Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Visite de Donald Trump au Royaume-Uni : nouveau coup de théâtre

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Donald Trump : le Président qui divise l'Europe?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

L'amour à la française, mythe ou réalité ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Sabrina Ouazani en danseuse de break, un nouveau défi relevé

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

Portugal : l'eucalyptus met le feu aux poudres

En savoir plus

FOCUS

Syrie : à Idleb, se reconstruire grâce au sport

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Macron au Congrès à Versailles : l'État-providence est-il obsolète ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : une séparation en douceur est-elle encore possible ?

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts à Essaouira

En savoir plus

Asie - pacifique

La justice hong-kongaise accorde le statut de résident permanent aux domestiques étrangères

Texte par Dépêche

Dernière modification : 30/09/2011

La justice de Hong Kong a donné raison aux milliers d'employées de maison philippines et indonésiennes à qui les autorités du pays avaient refusé un permis de séjour permanent.

AFP - La Haute Cour de Hong Kong a jugé vendredi "inconstitutionnelle" une loi interdisant aux milliers d'employées de maison philippines ou indonésiennes d'obtenir un permis de séjour permanent, dans une affaire qui a déchaîné les passions.

Dans son jugement, la Haute Cour estime que cette loi viole la Loi fondamentale de Hong Kong, qui fait office de constitution.

"Ma conclusion est que si l'on s'appuie sur l'interprétation de la loi, la disposition sous revue n'est pas cohérente" avec la Loi fondamentale, écrit le juge Johnson Lam dans son jugement publié vendredi.

Evangeline Banao Vallejos, qui travaille comme "helper" (femme de ménage) dans des familles à Hong Kong depuis 1986, a entamé en 2010 une action judiciaire, pour obtenir un statut de résident permanent. Ce statut permet de voter et d'avoir un meilleur accès à plusieurs services publics de Hong Kong.

Selon la Loi fondamentale, tout étranger ayant "résidé de manière ordinaire" pendant sept années consécutives à Hong Kong peut obtenir le statut de résident permanent.

Mais les lois sur l'immigration excluent de cet article les 292.000 aides domestiques étrangères, arguant qu'elles ne peuvent pas être reconnues comme "résidents ordinaires", une disposition contestée par les avocats de Mme Banao Vallejos.

Mark Daly, un des avocats, a qualifié ce jugement de "victoire pour l'esprit de la loi".

Cette affaire a suscité de vifs débats à Hong Kong. Les défenseurs des droits des employées de maison estiment que rien ne justifie une différence de traitement entre ces personnes et les étrangers venant travailler comme professeur ou banquier.

Les opposants affirment eux que la victoire de Mme Vallejos va inciter des dizaines de milliers d'employées venues des pays pauvres d'Asie du sud-est (Philippines et Indonésie notamment) à réclamer le permis de résident permanent.

Elles pourraient alors faire venir leur famille, mettant à rude épreuve les services publics de ce territoire de sept millions d'habitants et gonfler le taux de chômage, craint un parti politique proche du gouvernement.

Les avocats représentant le gouvernement de Hong Kong avaient indiqué qu'ils feraient appel en cas de victoire d'Evangeline Banao Vallejos.
 

Première publication : 30/09/2011

COMMENTAIRE(S)