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Moyen-orient

Sanaa annonce la mort de l'imam radical américano-yéménite Al-Awlaqi

Vidéo par Sandrina GOMES

Texte par Dépêche

Dernière modification : 30/09/2011

Considéré comme l'une des figures emblématiques d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique, l'imam américano-yéménite Anwar al-Awlaqi a été tué lors d'un raid aérien, ont affirmé les autorités yéménites. Washington a confirmé l'information.

AFP - Anwar al-Aulaqi, imam radical américano-yéménite lié à Al-Qaïda et ennemi public de Washington au même titre qu'Oussama ben Laden, a été tué vendredi au Yémen, ont annoncé des responsables yéménites et américains.


"Le dirigeant terroriste d'Al-Qaïda Anwar al-Aulaqi a été tué avec des membres de cette organisation qui se trouvaient avec lui", a annoncé, sans autre précision, un porte-parole du ministère de la Défense yéménite, cité par la télévision d'Etat.

Deux responsables américains ont confirmé la mort sans plus de détails. "Je peux confirmer (...) qu'il est mort. Je ne peux rien confirmer de plus", a déclaré l'un de ces responsables à l'AFP.

Considéré par les Etats-Unis comme une menace aussi grande que l'était Ben Laden, Aulaqi était soupçonné par Washington de liens avec le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab, auteur de l'attentat manqué du 25 décembre 2009 sur un avion de ligne américain.

Il était aussi connu pour avoir entretenu une correspondance avec le commandant américain Nidal Hassan, l'auteur présumé de la fusillade qui a fait 13 morts sur la base de Fort Hood (Texas) en novembre 2009.

Photo obtenue en novembre 2009 par SITE, une organisation américaine qui observe les sites djihadistes sur Internet.
Des sources tribales yéménites ont déclaré à l'AFP qu'il avait péri dans un raid aérien lancé tôt vendredi contre deux véhicules circulant entre Maarib (à l'est de Sanaa) et Jouf (nord), province désertique limitrophe de l'Arabie saoudite.

"L'attaque a été menée par des avions américains", a affirmé une source tribale, précisant qu'Aulaqi et deux autres personnes avaient péri lorsque leur véhicule, un pick-up Toyota, avait été pulvérisé par un missile.

Le ministère de la Défense a affirmé qu'un Américain d'origine pakistanaise, Samir Khan, expert en informatique d'Al-Qaïda, figurait parmi les tués.

Un homme qui les accompagnait à bord d'une Toyota Land Cruiser suivant à quelques mètres n'a été que blessé et c'est lui qui a confirmé la mort des trois personnes, selon la même source tribale.

Une autre source tribale a fait état d'informations selon lesquelles l'imam radical aurait quitté récemment la province de Chabwa (sud-est) pour celle de Maarib, à l'est de la capitale. Cette source a relevé un renforcement de la présence des forces de sécurité ces trois dernières semaines à Maarib, à une centaine de kilomètres de Sanaa.

Elle a affirmé que l'imam radical, se sentant sans doute traqué, n'a cessé de se déplacer ces derniers temps entre l'ouest et le nord-ouest du Yémen.

Anwar Al-Aulaqi avait échappé à un raid américain au Yémen début mai, quelques jours après l'élimination au Pakistan du chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden, avaient annoncé à l'époque un responsable yéménite et un membre de sa tribu.

Placé par Washington sur sa liste des cibles à éliminer, l'imam avait aussi été visé, selon les autorités yéménites, par un raid de l'aviation yéménite le 24 décembre 2009 dans la province de Chabwa, qui avait fait 34 morts. Mais il ne s'y trouvait pas au moment du raid, selon les services de sécurité.

Sa mort constitue "un coup pour Al-Qaïda dans la péninsule arabique", a estimé le centre américain de surveillance des radicaux islamistes IntelCenter, soulignant que cela aurait un impact sur la capacité de recrutement et de financement de l'organisation au Yémen.

Son décès peut aussi servir le régime, qui cherche depuis des mois à faire prévaloir de son statut de partenaire de Washington dans la lutte contre Al-Qaïda alors que le président Ali Abdallah Saleh, fortement contesté dans la rue depuis fin janvier, ne semble pas prêt à renoncer au pouvoir.

M. Saleh l'a répété jeudi en précisant qu'il ne le ferait que si ses anciens alliés devenus ses opposants, en particulier le général Ali Mohsen al-Ahmar et à la puissante tribu des Ahmar (sans lien avec le général), étaient interdits de participer à des élections.

 

Première publication : 30/09/2011

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