Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

MODE

Mode masculine été 2017 part 1

En savoir plus

#ActuElles

Femmes artistes : sortir des oubliettes de l'Histoire

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Quatuor Modigliani : quatre garçons dans les cordes

En savoir plus

UNE COMÉDIE FRANCAISE

Loi travail : le récit d'un revirement

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : atteints d'une hépatite C, des Occidentaux partent se faire soigner en Inde

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Guerre civile au Guatemala : une justice impossible ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Dans les coulisses des palaces parisiens

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Économie britannique : George Osborne tente de rassurer

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"En fait, on ne voulait pas vraiment dire 'partir'"

En savoir plus

Moyen-orient

Le roi Abdallah gracie la Saoudienne condamnée pour avoir conduit

Texte par Dépêche

Dernière modification : 28/09/2011

Le roi Abdallah a prononcé mercredi l'annulation de la flagellation de Sheima Jastaniah, la Saoudienne condamnée pour avoir pris le volant. Une décision du souverain qui intervient à quelques jours de l'octroi du droit de vote aux femmes.

AFP - Le roi Abdallah a annulé la condamnation d'une Saoudienne à dix coups de fouet pour avoir bravé l'interdiction faite aux femmes de conduire dans le royaume ultraconservateur saoudien, a indiqué mercredi une princesse saoudienne.

"Dieu merci, la flagellation de Sheima a été annulée. Merci à notre roi bien-aimé. Je suis sûre que toutes les femmes saoudiennes seront heureuses, je sais que je le suis", a annoncé sur Twitter la princesse Amira Tawil, épouse d'un neveu du roi et richissime homme d'affaires Walid ben Talal.

L'annulation de la condamnation a été confirmée par une source informée à Ryad.

Sheima Jastaniah a été condamnée lundi par un tribunal de Jeddah, ville où elle avait été arrêtée en juillet alors qu'elle se trouvait au volant d'une voiture, avait annoncé mardi une militante des droits de la femme.

Selon elle, Sheima Jastaniah "a refusé de parler aux médias de son procès (...) et nous avons été choqués d'apprendre hier (lundi) qu'elle avait été condamnée à dix coups de fouet".

Mme Jastaniah devait faire appel de cette condamnation, avait ajouté la militante.

Cette condamnation était intervenue au lendemain de l'annonce historique faite par le roi Abdallah de l'octroi aux femmes du droit de vote et d'éligibilité aux élections municipales et leur entrée au Majlis al-Choura, un conseil consultatif dont les membres sont désignés. Malgré leur frustration de devoir encore attendre quatre ans avant de pouvoir voter, les Saoudiennes ont unanimement salué la décision du souverain.

Amnesty International avait condamné la condamnation de Sheima, affirmant qu'elle illustrait "l'ampleur des discriminations contre les femmes".

L'Arabie saoudite interdit aux femmes de conduire une voiture ou de voyager seules. Elles doivent être accompagnées dans leurs déplacements à l'extérieur de leur lieu de résidence d'un gardien de sexe masculin.

La princesse Amira Tawil avait fait état en février 2009 dans un entretien au journal saoudien Al-Watan de son sentiment de frustration en raison de l'interdiction de conduire en Arabie saoudite, affirmant qu'elle était prête à prendre le volant aussitôt que le gouvernement l'autoriserait.

"Je suis certainement prête pour conduire. J'ai un permis international et je conduis dans tous les pays que je visite", avait-elle dit au journal.

"Je voudrais conduire ici avec ma soeur ou mon amie à mes côtés à la place d'un chauffeur", avait-elle insisté.

Son époux s'est à plusieurs reprises prononcé en faveur de plus de libertés pour les femmes en Arabie saoudite.

Première publication : 28/09/2011

  • ARABIE SAOUDITE

    Le roi Abdallah octroie le droit de vote aux Saoudiennes

    En savoir plus

  • ARABIE SAOUDITE

    Privées du droit de conduire, les Saoudiennes défient le pouvoir en prenant le volant

    En savoir plus

  • ARABIE SAOUDITE

    Le roi Abdallah achète la paix sociale en promettant de nouvelles aides

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)