Dernière modification : 28/09/2011 

- Commission européenne - José Manuel Barroso


La Commission européenne propose une taxe sur les transactions financières

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a annoncé l'adoption d'une proposition de taxe sur les transactions financières. Elle pourrait rapporter jusqu'à 55 milliards d'euros par an qui seraient partagés entre l'UE et les États.

Par France 2 (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - La Commission européenne a adopté mercredi une proposition de taxe sur les transactions financières qui pourrait rapporter jusqu'à 55 milliards d'euros par an, a annoncé son président José Manuel Barroso.

"Au cours des trois dernières années, les Etats membres ont accordé des aides et fourni des garanties au secteur financier à hauteur de 4.600 milliards d'euros. Il est temps qu'en retour, le secteur financier apporte sa contribution à la société", a affirmé M. Barroso lors de son discours sur l'état de l'Union au Parlement européen, à Strasbourg.

M. Barroso a précisé que cette taxe, qui concernerait les 27 membres de l'Union européenne, "pourrait générer des revenus de 55 milliards d'euros par an".

De source européenne, on précise que les taux retenus sont de 0,1% sur les actions et les obligations et de 0,01% sur les autres produits financiers, essentiellement les dérivés et produits structurés. Les changes ne sont pas concernés par cette taxe mais les produits dérivés sur les changes le seront, a-t-on appris de même source.

Les institutions financières, banques, Bourses et fournisseurs de services financiers, seraient chargés de la collecte de la taxe auprès de leurs clients et de son paiement.

La taxe s'appliquerait aux institutions établies dans l'Union européenne, mais aussi à celles qui y ont un établissement ou qui ont une autorisation d'agir sur les marchés européens.

Plus de la moitié du produit de la taxe serait destiné à alimenter le budget de l'Union européenne et le reste reviendra aux Etats.

Le commissaire européen chargé de la Fiscalité, Algirdas Semeta, a souligné dans un communiqué mercredi qu'avec cette proposition, "l'Union européenne est aux avant-postes dans la mise en place d'une taxe sur les transactions financières au niveau mondial".

"Je suis certain que nos partenaires du G20 verront leur intérêt à suivre cette voie", a-t-il ajouté.

L'Union européenne avait décidé d'avancer seule sur ce sujet, Paris et Berlin n'ayant guère rencontré de succès en défendant une taxe sur les transactions financières instaurée à l'échelle du G20 pour financer par exemple l'aide au développement.

Mais au sein même de l'Union européenne, l'idée est loin de faire l'unanimité. Certains craignent, à l'instar des Britanniques, une délocalisation des transactions financières vers des pays tiers, préjudiciable à la City de Londres.

En cas d'échec à obtenir l'unanimité, une procédure de coopération renforcée pourrait être mise en oeuvre entre plusieurs Etats de l'UE. La taxe pourrait ainsi être appliquée uniquement au sein de la zone euro, comme l'ont suggéré récemment les ministres allemand et belge des Finances, Wolfgang Schäuble et Didier Reynders.

En tout état de cause, le temps que la proposition soit discutée et adoptée, elle ne se concrétisera pas avant 2014 au plus tôt.
 

Commentaires (4)

Taxe

Pour récupérer quelques voix perdues à gauche, Sarkosy prévoit une taxe de 0.01% sur les transactions financières.
Alors que ce sont ces transactions qui sont responsables de la crise que nous connaissons.
Dans le même temps on prévoit d' augmenter la TVA de 3à5%.Cette TVA est payée par tous, et surtout par ceux qui ne sont pour rien dans la crise actuelle.
Il y a de quoi rire. On nous prend pour des imbéciles...

taxe sur les transactions

C'est une mesure purement dérisoire. On ferait mieux de créer une taxe sur la richesse exésive de certaine personne. C'est un comble qu'un riche américain propose de payer plus d'impts pour combler les déficits d'états. Un sur des milliers d'autres qui ne sont pas d'accors car ils veulent garder leurs supériorité financière.D'autre part c'est une honte d'allouer une somme de 162 millions d'euro à un jeux de hasard. c'est simplement antiéconomique

réglementation des flux financiers

L'Europe strictement libérale est vouée à un échec certain si elle continue de suivre la voie du Capitalisme débridé. Pour que notre civilisation demeure, il est nécessaire, à mon sens, de poser des gardes-fou afin de construire une démocratie capitaliste raisonnée.Cette équilibre une fois en place nous permettra enfin de palier à n'importe quelle crise financière.

Une très mauvaise idée

Pour une Europe qui se dit libérale c'est très dommage d'imposer de telles règles. Pourquoi pas aussi demander un retour au communisme, marre de ces lois de gauchistes

Réagir à cet article
To prevent automated spam submissions leave this field empty.

Sur le même sujet

 
 
 
Fermer