Dernière modification : 26/09/2011 

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Grèce et Argentine, des solutions identiques pour une même faillite ?

Grèce et Argentine, des solutions identiques pour une même faillite ?

Si la Grèce venait à faire faillite, elle ne serait pas le premier pays à subir cette situation. En 2001, l’Argentine était également passée par cette case. Et rétrospectivement, la banqueroute lui a plutôt bien réussi...

Par Sébastian SEIBT (texte)
 

Le 7 décembre 2001, l’Argentine annonce qu’elle ne pourra plus honorer ses dettes, se plaçant de facto en situation de faillite. Dix ans plus tard, c’est au tour de la Grèce d’être menacée par la banqueroute. Elle deviendrait alors le deuxième pays au monde à faire faillite depuis le début du millénaire. Les gouvernements des États de la zone euro se relaient pour assurer qu’un "scénario argentin" n’est pas à l’ordre du jour en Europe. Dernier en date à s’être exprimé sur la question : le ministre français des Affaires européennes, Jean Leonetti. Il a affirmé, dimanche sur les ondes de France Info, que “la Grèce va éviter la faillite, parce que c'est l'intérêt de l'État et du peuple grec”.

Pourtant, la faillite n’est pas mortelle : l’Argentine y a survécu et son refus de payer ses créanciers a été “probablement la meilleure décision que le pays pouvait prendre à l’époque”, juge Christine Rifflart, spécialiste des économies d’Amérique latine à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Certes, mais en 2001, personne ne voyait la situation sous cet angle.

Un parallèle évident avec la Grèce

Le marasme dans lequel l’Argentine se trouvait rappelle les problèmes de la Grèce à bien des égards. Buenos Aires avait cumulé une dette abyssale, qui s’élevait, fin 2001, à 132 milliards de dollars. Le pays vivait sous la perfusion financière accordée par le Fonds monétaire internationale (FMI). Afin de continuer à percevoir l’aide internationale, le gouvernement argentin était sommé par le FMI de multiplier les plans de rigueur. Comme Athènes, l’Argentine ne pouvait pas non plus faire jouer la planche à billets pour soutenir son économie, l’argent se faisant plus rare à cause d’une fuite des capitaux - la valeur du peso était alignée sur le dollar. Cette crise avait engendré une fronde sociale violente et généralisée, ainsi qu’une misère de plus en plus importante.

“C’était la fin du modèle argentin, qui avait longtemps été cité en exemple par le FMI”, souligne Christine Rifflart. Après s’être résolu à ne plus payer ses créanciers, le gouvernement décidait, début 2002, de sortir du carcan de la parité entre le peso et le dollar - qui était pourtant le socle du modèle argentin depuis dix ans. La situation s’est alors très vite dégradée. Leur monnaie effondrée, les Argentins ont cherché à changer leurs pesos contre des dollars, poussant le gouvernement à intervenir. Celui-ci a imposé la conversion des comptes bancaires en dollars en peso et à parité égale, alors que la monnaie argentine avait plongé. "C’était une décision qui a fait perdre à un grand nombre d’Argentins, surtout de la classe moyenne, une part importante de leur épargne”, rappelle Christine Rifflart.

En Argentine, un retour à la croissance

La faillite de l’État argentin n’a pas affecté que les épargnants. “Toute l’économie a d’abord subi un choc d’une extrême violence”, explique cette spécialiste. Le PIB a en effet chuté de 5% entre fin 2001 et juin 2002 ; le chômage a explosé pour atteindre 24% de la population active fin 2002 - contre un peu moins de 15% deux ans plus tôt. Les prix se sont également envolés avec une inflation de 40% pour 2002. “A ce moment, le pays avait quasiment perdu sa classe moyenne”, remarque Christine Rifflart.

Mais cette descente aux enfers n’a duré qu’un an. “A partir de 2003, le chômage a commencé à baisser”, rappelle Christine Rifflart. La croissance faisait aussi son retour et avoisinait, fin 2003, les 9%. Deux ans plus tard, moins de 10% de la population active était au chômage. “Le défaut de paiement a permis au gouvernement de retrouver des marges de manœuvre budgétaires importantes”, souligne cette économiste.

De 2002 à 2004, Buenos Aires a, en effet, négocié avec ses créanciers - essentiellement des fonds de pensions ainsi que des banques américaines et européennes - les détails de la restructuration de sa dette. L’Argentine a obtenu que plus de 60% des créances soient jetées aux oubliettes : un bol d’air financier qui a été accompagné d'un redémarrage des exportations. “La dévaluation du peso a permis de rendre les entreprises argentines beaucoup plus compétitives sur la scène internationale”, explique Christine Rifflart.

Un tel redressement pourrait donner des idées à Athènes. Mais les autres pays européens risquent de ne pas laisser la Grèce emprunter cette voie radicale. “La faillite de l’Argentine ne mettait pas en danger toute une région”, tempère Christine Rifflart.

Commentaires (8)

“La faillite de l’Argentine

“La faillite de l’Argentine ne mettait pas en danger toute une région” : quand je lis ça je pense à cette phrase => l'enfer c'est les autres.
La solution est là mais "la région" est en danger !?

le retour de l'esclavagisme

Les Grecs n'ont pas le choix ils sont déjà les esclaves des Banquiers car ils n'ont pas choisis le nouveau dirigeant qui est un Banquier.

Les Banquiers ont ainsi gagnés ils sont les maîtres de la Grèce. Ils sont sûrs qu'aucune faillite ne sera déclaré par leur larbin.

Et ainsi ils pourront réclamer cette dette quand ils veulent, les Grecs n'ont plus cette liberté de déclarer leur faillite de dire qu'ils ne peuvent pas payer et qu'ils ne paieront pas. En fait c'est comme l'esclavagisme car tout comme le Grec l'esclave naît avec une dette envers son maître, une dette qu'il est hors de question qu'il puisse se débarrasser.

le retour de l'esclavagisme

Les Grecs n'ont pas le choix ils sont déjà les esclaves des Banquiers car ils n'ont pas choisis le nouveau dirigeant qui est un Banquier.

Les Banquiers ont ainsi gagnés ils sont les maîtres de la Grèce. Ils sont sûrs qu'aucune faillite ne sera déclaré par leur larbin.

Et ainsi ils pourront réclamer cette dette quand ils veulent, les Grecs n'ont plus cette liberté de déclarer leur faillite de dire qu'ils ne peuvent pas payer et qu'ils ne paieront pas. En fait c'est comme l'esclavagisme car tout comme le Grec l'esclave naît avec une dette envers son maître, une dette qu'il est hors de question qu'il puisse se débarrasser.

Faillite de la Grèce

Pourquoi sauver un pays qui ne veut pas se sauver lui-même? L'Europe doit exercer une droit de tutelle ou laisser tomber le pays.Il faut peut être envisagé de démonétiser l'Euro Grec et les pays qui suivent la même direction.Voilà le travail de la mondialisation un petit pays comme la Grèce met en danger l'Europe et une partie du monde.Restaurons les parités monétaires pour les cinq ans à venir, n'en déplaise aux USA les plus grands consommateurs de crédit.!! Arrêtons les spéculations boursières,et mettons de l'ordre dans cette jungle de spéculations destructrices.

Argentine

Je vis en Argentine et suis étonné de lire autant de contrevérités à propos de l'économie de ce pays.
L'inflation y est de 27%, la pauvreté est loin de diminuer, il n'y a aucun investissement dans les infrastructures, les transports sont archaïques et dangereux (aérien,ferroviaire etc..), gaz et électricité fonctionnent au jour le jour par importations de pétrole. L'agriculture se concentre sur le soja pour la facilité. Populisme et corruption sont au plus haut. Un peu de réalité S.V.P.

Argentine Grèce différences

Comparer la Grèce à l'Argentine n'a pas grand sens, l'Argentine est un pays jeune, avec beaucoup de richesses naturelles notamment dans le domaine agricole, sa balance commerciale est largement excédentaire. La Grèce est un vieux pays, avec peu de richesses naturelles, sa balance commerciale est très largement déficitaire ( 2008 : exportations 23 milliards d'euros importations 94), en cas de faillite le niveau de vie des grecs sera ramené à ce que peut permettre la production nationale de richesse, c'est à dire à celui qu'ils avaient avant l'entrée dans l'Europe. Avant 1981, au moment de l'adhésion le PNB par habitants était d'environ 4 500 € en 2009 il était de 31 000 €.

FAUX PARALLELE

On oublie de dire que les banques argentines avaient beaucoup de liquidités des épargnants et que quand le gouvernement a déclaré le défaut de paiement, il a bloqué tous les avoirs de la population et les a convertis en pesos (corralito). Les gens ont perdu beaucoup d'argent (-40%), tout l'épargne avait fondu. Ainsi le gouvernement disposait d'argent frais. Concours de circonstances, le prix du soja a permis à l'économie de démarrer en exportant.
En Grèce la situation est différente il n'y a pas d'argent dans les banques, ni du "soja"...

l'Argentine

oui mais la diferance c'est que Chavez lui a payer sa dette de l'argent de tous les venezueliens et les venezueliens sont entrain de passez par une faim ,avec une monaie qui ne vaut rien avec un pays devaste' par l'insecuritee ,avec toutes les entreprises qui ont deñenage' en Colombie,ce fou a ravager le venezuela.....

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