Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

CAP AMÉRIQUES

Émeutes de Ferguson : Obama face à la question raciale

En savoir plus

TECH 24

Transports du futur : quand la réalité dépasse la fiction

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Philippe Ramette fait son éloge de la contemplation

En savoir plus

DÉBAT

UE - États-Unis - Russie : le double-jeu des sanctions

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

James Foley : la victime d'une profession exploitée à ses risques et périls

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

James Foley : "sur la piste de l'égorgeur"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Dette argentine : la réplique de la justice américaine

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Saint-Louis : la mort en 15 secondes

En savoir plus

DÉBAT

Irak : comment lutter contre l'organisation de l'État islamique ?

En savoir plus

  • Les éliminatoires de la CAN-2015 perturbées par le virus Ebola

    En savoir plus

  • Le "convoi humanitaire" russe est passé en territoire ukrainien

    En savoir plus

  • Irak : une trentaine de morts dans l'attaque d'une mosquée sunnite

    En savoir plus

  • Yémen : "Si la transition est abandonnée, alors le pays se disloquera"

    En savoir plus

  • Mélenchon prend du recul mais ne quitte pas la vie politique

    En savoir plus

  • RD Congo : interrogations après des décès dus à une fièvre hémorragique

    En savoir plus

  • 22 août 1914 : le jour le plus meurtrier de l'histoire de France

    En savoir plus

  • Selon le Pentagone, neutraliser l'EI passe par une intervention en Syrie

    En savoir plus

  • Duel Manaudou-Gilot sur 100 m, point d’orgue de l'Euro-2014 des Bleus

    En savoir plus

  • Mohamed Deif, plus que jamais ennemi juré d'Israël

    En savoir plus

  • Vol MH17 : les victimes malaisiennes rapatriées à Kuala Lumpur

    En savoir plus

  • Riposte contre l’EI en Irak : "On assiste à un jeu très cynique"

    En savoir plus

  • Ebola : les deux Américains traités au sérum ZMapp sont guéris

    En savoir plus

  • Sans surprise, Erdogan choisit Davutoglu au poste de Premier ministre turc

    En savoir plus

FRANCE

Le Sénat bascule à gauche pour la première fois sous la Ve République

Vidéo par Margaux DUQUESNE

Texte par Dépêche

Dernière modification : 26/09/2011

Pour la première fois depuis 1958, la gauche a remporté la majorité absolue au Sénat, où elle compte désormais 177 sièges. Une victoire qui, à sept mois de la présidentielle, risque de compliquer la tâche de la majorité présidentielle.

AFP - Le scrutin sénatorial de dimanche a fait basculer le Sénat à gauche, pour la première fois dans l'histoire de la Ve République, une victoire historique en forme de sévère avertissement pour le camp de Nicolas Sarkozy à sept mois de la présidentielle.

Peu avant 01H00, les derniers élus des Antilles, tous de gauche, ont confirmé la victoire et surtout porté à 177 le nombre de sénateurs de gauche soit 2 de plus que la majorité absolue.

Ironie de l'histoire: c'est un homonyme de l'actuel président UMP du Sénat, Gérard Larcher, Serge Larcher (DVG) qui a emporté le 175e siège et confirmé la victoire de la gauche.

"Pour la première fois, le Sénat connaît l'alternance", avait déclaré un peu plus tôt, très ému, le chef de file des sénateurs PS, Jean-Pierre Bel, qui pourrait succéder dans six jours à Gérard Larcher (UMP) à la tête de la Haute assemblée.

Alors que tous les résultats n'étaient pas encore parvenus, M. Bel a annoncé que la gauche avait déjà "175 sénateurs, c'est-à-dire au-delà de la majorité absolue". "Le changement est en marche", a-t-il ajouté.

L'Elysée a très vite "pris acte" des résultats tandis que François Fillon appelait ses troupes à se ressaisir pour la présidentielle de 2012. "Le moment de vérité aura lieu au printemps prochain. Ce soir, la bataille commence", a-t-il dit dans un communiqué.

Chez les socialistes, les candidats à la primaire ont vu dans ce nouveau succès électoral, après ceux des régionales et des cantonales, un signe "prémonitoire" pour 2012 (François Hollande), "un échec pour le président de la République" (Martine Aubry), ou encore "une rébellion des territoires et des populations abandonnés par l'Etat" (Arnaud Montebourg).

A sept mois de la présidentielle, il s'agit de fait d'un très mauvais signal pour le président Nicolas Sarkozy, déjà en difficulté sur le double front de la crise économique et des affaires politico-financières

Première victime du vote des grands électeurs : la fameuse "règle d'or" de retour à l'équilibre budgétaire que Nicolas Sarkozy voulait inscrire dans la Constitution. "C'est mort", a concédé un cadre de la majorité. Avec le basculement du Sénat, le gouvernement a perdu toute chance de réunir une majorité des trois cinquièmes des députés et sénateurs.

De manière générale, "sur le plan législatif, la gauche aura les moyens de retarder l'adoption des textes, de faire savoir haut et fort son opposition", a commenté le politologue Olivier Rouquan (Sciences Po). L'examen cet automne du budget 2012 pourrait en être une illustration.

"Cette défaite est essentiellement une défaite de l'UMP due au sectarisme de ses dirigeants", a fustigé Dominique Paillé (Parti radical). Côté calculs, Laurent Hénart, lui aussi du parti de Jean-Louis Borloo, s'est réjoui de la progression des candidats de la confédération centriste (PR et Nouveau centre) dans ce "contexte très difficile pour la majorité sortante".

Samedi aura lieu l'élection du président du Sénat et une majorité de gauche devrait se prononcer pour un des siens.

Théoriquement, Jean-Pierre Bel, soutien de François Hollande, devrait succéder au perchoir à M. Larcher. Mais celui-ci a annoncé qu'il se représentait. Le sénateur UMP Jean-Pierre Raffarin veut croire que "rien n'est joué" pour cette dernière partie.

Toute la journée, des résultats sévères pour la majorité sont tombés. Le ministre de la Ville, Maurice Leroy, battu; un 8e siège gagné par la gauche à Paris où l'UMP ne détient plus que deux sénateurs; un gain d'un siège pour la gauche dans le propre département du président Larcher, ainsi que dans le Loiret, en Isère, Nord, Pas-de-Calais, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, Oise, Manche, Pyrénées-Orientales...

"Plus que deux sénateurs UMP à Paris, c'est une défaite historique et politique", s'est réjouie Anne Hidalgo, 1e adjointe PS au maire de Paris. Pierre Charon, suspendu de l'UMP pour dissidence et malgré tout élu, a promis d'être fidèle au chef de l'Etat.

Avec 10 élus (4 auparavant), les écologistes ont particulièrement progressé et pourraient créer leur propre groupe.

La réélection dès le premier tour dans le Loiret, traditionnellement à droite, du PS Jean-Pierre Sueur avait constitué un des premiers signaux du succès de la gauche à la mi-journée. Dans la foulée, la victoire dans les Pyrénées-Orientales du président du Languedoc-Roussillon, le "frêchiste" Christian Bourquin, confirmait la tendance.

La droite a perdu des départements qu'elle détenait pratiquement depuis toujours comme la Lozère. Dans le Morbihan, contre toute attente, la gauche a remporté les trois sièges.

Il s'agit d'"une progression historique pour la gauche et une sanction incontestable pour l'UMP", a déclaré Harlem Désir (PS) au Sénat, où les propos de Jean-Pierre Bel ont déclenché une explosion de joie dans les rangs socialistes, ponctuée de "On a gagné, on a gagné!".

Cette victoire est particulièrement favorable pour François Hollande --qui s'est déplacé au Sénat ainsi que sa principale rivale de la primaire Mme Aubry--, car une grande majorité de sénateurs PS se sont prononcés pour lui.

"La gauche progresse partout, on sent une lame de fond", a affirmé le secrétaire national du PS chargé des élections, Christophe Borgel, qui a mis en garde contre d'éventuels débauchages par la droite samedi prochain pour l'élection du président.

Consolation pour le camp présidentiel: les ministres Gérard Longuet (Défense) et Chantal Jouanno (Sport) ont été élus.

Première publication : 25/09/2011

  • FRANCE

    La gauche espère faire main basse sur le Sénat

    En savoir plus

  • FRANCE

    La Journée du patrimoine version Parti socialiste

    En savoir plus

  • POLITIQUE FRANÇAISE

    Primaire socialiste : un premier débat télévisé pour afficher ses différences

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)