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FRANCE

Bernadette Chirac réélue au premier tour dans son canton de Corrèze

Texte par Dépêche

Dernière modification : 26/09/2011

L'ancienne première dame a été réélue dès le premier tour au poste de conseiller général de Corrèze avec près de 61 % des voix. Son élection avait été annulée en juin après un recours déposé devant le tribunal administratif.

AFP - Bernadette Chirac, dont l'élection comme conseiller général de Corrèze (Corrèze) avait été annulée en juin, a été réélue dès le premier tour dimanche, terrassant quatre adversaires pour l'emporter avec près de 61% des voix.

Il s'agit pour Mme Chirac, 78 ans, du sixième mandat consécutif emporté dès le premier tour dans ce canton.

Elle n'avait pas fait appel de la décision du tribunal administratif de Limoges, annulant le 23 juin l'élection de mars. "Quand on a un problème comme ça on se comporte en guerrier et on repart devant les électeurs", a déclaré l'épouse de l'ancien président de la République après sa victoire.

Mme Chirac a obtenu 60,81% des suffrages exprimés, contre 50,04% en mars (elle avait obtenu très exactement la majorité absolue, soit la moitié des voix plus une), alors qu'elle avait à l'époque deux concurrents seulement contre quatre cette fois.

Son adversaire socialiste de mars, le maire de Corrèze François Barbazange, ne s'est pas représenté, Mme Chirac étant cette fois opposée à Rémy Runfola, un secrétaire de mairie dont c'était le premier scrutin. M. Runfola a emporté 20,68% des voix contre 45,10% à M. Barbazange en mars.

La candidate EELV Murriel Padovani-Lorioux a gagné 3,27% des voix contre 4,85% en mars.

Deux partis étaient nouvellement représentés, le Front de gauche avec Sylvain Roch qui a réalisé un score de 12,03% et le Front national, avec 3,27% pour le candidat Zoran Rioucourt.

Outre son tempérament de battante, Mme Chirac a pu bénéficier aussi dans ce scrutin de la courtoisie notoire des relations qu'elle entretient avec le président socialiste du conseil général François Hollande.

Autant celui-ci devait absolument conserver en mars sa majorité départementale, car c'est la condition qu'il s'était imposée pour participer aux primaires de son parti, autant cette fois il a pu éviter de mener une campagne trop agressive contre l'ancienne première dame.

Face à quatre adversaires, Mme Chirac a obtenu une quarantaine de voix de plus qu'annoncé en mars, 1.153 contre 1.114, pour un taux d'abstention en nette hausse, 33,8% contre 22,15%.

Elle s'est félicitée de sa victoire dimanche, en déclarant qu'elle avait "oser espérer ne pas avoir besoin d'un deuxième tour".

Elle a rappelé sa méthode pour gagner: "En février et en mars j'ai visité toutes les maisons du canton, c'était la méthode de mon mari lorsqu'il était sur la troisième circonscription de la Corrèze", rendant ainsi hommage à son époux, actuellement souffrant.

Elle a observé aussi qu'elle "ne s'attendait pas aux recours devant le tribunal administratif". "Mais c'est la démocratie", a-t-elle admis.

Elle avait été créditée le 20 mars d'avoir obtenu 1.114 voix sur 2.226 suffrages exprimés, soit exactement la majorité absolue. Mais une même erreur d'un bulletin ayant été relevée dans deux bureaux de vote, les juges administratifs avaient supprimé ces bulletins des calculs en les jugeant par hypothèse favorables à Mme Chirac. Avec 1.112 voix sur 2.224 suffrages, elle n'avait plus la majorité absolue.

Elle avait annoncé être de nouveau candidate le 28 juillet, déclarant, déjà, que ce "n'était pas dans (ses) habitudes de baisser les bras ni encore moins d'abandonner ce (qu'elle a) commencé".

Première publication : 26/09/2011

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