Dernière modification : 28/09/2011 

- Budget français - Économie française - France - François Baroin


Le gouvernement présente un budget 2012 placé sous le signe de l'austérité

Le gouvernement présente un budget 2012 placé sous le signe de l'austérité

En pleine crise de la dette en zone euro, le gouvernement français a officialisé, ce mercredi, un budget 2012 axé sur la maîtrise des dépenses publiques. Objectif : réduire les émissions de dette à moyen et long termes.

Par Dépêche (texte)
 

REUTERS - La France émettra 179 milliards d'euros de dette à moyen et long terme (nets des rachats) en 2012, soit 2,7% de moins que cette année, grâce à une réduction du déficit de l'Etat de 13,7 milliards d'euros prévue par le projet de budget 2012 présenté mercredi en conseil des ministres.

L'Agence France Trésor, qui gère la dette de l'Etat, indique dans un communiqué que les besoins de financement de la France sont réduits de 9 milliards, à 182 milliards d'euros en 2012.

Le programme d'émission de dette vise à financer le déficit de 81,8 milliards d'euros et le remboursement de 98,9 milliards d'euros de dette à moyen et long terme (BTAN et OAT) arrivant à échéance l'année prochaine - amortissements d'un montant plus élevé qu'en 2011 (94,8 milliards d'euros).

Lors d'une conférence téléphonique avec des agences de presse, Philippe Mills, directeur général de l'AFT, a indiqué que le montant des remboursements d'OAT et de BTAN en 2012 tenait compte de rachats réalisés par l'Agence depuis le début de l'année pour environ 18 milliards d'euros.

Cette politique de rachats destinée à alléger le poids des remboursements de l'année suivante, couplée à une gestion centralisée et plus efficace de la trésorerie des
administrations publiques, a permis de réduire de 4,4 milliards d'euros l'encours de la dette court terme (BTF) de la France alors qu'initialement il devait rester stable. En 2012, cet encours devrait être réduit de 1,1 milliard d'euros.

"Cela résulte de la poursuite de la politique de centralisation des trésoreries excédentaires des structures publiques, d'une moindre dynamique des décaissements des investissements d'avenir, et d'une moindre décollecte des dépôts des collectivités locales" (auprès du Trésor), a expliqué Philippe Mills.

"Cette baisse des BTF n'est pas un plafond. Il est possible que l'on ait d'autres aléas positifs en matière de trésorerie d'ici à la fin de l'année. Quand les taux sont très bas, ce qui est le cas aujourd'hui, il est fréquent d'enregistrer des primes à l'émission d'OAT et de BTAN", a-t-il ajouté.

La France bénéficie de la fuite vers la qualité

"A ce jour, nous avons engrangé environ 1,0 milliard d'euros de primes nettes", a-t-il précisé.

Il a estimé "fort probable", compte tenu de taux très bas, que lors des adjudications (de BTAN et d'OAT) d'octobre, de novembre et de l'adjudication optionnelle de décembre, l'AFT engrange davantage de primes, ce qui pourrait réduire l'encours des BTF fin 2011 de plus de 4,4 milliards d'euros.

Le ralentissement plus fort que prévu de la croissance mondiale et la crise des dettes souveraines dans la zone euro a profité aux emprunts des pays du noyau dur de l'union monétaire, qui ont vu leurs taux tomber à des plus bas.

"Dans ce contexte turbulent, la France est un pays qui bénéficie du phénomène de la fuite vers la qualité, comme l'illustre le fait que les conditions de financement se sont améliorées de plus de 100 points de base par rapport au deuxième trimestre où le taux moyen était à 3,1%", a souligné Philippe Mills.

"Après un plus haut en avril dernier à 3,35%, le taux moyen pondéré sur nos émissions à moyen long terme (de 2 ans à 50 ans) s'est établi à 2 % en septembre, soit une baisse de 135 points de base", a-t-il poursuivi. "Compte tenu du niveau de l'inflation actuelle, cela signifie que l'on se finance à des conditions proches de zéro en taux réel."

Le directeur de l'AFT a indiqué que non seulement les émissions d'OAT et de BTAN (nettes de rachats) baisseraient comme en 2011 mais que l'appel net de la France au marché (la différence entre le montant des émissions et le montant des tombées) continuerait de refluer.

"Le point haut avait été atteint en 2010 avec 105 milliards d'euros. Il était à 89 milliards cette année, il sera de 80 milliards en 2012", a-t-il dit.

L'AFT a émis en brut 167 milliards d'euros d'OAT et de BTAN à ce stade, soit 92% du programme d'émission net des rachats.

"D'ici la fin de l'année, il est peu probable que nous continuions les rachats sur des titres venant à maturité en 2012. Il est possible que ce qu'on fera en plus portera sur les
maturités 2013", a dit Philippe Mills.

Commentaires (5)

economie

Au lieu de taper toujours sur les plus modestes il me semblerait plus juste que nos hommes politiques qui ont conjoints ou compagnes qui ont un domicile à létranger et qui vivent et travaillent en France leur demandent de déclarer tout leur revenu en France (ex: Mr Baroin pour Mme Laroque) que notre premier Ministre évite de prendre l'avion pour se rendre dans la Sarthe à son domicile (économie 27000€)à chaque voyage. Il me semble que lorsque j'étais petit on nous apprenait à l'école qu'il y avait eu l'abolition des privilèges, mais j'ai du rater l'épisode où l'Etat a remis les privilèges en place pour une certaine catégorie de Français, les plus nantis bien sûr.

austérité

pour qui l'austérité? quelle bande d'hypocrite!

excellent commentaire

Excellent commentaire (celui nommé "logique poursuite...").

on s'en fout

on s'en balance de ton budget en 2012, car en 2012 le Président de la République sera de gauche, ah, ah, ah, ah,2012 c'est fini l'ère désastreuse SARKO, BAROIN dira adieu à son Ministère en 2012.
alors nous français , on s'en tape de ton budget BAROIN, petit rigolo va !!!!

logique poursuite de votre programme politique

Très bien, vous suivez parfaitement le programme.
L'endettement est un moyen pour réduire inexorablement les ressources financières des états, et donc leur capacité d'action, conformément au projet "libéral" qui vise à réduire les états à l'impuissance, afin de laisser un champ d'action maximal aux entreprises.

En appauvrissant l'état, l'endettement entraîne une réduction progressive du financement des services publics et des prestations sociales (retraites, assurance-maladie, assurance chômage), dont les déficits ou l'inefficience servent ensuite de prétexte pour présenter les privatisations comme une "solution".

De plus, l'accroissement de l'endettement permet d'amener le pays au bord de la faillite, afin de contraindre l'état à privatiser pour rembourser la dette, quelle que soit la couleur politique du gouvernement choisi par les électeurs, les étiquettes politiques ne signifiant plus rien. Ce n'est pas un hasard si ceux qui ont le plus endetté la France sont aussi les plus "libéraux": Edouard B (avec N S au ministère du budget) et Jean-Pierre R.

Président le plus "libéral" et le plus à droite, N S a dépassé de loin les "performances" de tous ses prédécesseurs. En seulement 3 ans, il a réussi a faire passer l'endettement de 65% à 85% du PIB, pulvérisant les limites fixées par le "Pacte de stabilité" européen. Il laissera probablement une dette proche des 100% du PIB à la fin de sa présidence en 2012. Un tel niveau caractérise les pays du tiers monde ou... les pays en voie de tiers-mondisation.

La grèce, juste un aperçu de ce qui arrivera en France demain; privatisation, achat des pays endettés par des nations étrangères et fin des états:
Les îles grecques seront-elles bientôt à vendre ? C’est en tous cas une des solutions qui ont été envisagées pour sauver la Grèce, lourdement endettée et incapable de se refinancer sur les marchés financiers. Le premier plan de soutien de 110 milliards d’euros accordé en mai 2010 par l’Union européenne et le Fonds monétaire international s'étant avéré insuffisant pour calmer l’inquiétude des marchés, le gouvernement du socialiste Georges Papandréou tente de rallier l'opposition pour imposer de nouvelles mesures d’austérité. Au grand dam de la population qui descend régulièrement dans la rue pour dénoncer ce régime sec dont elle ne veut plus entendre parler.

Réagir à cet article
To prevent automated spam submissions leave this field empty.

Sur le même sujet

 
 
 
Fermer