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FRANCE

Un "super-flic" de Lyon soupçonné de corruption et de trafic de drogues

Vidéo par France 3

Texte par Dépêche

Dernière modification : 30/09/2011

La police française est sous le choc après le placement en garde à vue, jeudi, de Michel Neyret, numéro deux de la police judiciaire (PJ) de Lyon dans le cadre d'une enquête pour corruption, trafic de stupéfiants et blanchiment d'argent.

AFP - Le N.2 de la police judiciaire de Lyon a été placé en garde à vue jeudi dans le cadre d'une enquête pour corruption, trafic international de stupéfiants et blanchiment d'argent qui pourrait éclabousser d'autres policiers et devenir un "scandale" de grande ampleur.

Michel Neyret, 55 ans, adjoint à la Direction interrégionale de la PJ de Lyon, a été interpellé jeudi matin chez lui, placé en garde à vue et devait être transféré en milieu de journée à Paris dans le cadre de ce dossier suivi par la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) de Paris.

Selon une source proche du dossier, "une proche" du commissaire Neyret a également été placée en garde à vue. On ignorait son identité et sa qualité.

Selon des sources policières, qui évoquent et prédisent un "scandale" ou une "onde de choc" dans la police notamment, d'autres fonctionnaires de police "voire des magistrats" pourraient ou devaient être "rapidement mis en cause". Certains pourraient être interpellés à leur tour et placés en garde à vue, dans cette affaire qui a des liens "avérés avec le grand banditisme".

L'affaire ne date pas d'hier et a été traitée par la JIRS parisienne et la "police des polices", dans la plus grande discrétion, depuis plusieurs semaines, selon ces sources.

Elle vise un trafic international de stupéfiants, vraisemblablement une filière colombienne ou sud-américaine de cocaïne qui est au coeur de l'enquête.

Au fil de leurs investigations et des écoutes, toujours selon les sources policières et selon les tout premiers éléments d'une enquête qui est "évolutive", les juges parisiens de la JIRS et la "police des polices" ont mis en évidence des "liens entre le grand banditisme" en cause dans cette affaire, et des policiers, commissaires et officiers.

Certains ont "été balancés par le milieu du grand banditisme", selon l'une des sources qui incitait pour cette raison "à la prudence", avançant qu'il s'agit de "truands français et italiens". L'enquête pourrait donc "réserver des surprises" et "s'étendre" par exemple à Nice ou à Marseille, a-t-on ajouté.

Des comptes bancaires à destination de la Suisse, vraisemblablement alimentés par l'argent de la drogue, ont été découverts, orientant également l'enquête vers du possible blanchiment.

M. Neyret, qui a été en poste à la PJ de Nice, "doit s'expliquer" sur tous ces aspects, a-t-on ajouté.

Preuve de la gravité du dossier, le directeur central de la police judiciaire, Christian Lothion, s'est rendu à Lyon jeudi.

Si les faits sont avérés, des "têtes vont tomber", prédisent des sources. Il y a "sans doute des brebis galeuses dont on entend parler depuis pas mal de temps" mais "attention à ne pas se précipiter", avertissent-elles, "on marche sur des oeufs".

 

Première publication : 30/09/2011

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