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Economie

La troïka des créanciers retournera à Athènes mercredi ou jeudi

Texte par Dépêche

Dernière modification : 27/09/2011

Les trois chefs de la troïka des créanciers (UE, BCE et FMI) vont faire leur retour à Athènes mercredi ou jeudi, selon Jean-Claude Juncker. Leur visite vise à évaluer l'éventualité d'une nouvelle tranche d'aide de 8 milliards d'euros à la Grèce.

AFP - Les bailleurs de fonds de la Grèce vont y retourner mercredi ou jeudi, a annoncé mardi le chef de file de la zone euro, Jean-Claude Juncker, ce qui ouvre la voie au versement d'une tranche de prêts dont le pays a absolument besoin pour éviter la banqueroute.

"Je crois savoir que la troïka retournera demain ou après-demain à Athènes", a affirmé M. Juncker lors d'une audition devant le Parlement européen.

Les chefs de mission de la troïka (rassemblant l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international) avaient quitté le pays au début du mois de manière impromptue car ils étaient mécontents du manque de progrès du gouvernement dans les efforts promis pour réduire le déficit.

Leur retour imminent signifie qu'ils sont à présent peu ou prou satisfaits des mesures correctives annoncées depuis par Athènes. Du feu vert de la troïka dépend le versement d'une nouvelle tranche d'aide de 8 milliards d'euros, tirée du premier plan de sauvetage du pays mis en place au printemps 2010.

Athènes a un besoin vital de cet argent pour éviter un défaut de paiement sur son énorme dette qui dépasse 350 milliards d'euros, un problème qui "effraie le monde", a affirmé lundi le président américain Barack Obama.

Malgré le retour des chefs de mission, M. Juncker a exclu une décision sur le déblocage effectif de cette somme lors de la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro qui se tient lundi à Luxembourg.

"L'Eurogroupe ne prendra aucune décision sur le déboursement de la 6è tranche puisque d'ici là la troïka n'aura pas rendu son rapport et n'aura pas eu le temps d'approfondir son analyse" sur les comptes publics du pays, a-t-il dit.

"Lundi, nous continuerons à affiner les détails des instruments mis en place le 21 juillet (lors du sommet qui a donné naissance au second plan d'aide à la Grèce, ndlr). Des détails techniques restent. Mais il est essentiel que d'ici mi-octobre, nous ayons mis en place (ces) instruments", a martelé M. Juncker.

Les Parlements des 17 Etats membres de la zone euro doivent se prononcer d'ici-là sur le renforcement du Fonds de secours européen (FESF), un instrument financier essentiel pour enrayer une contagion de la crise.

A Athènes, le ministre des Finances grec Evangélos Vénizélos s'est voulu rassurant, affirmant que la tranche d'aide serait versée "à temps, courant octobre", période à laquelle Athènes doit faire face à plusieurs échéances de remboursement.

Un accord "a été trouvé" entre la Grèce et la troïka "sur le budget 2011 et 2012" avait également indiqué M. Vénizélos. "Nous devons nous entendre sur 2013 et 2014" avait-t-il ajouté.

Les chefs de mission de la troïka avaient quitté la Grèce le 2 septembre, estimant que le gouvernement grec avait pris du retard sur les chantiers budgétaires et d'allègement de la dette.

La Commission européenne jusqu'ici affirme que leur retour se fera "bientôt". Mais elle fait état de difficultés persistantes concernant le calendrier de privatisations dans le pays et les détails des réformes promises.

Première publication : 27/09/2011

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