Dernière modification : 24/09/2011 

- Conflit israélo-palestinien - Israël - Mahmoud Abbas - ONU - Territoires palestiniens


Les Palestiniens dans les rues acclament Mahmoud Abbas à l'ONU

Les Palestiniens ont ovationné, vendredi, le discours de Mahmoud Abbas en faveur de l'adhésion de la Palestine à l'ONU. Plus tôt dans la journée, un Palestinien a été tué au cours d'affrontements qui ont opposé l'armée israélienne aux manifestants.

Par Shirli SITBON (vidéo)
Dépêche (texte)
 

Hébron acclame le discours d'Abbas au soir du 23 septembre
(Cliquez sur l'image pour afficher le diaporama)

AFP - Des foules joyeuses de Palestiniens ont célébré, dans les grandes villes de Cisjordanie, la demande d'adhésion historique d'un Etat de Palestine présentée vendredi à l'ONU par le président Mahmoud Abbas.

"Des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés dans le centre de Ramallah, Hébron et Naplouse", a déclaré à l'AFP le porte-parole des forces de sécurité palestiniennes, le général Adnane Damiri.

Ils ont acclamé le dirigeant palestinien lorsqu'il a annoncé qu'il avait remis "la demande d'adhésion de la Palestine sur la base des lignes du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale" au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

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"Abbas, nous sommes ton peuple, tu nous a fait relever la tête", ont-ils crié à la fin du discours retransmis sur des écrans géants dans toutes les villes autonomes de Cisjordanie.

"Par notre âme, par notre sang, nous te défendrons, Palestine", ont-ils scandé, reprenant un célèbre slogan, beaucoup brandissant des portraits du président de l'Autorité palestinienne et de l'OLP, héritier de Yasser Arafat, chef historique du mouvement national palestinien.

A Ramallah, capitale historique de la Cisjordanie, les participants, massés sur la place Al-Manara et square Arafat, chantaient "Palestine 194" (l'ONU compte aujourd'hui 193 Etats: ndlr).

"C'est comme un mariage palestinien", a témoigné Omayma Abdel Halim, venu avec son fils de trois ans assister à la retransmission du discours "historique".

À Gaza, le Hamas interdit la retransmission du discours d'Abbas
Par Kristell BERNAUD, correspondante France 24

"Dignité retrouvée"

"Aujourd'hui, nous avons retrouvé notre dignité. Obama et les Américains (opposés à la démarche palestinienne à l'ONU), nous n'avons pas besoin de leur argent, nous avons besoin de notre dignité", a expliqué Majed Hussein, un fonctionnaire de Naplouse.

Les rassemblements se sont déroulés sans violences, dans une ambiance de fête --accompagnés de danses folkloriques, de chansons patriotiques et d'assourdissants concerts de klaxons-- et le calme a largement prévalu dans les Territoires palestiniens.

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Au moment du discours à l'ONU, des feux d'artifice ont éclaté au-dessus de Jérusalem-Est, secteur à majorité palestinienne, et du quartier musulman de la Vielle ville.

Mais à Gaza, le Hamas, au pouvoir dans l'enclave palestinienne, a disqualifié le discours du président Abbas le jugeant "sans substance".

"Le discours d'Abbas a été un discours émotif qui, s'il est parvenu à présenter la souffrance des Palestiniens, n'a pas montré les moyens de faire face à l'occupation (israélienne)", a déclaré à l'AFP le porte-parole du mouvement islamiste palestinien, Sami Abou Zouhri.

Le Hamas et le Fatah de M. Abbas avaient décidé d'un commun accord de renoncer aux manifestations publiques pour ne pas envenimer leurs divisions.

L'humeur festive et pacifique de la journée n'a cependant pas empêché des des heurts, sporadiques --comme chaque vendredi-- entre jeunes manifestants palestiniens et leurs sympathisants israéliens et étrangers, d'une part, et forces de sécurité israéliennes, de l'autre, en Cisjordanie.

Un homme de 37 ans, Issam Badrane, a été tué par une balle réelle dans la nuque lors d'affrontements près du village de Kusra, dans le nord de la Cisjordanie, selon des médecins de l'hôpital Rafidia de Naplouse.

Les incidents ont éclaté lorsqu'une cinquantaine de colons juifs ont attaqué ce village, théâtre de violences similaires ces dernières semaines. Quelque 300 villageois ont riposté à coup de pierres.

L'armée israélienne a confirmé qu'elle avait eu recours à des tirs à balles réelles "au cours de l'émeute".

Trois autres Palestiniens du même village près de Naplouse, ont été légèrement blessés par des balles caoutchoutées, d'après des témoins.

Des heurts ont aussi été signalés dans des zones de friction habituelles comme le checkpoint militaire de Kalandia, entre Jérusalem et Ramallah, les villages palestiniens de Nabi Saleh, Bilin et Niilin, théâtre de manifestations hebdomadaires, à Jérusalem-Est et à proximité des colonies voisines d'Hébron (sud) et de Naplouse.

Les autorités israéliennes ont déployé 22.000 policiers le long de la "ligne verte", qui sépare Israël de la Cisjordanie, près des localités arabes israéliennes ainsi qu'à Jérusalem-Est annexée.

Syndiquer le contenuVers une reconnaissance de l'État palestinien à l'ONU ?
Commentaires (1)

Discours de M.Abbas sentimental à horizon sombre

Le discours de M.Abbas fut très sentimental il risque, comme son prédécesseur, de n'avoir que le souvenir des applaudissements de la salle des classiques et immuables délégations anti Israël et des populations à Rama Allah et peu à Gaza. De plus il a étalé des contradictions de taille comme dire que la Palestine est occupée depuis 63 ans !! ce qui est l'exclusion de l'Etat d’Israël, de plus il veut le beurre et l'argent du beurre et même la vendeuse comme demander l'Etat à l'ONU et hors accords avec Israël tout en demandant le retour dans cet Etat desdits réfugiés, pour sa submersion en arabo-palestiniens chiffrés en plus de huit millions de personne, alors que les réfugies, à identifier scientifiquement comme palestiniens, ne retournent que dans leur propre Etat. Il a même oublié la partie du discours dans la même enceinte de son prédécesseur en parlant de:"...ne laisser pas tomber le rameau VERT (AKHDAR) de ma main « ... alors qu'il avait dit "rameau d'OLIVIER (ZAÏTOUN) » .On s'attendait à ce qu'il nous présente officiellement à l’ONU le bilan des négociations sous les travaillistes au temps de Feu Arafat et celui de lui-même les points d’accord de désaccord et ses propositions faites ou à faire pour les dépasser. Il aurait mieux fait aussi de venir avec la libération du soldat enlevé par Hamas en Israël et la reconnaissance de l’Etat d’Israël sans l’éternelle la gymnastique de va et vient entre les titre pompeux de l’OLP et l’autorité palestinienne en fait s’exerçant seulement sur la Cisjordanie. La démarche média-diplomatique de M Abbas et de son équipe mérite pour être comprise un retour en arrière pratiquement à la date de la prise de pouvoir de la nouvelle administration et les discours inopportuns en ce qui concerne aussi bien le temps et les lieux discours fort colorés de sentiments du nouveau président en Egypte et en Turquie certes sincères mais sans rapport avec la solution d’un problème qui traine depuis la dislocation de l’empire féodal Ottoman en passant par la partition onusien de 1947/48. Situation qui ne sera jamais résolue si d’abord les pays et les sociétés arabes, arabo-islamo-palestiniennes ne reconnaissent pas le droit des Juifs de vivre en pays dans leur Etat indépendant, sans vouloir les submerger d’arabo-palestiniens pour en modifier la proportion démographique juive aussi si les israéliens par la suite n’acceptent pas que les arabo–palestiniens comme entité (Qui reste à définir par forcément un Etat avec des protocoles lourds , comme ceux instaurés par Feu Arafat pour ses réception à l’aéroport de Gaza construit par les Marocains et détruit par la suite par l’aviation Israélienne après la prise du pouvoir de Hamas en chassant le Fatah par la force de Gaza ). Au Départ M. Abbas s’est attaché à la formule négociation/arrêt de la colonisation bien que des négociations avaient été engagées sous son prédécesseur et M. Abbas lui-même avec l’extension de la colonisation étant donné la retenue en principe de l’échange de territoires car on voit mal comment déloger des résidents des « colonies », environ 650.000 personnes, qui s’y sont enracinés et menacent de se soulever contre leur propre gouvernement armes à la main plus qui va supporter l’indemnisation abyssale des colons et de quel droit remettre sur un plateau d’argent les investissements lourds réalisés à M. Abbas et son équipe et remettre même des territoires perdus historiquement lors de conflits armés en particulier lors de la guerre du 06/6/06/1967 avec l’Egypte et La Jordanie et la Syrie (les deux premiers pays ont cédé leur droits sur Gaza et la Cisjordanie lors de l’une des conférences de la ligue arabe) sans que les peuples de la région et celui Israël en premier lieu aient la paix et des compensations. Pourquoi enfin M. Abbas ne propose pas que des « colonies » fassent partie, en cas de besoins et en toute sécurité, de l’Etat palestinien qu’il veut et qui devra être démocratique multiconfessionnel et pacifiste. Toutes les indépendances passées d’Etats (Maroc ,Algérie, Tunisie, Angola…) et les partitions ( Cas récent du Soudan qui n’a pas toujours résolu les questions des ressources et des frontières) ont été l’aboutissement après des guerres de négociation et non décrétées par l’ONU s’est lancé aussi avec son premier ministre dans sa guerre économique sans résultat contre les produits d’Israël aussi sans les compenser interdire pour les palestiniens de travailler en Israël pour parachever le son parcours par le « raccourcis » de l’ONU en répétition du discours de son prédécesseur. Supposons et objectivement que Israël n’était pas capable de se défendre depuis 1948 et surtout en Juin 1967 qu’adviendrait alors de sa population de confession juive que soit dit en passant que les Etats et sociétés arabes ont contribué largement à alimenter par leur campagne de xénophobie et d’exclusion de leur propre citoyens de sensibilité juive. Bien après l’accord du Caire du Fatah-Hamas M. Abbas n’est pas arrivé à constituer un gouvernement de l’union nationale ni non plus avoir une indépendance budgétaire sans subventions de l’UE-USA ni pourvoir aux besoins minima de la population sans l’aide internationale. A faire remarquer que des peuples peuvent ne pas disposer à ce jour d’États pour des raisons historiques de bon choix (cas des principautés amplement riches) ou de mauvais choix l'exemple le plus actuel est celui des Kurdes répartis entre 4 Etats : Irak, Turquie, Syrie et l’Iran trois de ces États les oppriment et les poursuive en violation du droit international en Irak . Pour les arabo-palestiniens et les Etat et sociétés arabes il y a eu autant d'occasions manquées depuis que la Palestine était une partie de l’Empire Ottoman sans qu’il en a constitué un Etat indépendant jusqu’à la partition Onusienne de 1948, refusée par les pays arabes de l’époque en passant par le traité de Paris du 03/3/1919 entre Weizmann et les Hachémites, les discussion très avancées sous les gouvernements des travailliste et de Kadima même avec les retraits sans la paix du Sud Liban et de Gaza. Feu Arafat avait annoncé en 1989 l’Etat Palestinien mais sans lendemain. L’option du « raccourcis » ONU de M. Abbas sera présentée en fait au nom du Fatah seulement puisque l’OLP n’est qu’une coquille vide et de formelle, absence en son sein du Fatah de Damas et des groupuscules multi commandés de Gaza, et de seulement l’autorité de M. Abbas en Cisjordanie puisque le Hamas de Gaza est contre la démarche pour son idéologie du restaurer l’utopie de l’ex empire arabe, l’option fait suite au boycott sans succès des produits israélien des colonies, de l’interdiction à la main d’œuvre palestinienne de travailler dans les « colonies » des tentative de traduire Israël devant des organisations des droits de l’homme…. risque de conduire à l’affrontement diplomatique contreproductif pour sa demande avec les USA et ses soutiens, il se peut même qu’e sa demande n’obtienne pas l’adhésion de neuf membre du C.S pour la passer au vote et à des lendemains incertains voir de conflits perdurant, avec les risques de dérapage et de violence, ouverts et multidirectionnels : inter-palestiniens pour la suprématie de Hamas, agissant par procuration de ses soutiens régionaux, pour chasser le Fatah de la Cisjordanie comme il l’avait fait à Gaza aussi avec l’Etat d’Israël pour l’espace terrestre et aérien, l’eau et la capitale Jérusalem Est à séparer physiquement (par un mur type de celui Berlin) de celle de l’Ouest Israélienne en raison de l’impossibilité de vie ensemble des arabo-israéliennes. Un risque à ne pas évacuer à savoir : la création par l’ONU, hors aboutissement de de pourparlers difficiles et des concessions de compromis entre prétendants en conflit et sans les critères de l’Etat (territoire bien délimité ,la capitale et une autorité unique exclusive) créera un précédent dangereux, que d'autres prétendant disposant d’une (ou des) organisation (s) active(s) et soutenue(s) peuvent invoquer le statut d’Etat à l’ONU dans les mêmes conditions plus avec de multiples pouvoirs politique par zone dont un prône , dans son rêve éveillé, la destruction totale du voisin pour s’en approprier le territoire et les richesses accumulées par son propre travail, comble Etat qui devrait vivre de l’assistanat international alors que d’autres options plus productives sont écartées pour des choix fondamentalement idéologiques et sentimentaux.

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