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FRANCE

Les six candidats affichent leurs divergences lors du deuxième débat

Vidéo par France 2

Texte par Dépêche

Dernière modification : 29/09/2011

Les six candidats à la primaire socialiste se sont confrontés mercredi soir au cours d'un deuxième débat télévisé. Plus animée, cette rencontre a fait ressortir des divergences sur plusieurs thèmes : régulation financière, immigration...

AFP - A onze jours du scrutin, les six candidats à la primaire PS -cinq socialistes et un PRG- ont offert mercredi un second débat télévisé plus animé que le premier, au cours duquel ils se montrés déterminés et pugnaces pour faire valoir leurs différences mais aussi leurs points communs.

Pendant deux heures et demie, debout derrière des pupitres en arc de cercle sur le plateau d'iTélé, dans un décor à dominante de blanc avec quelques teintes de bleu, les concurrents - deux femmes, quatre hommes - ont fait preuve d'allant et d'énergie, un contraste avec le premier débat le 15 septembre, beaucoup plus policé.

Comme dopés par leur intense campagne de terrain depuis des semaines et la victoire de la gauche dimanche aux sénatoriales, ils n'ont pas hésité à marquer leurs différences, s'interpellant par leur prénom, se tutoyant assez librement, parfois dans une certaine confusion.

Pour Rémi Lefebvre, professeur de Sciences politiques à l'université de Lille et spécialiste du PS, "c'était un débat de grande qualité mais avec une forte polyphonie, de vraies divergences".

Un premier duel a opposé le favoris des sondages François Hollande à Martine Aubry à propos du "contrat de génération" proposé par l'élu corrézien. Mais tous deux ont aussi rivalisé pour se poser en promoteur de la synthèse du débat, notamment sur la fiscalité. "Je parle au nom de nous tous", a affirmé le maire de Lille, après une question sur la régulation financière et les banques.

Les échanges ont également été vifs au sujet de l'opportunité de créer une TVA sociale, préconisée par Manuel Valls. Ségolène Royal l'a qualifiée "de TVA anti-sociale".

Passe d'armes aussi entre les deux outsiders Arnaud Montebourg et Manuel Valls, le premier critiquant "ceux qui font dans une primaire de gauche des propositions de droite". Réplique du député de l'Essonne, positionné à droite du parti: "C'est trop facile de caricaturer, moi je cherche des solutions". "Arnaud, personne ici n'a le monopole de la gauche".

Autre confrontation: Mme Aubry et M. Montebourg sur l'affaire Woerth, l'affaire Guérini et la fédération PS des Bouches-du-Rhône.

Après avoir discuté de la première mesure à prendre une fois au pouvoir, des réponses à apporter à la crise et de l'emploi, ils ont terminé par des questions de société.

Au chapitre de la justice, M. Valls s'est emporté contre "l'amalgame" qui ferait de tous les élus des corrompus, favorisant le vote d'extrême droite et l'absentionnisme. Le président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet, seul candidat non socialiste et M. Hollande ont proposé de revoir les textes sur le statut pénal du président de la République, Mme Royal plaidant l'inégibilité à vie des élus condamnés pour des faits graves.

A propos de l'immigration, tous ont proposé une régularisation des sans-papiers "sur critères", mais se sont différenciés sur leur nature, le député de Saône-et-Loire souhaitant des "critères généreux", la présidente de Poitou-Charentes mettant en garde contre "une générosité au détriment des autres".

Chacun a conclu un mettant en avant ses idées-forces: "rassembler (...) et lever une espérance" (Hollande), "dire aux Français qu'ils peuvent me faire confiance "(Aubry) "créer le Nouveau Monde et les solutions nouvelles" (Montebourg), être "la présidente des solutions justes et efficaces" (Royal), "voter pour moi c'est voter utile (Valls) et "l'objectif commun, c'est l'alternance" (Baylet).

Ce débat était organisé conjointement par iTélé, LCP, Europe 1 et Le Parisien/Aujourd'hui en France. Une troisième confrontation aura lieu le 5 octobre sur BFM-TV avec RMC et Le Point. Un duel, s'il y a un second tour, est prévu le mercredi 13 octobre sur France Télévisions.

Première publication : 28/09/2011

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