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Amériques

Washington accuse l'allié pakistanais de soutenir l'insurrection

Texte par Dépêche

Dernière modification : 23/09/2011

Devant la commission de la Défense, le chef d'état-major interarmées Mike Mullen, a accusé jeudi le Pakistan d'exporter la violence en Afghanistan. Selon lui, les insurgés afghans du réseau Haqqani sont le bras armé des services secrets pakistanais.

AFP - Le plus haut responsable militaire américain, l'amiral Mike Mullen, a brutalement accusé jeudi l'allié pakistanais d'exporter la violence en Afghanistan, désignant devant le Sénat les insurgés afghans du réseau Haqqani comme le bras armé des services secrets pakistanais.

Devant les sénateurs de la commission de la Défense, le chef d'état-major interarmées ne s'est pas embarrassé de langage diplomatique, signe de l'exaspération de Washington vis-à-vis du double jeu joué selon les Américains par le Pakistan, pourtant considéré comme un allié dans la lutte contre le terrorisme.

"En choisissant d'utiliser l'extrémisme violent comme instrument politique, le gouvernement du Pakistan -- et plus spécifiquement l'armée pakistanaise et l'ISI (les puissants services secrets pakistanais, ndlr) -- compromet non seulement la perspective d'un partenariat stratégique avec nous mais aussi l'opportunité pour le Pakistan d'être une nation respectée jouissant d'une influence régionale légitime", a-t-il asséné.

Selon lui, "le réseau Haqqani agit comme le véritable bras de l'ISI pakistanais", a déclaré l'amiral Mullen, qui quittera ses fonctions fin septembre.

Les responsables de l'administration Obama ont multiplié ces derniers jours les mises en cause publiques d'Islamabad, laissant planer la menace de "mesures appropriées".

"S'ils continuent de tuer nos troupes, nous ne resterons pas les bras croisés à regarder", a encore prévenu le haut gradé à propos du réseau Haqqani.

Ce groupe est très actif dans l'est de l'Afghanistan, l'une des zones où l'insurrection est la plus virulente. Il utilise comme base arrière les zones tribales du Waziristan dans le Nord-Ouest du Pakistan où il est l'une des cibles des attaques de drones, un programme secret de la CIA.

Le réseau Haqqani est accusé par Washington d'être à l'origine de l'attaque la semaine passée contre le quartier général de l'Otan et l'ambassade américaine à Kaboul et de l'attentat au camion piégé contre une base de l'Otan qui avait fait plus de 100 blessés, dont 77 soldats américains.

L'amiral Mullen a réitéré cette accusation jeudi, ajoutant qu'ils avaient bénéficié du "soutien de l'ISI".

Le gouvernement pakistanais a nié jeudi la présence sur son sol du réseau Haqqani tout en promettant aux Américains de prendre les mesures nécessaires s'ils lui fournissent la preuve du contraire.

Malgré les milliards de dollars d'aide américaine au Pakistan, les Etats-Unis reprochent depuis 2001 à Islamabad de ne pas agir avec assez de détermination contre les groupes terroristes et insurgés installés sur son territoire.

La situation entre les deux pays est au plus bas depuis l'opération commando américaine menée début mai au Pakistan pour éliminer Oussama Ben Laden.

Pour l'amiral Mullen, le Pakistan commet une erreur s'il croit préserver un équilibre régional face à l'Inde en soutenant Haqqani: "en exportant la violence, le Pakistan sape sa sécurité intérieure et sa position dans la région. Il mine sa crédibilité internationale et menace son bien-être économique".

Mais malgré les problèmes posés par le groupe Haqqani, "la situation sur le plan de la sécurité s'améliore continuellement" en Afghanistan, selon lui.

"Le niveau général de violence en Afghanistan diminue", a de son côté affirmé le secrétaire à la Défense Leon Panetta, qui voit dans les spectaculaires attaques et assassinats, dont celui mardi de l'ex-président Burhanuddin Rabbani, un "signe de faiblesse" des talibans.

"Comme les talibans ont perdu le contrôle de territoires l'an dernier", les insurgés mènent moins d'attaques d'envergure contre les troupes de la coalition mais se focalisent plus sur les "attaques qui font la Une des journaux" afin de provoquer un "impact psychologique" maximal, a estimé le ministre.

 

Première publication : 23/09/2011

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