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Economie

Alessio Rastani, courtier amateur et provocateur véritable

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 29/09/2011

Présenté comme un “trader indépendant” par la BBC, Alessio Rastani a suscité un véritable tollé en dressant un tableau apocalyptique de la situation économique et en assurant qu’il en “avait rêvé”. Mais qui est-il vraiment ?

Il n’a même pas eu besoin du quart d’heure de gloire cher à Andy Warhol pour passer de l’anonymat à la célébrité. À l’ère de l’Internet, un peu plus de trois minutes seulement ont suffi à Alessio Rastani pour devenir une nouvelle icône de la crise financière.

Dans la très populaire émission BBC Breakfast de la tranche matinale de la chaîne britannique, ce trader autoproclamé a dressé un tableau apocalyptique de la situation économique, décrivant son travail avec cynisme. Une intervention qui a laissé les deux présentateurs sans voix. Avant ce coup d’éclat médiatique, son seul fait d’armes avait été d’intervenir en octobre 2010 en tant qu’Observateur sur France24.com dans le cadre d’un article sur la drague en Iran.

"Goldman Sachs dirige le monde"

Sur le plateau de la BBC, Alessio Rastani a notamment assuré que “Goldman Sachs dirige le monde et que la banque se fiche pas mal du plan de sauvetage de l’euro [les mesures décidées par les États européens pour éviter une faillite de la Grèce]”. Il a également reconnu avoir “rêvé de la récession, un moment idéal pour se faire de l’argent si l’on sait comment s’y prendre”.

L’histoire aurait pu en rester là, mais ces déclarations tonitruantes ont pris leur envol médiatique après avoir reçu mardi l’onction de Robert Peston, le populaire journaliste économique de la BBC. Aux plus de 80 000 abonnés à son fils Twitter et à tous ceux ”qui veulent comprendre la situation actuelle”, ce spécialiste a recommandé de regarder la vidéo de l’émission sur le Web. À partir de ce moment, le buzz a pris de l'ampleur à la vitesse des autoroutes de l’information. Et depuis hier, sa page Facebook est inondée d’insultes et même de menaces de mort. Tout le monde adore détester ce “condensé de clichés”, selon les termes d’André Valatini, trader français contacté par France 24.

Surtout, la légitimité d’Alessio Rastani sur les questions boursières a surgi. Ses propos outranciers et le titre de “trader indépendant” à Londres - dont la BBC l’a affublé - alors que les traders qui exercent à la City doivent être affiliés à l’Autorité des services financiers [le gendarme de la Bourse britannique, NDLR] ont étonné. Par ailleurs, dans le milieu très fermé de la finance, une telle “franchise” étonne dans le cynisme ambiant. “Son discours très orienté sur le pognon est vraiment révoltant. Je n'en connais pas beaucoup comme lui dans les salles de marchés”, assure Éric Valatini, qui reconnaît cependant être d’accord avec Alessio Rastani sur la gravité de la crise de l’euro.

Plutôt un “hobby”

Ces suspensions ont même conduit des médias britanniques aussi sérieux que The Guardian à se demander s’il ne faisait pas partie des Yes Men, un groupe d’activistes anticapitalistes qui s’est fait une spécialité de tourner en ridicule le monde de la finance. Mais ces derniers ont démenti sur leur site être à l’origine de ce mic-mac.

“Je suis davantage quelqu’un qui cherche à attirer l’attention plutôt qu’un trader professionnel”, a finalement lâché Alessio Rastani, mardi soir, au quotidien conservateur britannique Daily Telegraph. Également contacté par le magazine économique Forbes, il a fini par reconnaître que la bourse n’était en réalité qu’un “hobby” qu’il pratiquait chez lui depuis 2006 et qui “l’obsédait”. Une idée fixe qu’il développe au jour le jour sur son compte Twitter, d'où il continue de se présenter comme un trader expérimenté et “un mentor” pour ceux qui veulent réussir en bourse.

Comment un tel personnage a-t-il pu se retrouver dans l’une des émissions phare de la BBC, d’autant qu'Alessio Rastani assure que la chaîne est venue lui demander de s'exprimer à l’antenne ? Une question à laquelle la BBC s'abstient de répondre, tout en assurant que les informations qu’elle avait récoltées sur lui ne remettait pas en cause sa légitimité.

Première publication : 28/09/2011

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