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Moyen-orient

La Toile rêve d'un Nobel de la paix pour les cyberactivistes du printemps arabe

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 30/09/2011

Des rumeurs laisseraient entendre que certains cyberactivistes ayant contribué aux révoltes arabes seraient en lice pour décrocher le Nobel de la paix 2011. Folle rumeur ou potentiels nobélisables ? Réponse le 7 octobre à Oslo...

Le prochain Nobel de la paix pourrait-il être un cybermilitant du printemps arabe ? C’est en tout cas la rumeur persistante qui entoure le cru 2011 qui ne compte pas moins de 241 candidats - dont les noms sont tenus secret - pour succéder au dissident chinois Liu Xiaobo.

"Le printemps arabe sera en haut de l'agenda des délibérations internes du comité", pronostique à l'AFP Kristian Berg Harpviken, directeur de l'Institut de recherche sur la paix à Oslo, établissement norvégien qui, chaque année, spécule sur les probables nominations. "Ce qui est évident c'est que [pour le choix de leur futur nobel, ndlr] le comité souhaite évoquer la situation actuelle [dans les pays arabes]."

Depuis ces déclarations, les rumeurs vont donc bon train sur l'identité des potentiels blogueurs-cyberdissidents-nobélisables. Récompenser l’un d’entre eux - dont l’activité se cantonne à l’univers virtuel - serait une première pour l'institution. Mais pas un choix impossible, selon Jan Egeland, un ancien ministre norvégien délégué aux Affaires étrangères. Cela contribuerait à reconnaître "l'importance des médias sociaux" dans les contestations arabes, confie-t-il à Reuters.

Petit tour d’horizon des trois personnalités, encore inconnues l’année dernière, mais dont l’activisme sur les réseaux sociaux leur valent aujourd’hui d'alimenter de nombreuses rumeurs sur Internet.

 

  • Waël Ghonim

Le désormais célèbre cyber-égyptien Waël Ghonim, un employé de la firme Google au Moyen-Orient, fait partie des favoris. Ce jeune homme de 30 ans qui a passé 12 jours en prison pour avoir incité le peuple égyptien à se révolter contre le régime, est aussi l’administrateur de la page Facebook "Nous sommes tous Khaled Saïd"- du nom de ce jeune homme battu à mort par des policiers égyptiens en juin 2010. Cette page a été à l'origine d'un mouvement qui a joué un rôle-clé dans le lancement de la contestation.

Sa candidature potentielle ne surprend pas vraiment. Le magazine Time en a fait l’une des personnalités les plus influentes de la planète et Mohammed el-Baradei, candidat à la présidence égyptienne, est allé jusqu’à lui conférer le statut d’icône. "Son action a été miraculeuse […] Il a vite compris que les réseaux sociaux deviendraient les moyens de communication les plus puissants pour mobiliser et développer des idées [...] Merci Waël", a déclaré, en avril, le Nobel de la paix 2005 au même magazine américain.

  • Israa Abdel Fattah

Dans la même veine, l’Égyptienne Israa Abdel Fattah attire elle aussi l’attention. Fondatrice du Mouvement du 6-Avril, - fer de lance de la mobilisation anti-Moubarak – la jeune femme aurait une chance de décrocher la précieuse distinction pour son "rôle-clé dans le maintien du cap de la non-violence des révoltes en Égypte", estime Kristian Berg Harpviken. Cette militante deviendrait de fait la deuxième femme africaine à remporter le prix Nobel de la paix.

  • Lina Ben Mhenni

Parmi les autres noms qui circulent sur la Toile figure celui de la blogueuse tunisienne Lina Ben Mhenni. Cette jolie brune de 27 ans, créatrice du blog "A Tunisian Girl" avait grandement contribué à la chute du président Zine El-Abidine Ben Ali, en racontant quotidiennement sur Internet les scènes de répression survenues lors des affrontements entre manifestants et autorités tunisiennes en décembre et janvier dernier. Elle est devenue, depuis, une véritable icône dans son pays.

Dans la course au Nobel, ces trois cyberdissidents sont largement encouragés sur les réseaux sociaux. Sur le site Global Voice - une plateforme qui regroupe de nombreux messages twitters -, les internautes ne tarissent pas d’éloges à leur égard. "Félicitations à Waël et Esraa. Votre [possible] nomination pour le prix Nobel de la paix est une source de fierté pour tous les Égyptiens jeunes et libres", peut-on notamment y lire.

Reste à savoir maintenant si leur nomination feront le poids face à des concurrents plus conventionnels ? Car, outre ces figures arabes, les noms de Svetlana Gannouchkina, membre de l’ONG russe de défense des droits de l’Homme Mémorial, ou encore Simar Sama, militante afghane, circulent aussi sur Internet. Certains évoquent même la candidature de Julian Assange et de son réseau WikiLeaks

 

Première publication : 30/09/2011

  • KENYA

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