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Economie

Merkel somme les députés de voter le plan de sauvetage à la Grèce

Vidéo par AFP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 29/09/2011

Malgré la fronde de plusieurs élus issus de sa coalition, la chancelière allemande invite les députés à approuver, ce jeudi, le second plan d'aide à la Grèce ainsi que le renforcement des pouvoirs du Fonds européen de stabilité financière.

REUTERS  - Angela Merkel s'est employée mercredi à convaincre les députés frondeurs de sa majorité de voter jeudi le deuxième plan de sauvetage de la Grèce pour éviter de devoir s'appuyer sur l'opposition et subir ainsi un camouflet politique.

Le risque d'un défaut de paiement des intérêts de la dette grecque, hypothèse évoquée de plus en plus ouvertement, y compris en Allemagne, est "proche de zéro", a assuré la chancelière allemande, s'adressant aux membres de sa coalition, selon certains membres de son auditoire.

"Nous essayons d'éviter une faillite de la Grèce, mais je ne peux pas l'exclure", a-t-elle toutefois ajouté.

Si elle devait se concrétiser, l'hypothèse ramènerait le plan de sauvetage au rang d'investissement à fonds perdus, ce qui effraie une partie de la majorité gouvernementale allemande, de plus en plus sceptique à l'égard des plans de sauvetage.

"Le gouvernement table secrètement sur une faillite de la Grèce", titre le quotidien Bild, malgré les assurances du gouvernement.

La chancelière elle-même a laissé transparaître ses doutes, en déclarant mardi sur l'antenne d'une chaîne de télévision grecque que les termes du second plan de sauvetage adopté en juillet pourraient être ajustés en fonction des capacités d'Athènes à tenir ses engagements.

Angela Merkel a dit compter sur les conclusions de la troïka pour voir "si nous aurons à renégocier ou non". Des représentants de cette troïka formée par le Fonds monétaire international, l'Union européenne et la Banque centrale européenne sont attendus jeudi à Athènes.

Le gouvernement pas menacé

Le ministre de l'Economie, Philipp Rösler, chef de file d'un Parti libéral (FDP) en chute libre dans les intentions de vote, a déclaré récemment qu'une faillite "bien ordonnée" de la Grèce n'était plus un sujet tabou.

Le Parti social démocrate (SPD) et les Verts voteront jeudi en faveur du second plan d'aide et du renforcement des pouvoirs du Fonds européen de stabilité financière (FESF), ce qui garantit son adoption.

Mais la fronde d'une partie des élus de l'Union chrétienne démocrate (CDU), dont la chancelière est issue, et de plusieurs députés du FDP, la mettrait toutefois dans une situation embarrassante à deux ans des élections législatives.

La coalition au pouvoir dispose de 330 des 620 sièges du Bundestag, ce qui lui laisse une marge de 19 voix. Lors d'un vote interne organisé mardi, 11 députés de la CDU et de la CSU, son aile bavaroise, se sont prononcés contre le projet et deux se sont abstenus. Au FDP, on table sur deux à cinq "non" et jusqu'à six abstentions.

Karl-Georg Wellmann, l'un des frondeurs de la CDU, a accepté de rentrer dans le rang à condition que se tarisse le flot de "ces choses perturbatrices qui viennent de Washington, de Paris, de Francfort ou d'ailleurs" sur les moyens de renforcer les pouvoirs du FESF.

D'autres pourraient encore changer d'avis, mais Angela Merkel semble avoir renoncé à obtenir l'adoption du projet sans l'appoint de l'opposition. La majorité simple suffit, a-t-elle souligné, ajoutant que son gouvernement ne serait pas en péril même s'il n'obtenait pas les 311 voix nécessaires.

Première publication : 29/09/2011

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