT

Texte par Dépêche

Dernière modification : 20/09/2011

En marge de l'Assemblée générale des Nations unies, les États-Unis, la France et leurs partenaires dans le dossier libyen se sont félicités de la chute du régime de Kadhafi. L'occasion d'une nouvelle consécration pour les autorités du CNT.

AFP - Les Etats-Unis, la France et leurs partenaires dans le dossier libyen se sont félicités mardi de la chute du régime de Mouammar Kadhafi et ont renouvelé leur soutien au Conseil national de transition (CNT), en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

Le président américain Barack Obama, saluant un "nouveau chapitre" dans l'histoire de la Libye, a souhaité que la transition en cours après la chute de Kadhafi aboutisse à des "élections libres", après avoir rencontré en tête-à-tête pour la première fois le chef du CNT, Moustapha Abdeljalil.

Révélant que la "révolution" libyenne lancée en février avait fait 25.000 morts, M. Abdeljalil a pour sa part remercié l'ONU et les Etats ayant soutenu le combat des ex-rebelles, et a promis que les membres du régime Kadhafi recevraient "un procès équitable".

"Aujourd'hui, les Libyens écrivent un nouveau chapitre dans la vie de leur nation. Après quatre décennies de ténèbres, ils peuvent marcher dans les rues, libres (de l'emprise) d'un tyran", a remarqué M. Obama, tandis que son homologue français Nicolas Sarkozy saluait la "bonne nouvelle" des révolutions dans le monde arabe.

Six mois après le vote de la résolution 1973 de l'ONU autorisant l'usage de la force en Libye pour protéger les populations civiles, et près d'un mois après la fuite du colonel Mouammar Kadhafi face à l'avancée des rebelles soutenus par les frappes de l'Otan, M. Obama a assuré que "ce sont les Libyens qui ont libéré la Libye".

Mais "en même temps, la Libye représente une leçon sur ce que la communauté internationale peut réussir lorsque nous sommes solidaires", a ajouté le président des Etats-Unis, dans une allusion à peine voilée à l'invasion de l'Irak en 2003, qui avait valu à son prédécesseur républicain George W. Bush des accusations d'unilatéralisme.

M. Obama a aussi appelé à la tenue d'"élections libres et justes" au terme de la transition, sans toutefois évoquer de date-butoir. Alors que les rebelles luttent toujours dans certaines régions de la Libye contre les forces loyales à Mouammar Kadhafi, M. Obama a aussi promis que la campagne de l'Otan se poursuivrait "tant que les Libyens seront menacés".

M. Sarkozy a pour sa part appelé les Libyens à la réconciliation nationale et promis que Mouammar Kadhafi, toujours en fuite et introuvable, serait jugé.

Le drapeau libyen vert, rouge et noir, emblème de l'ancienne monarchie repris par les rebelles, a été placé derrière la tribune de la salle de l'ONU où se déroulait la réunion, sous les applaudissements des participants. Il avait été hissé pour la première fois lundi devant le bâtiment des Nations unies à New York.

M. Obama a aussi annoncé que l'ambassade américaine à Tripoli allait rouvrir cette semaine, dans cette réunion censée marquer la mutation du "Groupe de contact" sur la Libye en groupe des "amis" de ce pays.

Créé le 29 mars à Londres, le Groupe de contact politique sur la Libye rassemble une trentaine de pays et plusieurs organisations internationales, dont les Nations unies, l'Otan et la Ligue arabe. C'est cette instance qui a mis au point un mécanisme permettant au CNT de recevoir des fonds provenant notamment d'avoirs bloqués du régime Kadhafi.

En position inconfortable à l'ONU au sujet du conflit du Proche-Orient, vu l'objectif annoncé par les Palestiniens d'obtenir la reconnaissance de leur Etat au Conseil de sécurité, l'administration américaine tente de mettre l'accent sur le dossier libyen.

La Libye doit aussi figurer au menu d'entretiens distincts de M. Obama à New York mercredi avec le président Sarkozy et le Premier ministre britannique David Cameron.

Première publication : 20/09/2011

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