Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Accord inédit sur la Libye

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Elan de solidarité après les incendies dans le sud de la France

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Les rockers écolos de Midnight Oil reviennent après 15 ans de pause

En savoir plus

FOCUS

Kenya : les autorités affichent la fermeté face à la menace des Shebab

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Esplanade des Mosquées : "Israël commence à retirer les détecteurs de métaux"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

La Grèce de retour sur le marché obligataire

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Destructeur", le feu ravage la Corse et le Sud-Est

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

L'absence remarquée de Macron à la conférence sur le sida

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Magic System, 20 ans de tubes

En savoir plus

Afrique

Décès de la prix Nobel de la paix Wangari Maathai

Texte par Dépêche

Dernière modification : 26/09/2011

Wangari Maathai est décédée à l'âge de 71 ans des suites d'un cancer. La Kényane était devenue en 2004 la première femme africaine à recevoir le prix Nobel de la paix pour son engagement en faveur de l'environnement.

AFP - La kényane Wangari Maathai, prix Nobel de la paix en 2004 pour son engagement en faveur de l'environnement, est décédée dimanche à l'âge de 71 ans des suites d'un cancer, a annoncé lundi le mouvement qu'elle avait fondé, le Greenbelt movement.

"C'est avec une immense tristesse que la famille du Pr Wangari Maathai annonce son décès survenu le 25 septembre 2011 après un long et courageux combat contre le cancer", annonce ce mouvement sur son site internet.

En 2004, la militante s'était vu attribuer le prix Nobel pour le travail de son "Mouvement de la ceinture verte" qu'elle a fondé en 1977, devenant ainsi la première femme africaine à recevoir cette récompense.

Son mouvement, avec pour principal projet la plantation d'arbres en Afrique, vise à promouvoir la biodiversité tout en créant des emplois pour les femmes et en valorisant leur image dans la société.

Cette organisation a planté depuis 1977 près de 40 millions d'arbres sur le continent.

Elle a été la première lauréate d'un doctorat en Afrique centrale et de l'Est. Elle a dirigé la Croix Rouge kényane dans les années 70, puis été secrétaire d'Etat kényane à l'environnement entre 2003 et fin 2005.

Dans son autobiographie publiée en 2006 intitulée "Insoumise: l'histoire d'une femme", elle racontait comment, sous l'effet du changement climatique notamment, l'environnement s'était dégradé dans sa région du Mont Kenya.

Mais au delà de son pays natal, Wangari Maathai avait étendu son combat pour l'environnement à toute l'Afrique. Ces dernières années, la militante s'était investie dans la sauvegarde de la forêt du Bassin du Congo en Afrique centrale, deuxième massif forestier tropical au monde.

Dans son combat pour l'environnement au Kenya, pays pauvre d'Afrique de l'Est, la militante s'était heurtée à la corruption et à la répression policière, et elle avait connu plusieurs fois la prison.

Certaines de ses déclarations controversées sur le sida en 2003 - sur lesquelles elle est revenue - avaient cependant suscité des réserves à son égard, notamment de Washington.

Mme Maathai a été mariée un temps à un politicien, qui a divorcé d'elle, la laissant avec trois enfants -- Waweru, Wanjira et Muta -- et une petite-fille, Ruth Wangari.

 

Première publication : 26/09/2011

COMMENTAIRE(S)