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Moyen-orient

Le Conseil de sécurité de l'ONU peine à s'accorder sur des sanctions

Vidéo par Pierrick LEURENT , Luke SHRAGO

Texte par Dépêche

Dernière modification : 30/09/2011

Paralysé par les divisions, le Conseil de sécurité de l'ONU peine à adopter une résolution visant à imposer des sanctions à la Syrie. La répression se poursuit. Vendredi, au moins huit personnes ont été tuées par les forces de sécurité.

AFP - Le Conseil de sécurité de l'ONU était paralysé vendredi par les divisions entre les Occidentaux et la Russie sur l'adoption d'une résolution mentionnant des menaces de sanctions contre la Syrie, où au moins huit civils, dont deux enfants, ont été tués par les forces de sécurité.


Parallèlement, sous le mot d'ordre "la victoire pour notre Syrie et notre Yémen. Les peuples sont plus forts que les despotes", des manifestants ont défilé dans plusieurs quartiers de Homs, haut lieu de la contestation à 160 km au nord de Damas, après la prière de midi.

Ils ont scandé appelé à la chute du régime et clamé leur solidarité avec la ville voisine de Rastane, où une véritable guerre oppose depuis quatre jours l'armée à des déserteurs, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Dans la ville de Maaret al-Noumane à Idleb (nord-ouest), assiégée par les forces de sécurité, 3.000 personnes ont manifesté à la sortie des mosquées, selon la même source. Et à Hama, à 210 km au nord de Damas, les forces de securité ont ouvert le feu sur une "importante" manifestation "des victimes".

Des affrontements entre soldats et déserteurs ont eu lieu dans la nuit dans les faubourgs de Rastane et de Talbisseh (province de Homs) faisant deux morts parmi les civils et 32 soldats blessés, selon l'OSDH. "Des personnes grièvement blessées à Rastane n'ont pu recevoir des soins en raison de la poursuite des opérations militaires" dans la ville, selon la même source.

Jeudi soir, un officier de l'armée a été tué à Homs par les milices loyales au régime, selon l'OSDH, qui cite un militant local. "L'officier Bourhane Hmeich a été tué devant son domicile par des balles tirées depuis une voiture appartenant aux miliciens du régime, car il avait refusé de se rendre à Rastane comme le lui avaient demandé ses supérieurs".

L'agence de presse officielle Sana a quant à elle fait état de la mort jeudi de dix militaires et membres des forces de l'ordre, tués par "des groupes terroristes armés" dans la région de Homs. Selon elle, sept militaires, dont deux officiers, ont péri à Rastane, et trois membres des forces de l'ordre à Tal Kalakh. Sana fait état également de la mort d'un enfant à Idleb (nord-ouest de la Syrie).

Vendredi, un civil a été tué par des tirs des forces de securité dans le village de Kafar Zita, près de Hama, tandis qu'un autre a péri à l'aube à Homs où quatre civils, dont une fillette, ont été tués jeudi soir lors de perquisitions des forces de sécurité dans cette ville située à 160 km au nord de Damas.

A Damas, des rafales ont été entendus dans le quartier de Qaboune, selon les comités locaux de coordination (LCC).

Dans le même temps, le Conseil de sécurité de l'ONU était toujours divisé au sujet de menaces de sanctions contre la Syrie, selon des diplomates.

Les pays occidentaux insistent pour qu'une éventuelle résolution mentionne au moins la menace de sanctions contre le régime de Bachar el-Assad, alors que la Russie s'oppose à toute mention de sanctions dans le texte.

Pour sa part, la commission d'enquête internationale sur les violations commises en Syrie a déclaré vendredi "espérer" pouvoir mener à bien ses investigations dans le pays tout en reconnaissant de pas avoir encore le feu vert des autorités syriennes.

"Nous espérons que la Syrie coopère avec nous et nous autorise l'accès à différents responsables et différents endroits" du pays, a déclaré le président de la commission, le Brésilien Paulo Pinheiro, dans une conférence de presse.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées depuis le début du mouvement de contestation contre le président Assad le 15 mars, selon l'ONU, et environ 10.000 autres sont actuellement en prison ou ont disparu, selon des militants.

 
 

 

Première publication : 30/09/2011

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